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Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

S.S. BENOÎT XVI DERNIERE AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 27 février 2013

 

Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce !
Autorités distinguées,
Chers frères et sœurs !

 

Je vous remercie d’être venus si nombreux à ma dernière Audience générale.

Merci de tout cœur ! Je suis véritablement ému et je vois l’Église vivante ! Et je pense que nous devons dire aussi merci au Créateur pour le beau temps qu’il nous donne maintenant encore dans l’hiver.

Comme l’apôtre Paul dans le texte biblique que nous avons écouté, moi aussi je sens dans mon cœur le devoir de remercier surtout Dieu, qui guide et fait grandir l’Église, qui sème sa Parole et ainsi alimente la foi de son Peuple. En ce moment, mon âme s’élargit et embrasse toute l’Église répandue dans le monde ; et je rends grâce à Dieu pour les « nouvelles » qu’en ces années de ministère pétrinien j’ai pu recevoir concernant la foi dans le Seigneur Jésus Christ, et la charité qui circule réellement dans le Corps de l’Église et le fait vivre dans l’amour, et dans l’espérance qui nous ouvre et nous oriente vers la vie en plénitude, vers la patrie du Ciel.

Je sens que je vous porte tous dans la prière, en un présent qui est celui de Dieu, où je rassemble chaque rencontre, chaque voyage, chaque visite pastorale. Je ramasse tout et tous dans la prière pour les confier au Seigneur : pour que nous ayons la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, et pour que nous puissions mener une vie digne de Lui, de son amour, en portant du fruit en toute œuvre bonne (cf. Col 1, 9-10).

En ce moment, il y a en moi une grande confiance, parce que je sais, nous savons tous, que la Parole de Vérité de l’Évangile est la force de l’Église, est sa vie. L’Évangile purifie et renouvelle, porte du fruit, partout où la communauté des croyants l’écoute et accueille la grâce de Dieu dans la vérité et dans la charité. Telle est ma confiance, telle est ma joie.

Quand, le 19 avril il y a presque 8 ans, j’ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j’ai eu la ferme certitude qui m’a toujours accompagné : cette certitude de la vie de l’Église par la Parole de Dieu. En ce moment, comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois, les paroles qui ont résonné dans mon cœur ont été : Seigneur, pourquoi me demandes-tu cela et que me demandes-tu ? C’est un poids grand celui que tu me poses sur les épaules, mais si tu me le demandes, sur ta parole, je jetterai les filets, sûr que tu me guideras, aussi avec toutes mes faiblesses. Et huit années après, je peux dire que le Seigneur m’a vraiment guidé, m’a été proche, j’ai pu percevoir quotidiennement sa présence. Cela a été un bout de chemin de l’Église qui a eu des moments de joie et de lumière, mais aussi des moments pas faciles ; je me suis senti comme saint Pierre avec les Apôtres dans la barque sur le lac de Galilée : le Seigneur nous a donné beaucoup de jours de soleil et de brise légère, jours où la pêche a été abondante ; il y a eu aussi des moments où les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l’histoire de l’Église, et le Seigneur semblait dormir. Mais j’ai toujours su que dans cette barque, il y a le Seigneur et j’ai toujours su que la barque de l’Église n’est pas la mienne, n’est pas la nôtre, mais est la sienne. Et le Seigneur ne la laisse pas couler ; c’est Lui qui la conduit, certainement aussi à travers les hommes qu’il a choisis, parce qu’il l’a voulu ainsi. Cela a été et est une certitude, que rien ne peut troubler. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui mon cœur est plein de reconnaissance envers Dieu parce qu’il n’a jamais fait manquer à toute l’Église et aussi à moi sa consolation, sa lumière, son amour.

Nous sommes dans l’Année de la Foi, que j’ai voulue pour raffermir vraiment notre foi en Dieu, dans un contexte qui semble la mettre toujours plus au second plan. Je voudrais vous inviter tous à renouveler votre ferme confiance dans le Seigneur, à nous confier comme des enfants dans les bras de Dieu, sûrs que ses bras nous soutiennent toujours et sont ce qui nous permet de marcher chaque jour, même dans la difficulté. Je voudrais que chacun se sente aimé de ce Dieu qui a donné son Fils pour nous, et qui nous a montré son amour sans limite. Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien. Dans une belle prière à réciter quotidiennement le matin, on dit : « Je t’adore mon Dieu et je t’aime de tout mon cœur. Je te remercie de m’avoir créé, fait chrétien… ». Oui, nous sommes heureux pour le don de la foi ; c’est le bien le plus précieux, que personne ne peut nous ôter ! Remercions le Seigneur de cela chaque jour, par la prière et par une vie chrétienne cohérente. Dieu nous aime, mais il attend que nous aussi nous l’aimions !

Mais ce n’est pas seulement Dieu que je veux remercier en ce moment. Un Pape n’est pas seul pour conduire la barque de Pierre, même si c’est sa première responsabilité. Je ne me suis jamais senti seul à porter la joie et le poids du ministère pétrinien ; le Seigneur a mis à mes côtés beaucoup de personnes qui, avec générosité et amour envers Dieu et envers l’Église m’ont aidé et m’ont été proches. Surtout vous, chers frères Cardinaux : votre sagesse, vos conseils, votre amitié ont été précieux pour moi ; mes collaborateurs, à commencer par mon Secrétaire d’État qui m’a accompagné avec fidélité durant ces années ; la Secrétairerie d’État et toute la Curie romaine, comme aussi tous ceux qui, dans les différents secteurs, prêtent leur service au Saint-Siège : ce sont de nombreux visages qui n’apparaissent pas, qui restent dans l’ombre, mais justement dans le silence, dans le dévouement quotidien, avec esprit de foi et humilité, ils ont été pour moi un soutien sûr et fiable. Une pensée spéciale à l’Église de Rome, mon diocèse ! Je ne peux oublier les frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce, les personnes consacrées et le Peuple de Dieu tout entier : dans les visites pastorales, dans les rencontres, dans les audiences les voyages, j’ai toujours perçu une grande attention et une profonde affection ; mais moi aussi je vous ai aimés tous et chacun, sans distinction, avec cette charité pastorale qui est le cœur de tout Pasteur, surtout de l’Évêque de Rome, du Successeur de l’apôtre Pierre. Chaque jour, j’ai porté chacun de vous dans la prière, avec le cœur d’un père.

Je voudrais que mon salut et mes remerciements parviennent ensuite à tous : le cœur d’un Pape s’élargit au monde entier. Et je voudrais exprimer ma gratitude au Corps diplomatique près le Saint-Siège, qui rend présente la grande famille des nations. Ici je pense aussi à tous ceux qui travaillent pour une bonne communication et que je remercie pour leur important service.

À ce point, je voudrais remercier aussi de grand cœur toutes les nombreuses personnes dans le monde entier, qui au cours des dernières semaines, m’ont envoyé des signes émouvants d’attention, d’amitié et de prière. Oui, le Pape n’est jamais seul, je l’expérimente à présent encore une fois d’une façon si grande qui touche le cœur. Le Pape appartient à tous et un très grand nombre de personnes se sentent très proches de lui. C’est vrai que je reçois des lettres des grands du monde – des chefs d’État, des responsables religieux, des représentants du monde de la culture, etc. Mais je reçois aussi énormément de lettres de personnes simples qui m’écrivent simplement avec leur cœur et me font sentir leur affection, qui naît du fait d’être ensemble avec le Christ Jésus, dans l’Église. Ces personnes ne m’écrivent pas comme on écrit par exemple à un prince, ou à un grand qu’on ne connaît pas. Elles m’écrivent comme des frères et des sœurs, ou comme des fils et des filles, avec le sens d’un lien familial très affectueux. Là on peut toucher du doigt ce qu’est l’Église – non pas une organisation, une association à des fins religieuses ou humanitaires, mais un corps vivant, une communion de frères et de sœurs dans le Corps de Jésus Christ, qui nous unit tous. Expérimenter l’Église de cette façon et pouvoir presque pouvoir toucher de la main la force de sa vérité et de son amour, est un motif de joie, en un temps où beaucoup parlent de son déclin. Mais nous voyons combien l’Église est vivante aujourd’hui !

Ces derniers mois, j’ai senti que mes forces étaient diminuées, et j’ai demandé à Dieu avec insistance, dans la prière, de m’éclairer de sa lumière pour me faire prendre la décision la plus juste non pour mon bien mais pour le bien de l’Église. J’ai fait ce pas en pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. Aimer l’Église signifie aussi avoir le courage de faire des choix difficiles, douloureux, en ayant toujours à coeur le bien de l’Église et non soi-même.

Permettez-moi ici de revenir encore une fois au 19 avril 2005. La gravité de la décision a été vraiment aussi dans le fait qu’à partir de ce moment, j’étais engagé sans cesse et pour toujours envers le Seigneur. Toujours – celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus aucune vie privée. Il appartient toujours et totalement à tous, à toute l’Église. La dimension privée est, pour ainsi dire, totalement enlevée à sa vie. J’ai pu expérimenter, et je l’expérimente précisément maintenant, qu’on reçoit la vie justement quand on la donne. J’ai dit précédemment que beaucoup de personnes qui aiment le Seigneur aiment aussi le Successeur de saint Pierre et ont de l’affection pour lui ; que le Pape a vraiment des frères et des sœurs, des fils et des filles dans le monde entier, et qu’il se sent en sureté dans l’étreinte de votre communion ; parce qu’il n’appartient plus à lui-même, il appartient à tous et tous lui appartiennent.

Le « toujours » est aussi un « pour toujours » ‑ il n’y a plus de retour dans le privé. Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministère, ne supprime pas cela. Je ne retourne pas à la vie privée, à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences, etc. Je n’abandonne pas la croix, mais je reste d’une façon nouvelle près du Seigneur crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de la charge pour le gouvernement de l’Église, mais dans le service de la prière, je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de saint Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme Pape, me sera d’un grand exemple en cela. Il nous a montré le chemin pour une vie qui, active ou passive, appartient totalement à l’œuvre de Dieu.

Je remercie aussi tous et chacun pour le respect et la compréhension avec lesquels vous avez accueilli cette décision si importante. Je continuerai à accompagner le chemin de l’Église par la prière et la réflexion, avec ce dévouement au Seigneur et à son Épouse que j’ai cherché à vivre jusqu’à aujourd’hui chaque jour et que je voudrais vivre toujours. Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu et surtout de prier pour les cardinaux, appelés à une tâche si importante, et pour le nouveau Successeur de l’apôtre Pierre : que le Seigneur l’accompagne de sa lumière et de la force de son Esprit.

Invoquons la maternelle intercession de la Vierge Marie Mère de Dieu et de l’Église pour qu’elle accompagne chacun de nous et la communauté ecclésiale tout entière ; nous nous remettons à elle, avec une profonde confiance.

Chers amis ! Dieu guide son Église, la soutient toujours aussi et surtout dans les moments difficiles. Ne perdons jamais cette vision de foi, qui est l’unique vraie vision du chemin de l’Église et du monde. Dans notre cœur, dans le cœur de chacun de vous, qu’il y ait toujours la joyeuse certitude que le Seigneur est à nos côtés, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il nous est proche et nous enveloppe de son amour. Merci !

* * *

Je vous salue cordialement chers pèlerins de langue française, en particulier les personnes venant de France, de Belgique et des pays francophones qui ont voulu m’accompagner en étant présentes ici ou par la radio et la télévision. Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu et de prier pour les cardinaux appelés à élire un nouveau Successeur de l’apôtre Pierre. Priez aussi pour que le Seigneur l’accompagne de la lumière et de la force de son Esprit ! Que Dieu vous bénisse ! Merci.

 

© Copyright 2013 - Libreria Editrice Vaticana

Posté le 02 mars 2013 par Benoit XVI


Prière pour l’élection du Souverain Pontife

= Suscitabo mihi sacerdotem fidelem, qui iuxta
cor meum, et animam meam faciet.
+ Et aedificabo ei domum fidelem, et
ambulabit coram Christo meo cunctis diebus.
Orémus.
Súpplici, Dómine, humilitáte depóscimus: ut
sacrosánctæ Románæ Ecclésiæ concédat
Pontíficem illum imménsa píetas; qui et pio in
nos stúdio semper tibi plácitus, et tuo pópulo pro
salúbri regímine sit assídue ad glóriam tui
nóminis reveréndus. Per Christum Dóminum
nostrum.
+ Amen

 

= Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon
mon coeur et selon mon âme.
+ Je lui bâtirai une maison stable, et il
marchera toujours devant mon Christ.
Prions.
Nous vous adressons, Seigneur, nos humbles
supplications, pour que, dans votre amour sans
bornes, vous accordiez à la sainte Église romaine un
pontife que son zèle pour nous vous rende toujours
agréable et qui vous glorifie en méritant la constante
vénération de votre peuple par la sagesse de son
gouvernement. Par Jésus-Christ notre Seigneur.
+ Ainsi soit-il.

Posté le 02 mars 2013 par Annonces


BENOIT XVI RENCONTRE UNE DERNIERE FOIS LE CLERGE DE ROME

Comme mercredi soir en la Basilique Saint Pierre, au terme de la messe des cendres pour l'ouverture du Carême, jeudi en fin de matinée ce sont encore des applaudissements sans fin qui ont accueilli Benoît XVI en la Salle Paul VI. Mercredi soir, il s'agissait de la dernière messe publique concélébrée par le Pape, jeudi midi, c'est là encore la dernière fois que Benoît XVI rencontre le clergé du diocèse de Rome dont il est l'évêque.

 

Après une longue et splendide procession partie de l'Obélisque au centre de la Place Saint Pierre, plusieurs milliers de prêtres, ont gagné la Basilique Saint Pierre pour se recueillir en prière devant l'autel de la Chaire et pour renouveler leur profession de foi à l'autel de la Cathedra, en présence du Cardinal Vicaire, Agostino Vallini, et des évêques auxiliaires de Rome. Ils se sont ensuite rendus dans la salle Paul VI, qui peut contenir jusqu'à 8 000 personnes, pour attendre le Pape là aussi en prière.

 

A l'arrivée du Pape accueilli par le Tu Es Petrus, tous ces prêtres, certains en pleurs, lui ont réservé une longue ovation qui restera inoubliable pour tout le monde, qui s'est conclue par un "Viva il Papa" collectif, Benoît XVI les remerciant alors avec une fois encore des mots tout simples: " Merci à vous, merci pour votre affection, pour votre très grand amour pour le Pape". "Merci pour votre prière, et sachez que si je me retire aujourd'hui dans la prière, je serai toujours près de vous tous, et je suis certain que vous aussi le serez, même si pour le monde je reste caché".

 

Le Pape a offert alors à son auditoire une lectio divina largement improvisée, très attendue, car là encore l’un des derniers discours de son pontificat, et en quelque sorte un autre dernier testament spirituel de Benoît XVI. Une lectio divina sur son expérience à la première personne de Vatican II.

 

"La providence m'a accordé de rencontrer une dernière fois mon clergé avant de quitter le ministère pétrinien. Ce rendez-vous est toujours l'occasion de constater combien l'Eglise est vivante à Rome, avec des pasteurs qui guident la communauté dans l'esprit du Pasteur Suprême. Il s'agit d'un clergé vraiment catholique, universel, qui correspond à l'essence même de l'Eglise de Rome, à son rôle d'universalité et de catholicité auprès des peuples et des cultures. Aujourd'hui vous avec récité le Credo devant la tombe de saint Pierre. En cette année de la foi, c'est une démarche opportune et même nécessaire pour les prêtres de se réunir devant la tombe de celui auquel le Seigneur a dit: A toi je confie mon Eglise, sur toi je bâtirai mon Eglise. Pierre avait confessé devant lui: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. C'est ainsi que l'Eglise a grandi, avec Pierre, en confessant le Christ et en le suivant. C'est ce que nous continuons de faire, et je vous suis reconnaissant de vos prières. Je reste proche de chacun de vous et vous assure de ma proximité continuelle, même lorsque je serai coupé du monde". Après quoi, comme l'avaient demandé les curés de Rome, le Saint-Père a fait un exposé de son expérience personnelle du Concile Vatican II.

Posté le 23 fevrier 2013 par Annonces


LA FRATERNITE SAINT PIERRE EN AMERIQUE LATINE

Colombie

 

En 2001, un groupe de séminaristes et de prêtres de la Fraternité Saint Pierre, en accord avec leurs supérieurs respectifs, créent le premier apostolat missionnaire de la Fraternité en Amérique Latine qu’ils mettent sous le patronage du saint péruvien Martin de Porres (Apostolat Saint Martin de Porres « ASM »). Le travail pastoral se met en place l’année suivante en juillet et août 2002 dans l’un des quartiers les plus difficiles de la capitale de Colombie : Bogotá. L’expérience, bien que courte, est très positive : elle donne l’occasion de rencontrer l’évêque du lieu (Diocèse de Soacha) qui reçoit cordialement le groupe, d’établir des liens amicaux et pastoraux avec les prêtres du secteur et de se rendre compte des grandes nécessités des habitants de la zone.

En 2003, étant donné les résultats obtenus l’été précédent et la possibilité d’implanter le Fraternité à Bogotá, le Supérieur Général de la Fraternité Saint Pierre, vint rencontrer l’évêque pour finaliser le projet d’implantation. Mais la Providence en disposa autrement et réservait pour la Fraternité un autre lieu : Anolaima, Département du Cundinamarca, dans le diocèse de Girardot.

Le 3 août de la même année, le Supérieur Général de la Fraternité Saint Pierre fut reçu en audience par Monseigneur Hectór Julio López Hurtado, évêque de Girardot. Au cours de la conversation, voyant que celui-ci s’intéressait au charisme et à la spécificité de la Fraternité, le Supérieur Général l'invita à venir faire une visite au Séminaire Saint Pierre à Wigratzbad, visite qui eut lieu en octobre 2004.

Ainsi fut rendue possible l'implantation de la Fraternité dans le diocèse de Girardot. Celle-ci reçut une première approbation orale (ad experimentum) au mois de juillet 2005. Le prêtre de la Fraternité fut assigné à la paroisse Notre Dame du Rosaire de Anolaima en tant que collaborateur paroissial (sacrements, catéchismes, prédication, etc.) et commença son travail le 7 octobre de la même année en la fête de Notre Dame du Rosaire.

Au mois de janvier 2006, après quatre mois de travail intensif, le prêtre de la Fraternité sollicita de l’évêque la possibilité pour la Fraternité d’ouvrir une maison de discernement vocationnel et de développer en parallèle un projet social et culturel pour les jeunes.

L’approbation officielle de la Maison de discernement vocationnel Saint Martin de Porres (CSMP) fut reçue des mains de Mgr López Hurtado le 13 mai 2006 en la fête de Notre Dame de Fátima et cette maison fut érigée canoniquement le 29 juin de la même année en la fête des Saints Pierre et Paul et devint ainsi la première maison de la Fraternité érigée canoniquement en Amérique Latine et marque l’aboutissement de cinq années d’intense travail sous la protection de la Vierge Marie.

 

Mexique

 

En septembre 2008, l'archevêque de Guadalajara au Mexique a confié à notre Fraternité la Chapelle des Apôtres Saints Pierre et Paul. Deux prêtres, les abbés Kenneth Fryar et Romanowski, ont commencé à développer la Fraternité dans cet archidiocèse.

 

Nous avons besoin de votre aide pour construire...

"Former de bons chrétiens et d'honnêtes citoyens", telle est la maxime inspiratrice de l'Œuvre Salésienne de Saint Jean Bosco. La Fraternité Saint Pierre la fait sienne aussi dans son œuvre d'évangélisation en Colombie dans une perspective éducatrice.

Tout cela nécessite des travaux en vue d'avoir des bâtiments appropriés. Voici les plans de nos projets de construction.

a) Ferme pédago-touristique Saint Martin de Porres : cette première tranche de travaux a été terminée. Notre ferme offre l'infrastructure nécessaire pour la formation de nos jeunes "campesinos" que ce soit dans le domaine de l'élevage que des cultures pérennes ou annuelles. Ainsi, non seulement notre structure est autosuffisante mais elle permet de donner aux jeunes la possibilité d'apprendre un métier. En recevant aussi des groupes d'enfants, de jeunes, ou d'adultes, cette ferme a aussi un but touristique en plus du but pédagogique.

b) Maison Saint Martin de Porres : "L'homme ne vit pas seulement de pain". Les prêtres de la Fraternité Saint Pierre développent un travail apostolique, éducatif et social important en plus de l'année de discernement vocationnel qu'ils offrent aux jeunes candidats au sacerdoce. Actuellement, ils vivent dans une petite maison préfabriquée qui est déjà trop petite et dans un état bien vétuste. Si Dieu le permet nous commencerons la construction de d'une nouvelle maison et d'une chapelle.

c) Centre d'Etudes Saint Martin de Porres : c'est la troisième tranche de travaux en vue d'offrir une école et un centre de formation supérieure pour les jeunes de Anolaima et de la région. Ici comme en France, l'éducation totalement privée est une urgence...

Tout don, aussi modeste soit-il, nous permet d'avancer dans la réalisation de ce projet et de notre travail pastoral.

Le 3 de chaque mois, les prêtres de la Maison Saint Martin de Porres célèbrent la messe aux intentions de nos bienfaiteurs vivants et défunts.

Au nom de tous ceux qui bénéficient de votre générosité, merci et que Dieu vous le rende au centuple !

Pour faire un don ...

Chèques à l’ordre de « Fraternité St Pierre – Colombie »

A renvoyer à :

Maison du District de France de la FSSP

Les Martinières

10, Impasse de la Chapelle

89150 BRANNAY

Tel : 03 86 66 17 50

Posté le 23 fevrier 2013 par Annonces


LE PAPE BENOIT XVI RENONCE A POURSUIVRE SON PONTIFICAT

Le pape Benoît XVI a annoncé peu après 11 h 30 le 11 février, sa démission au ministère pétrinien dans un discours prononcé en latin lors d'un consistoire au Vatican, lundi 11 février. Celle-ci devrait prendre effet à partir du 28 février, selon le porte-parole du Saint-Siège.

Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Eglise de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée à la prière.

 

BENEDICTUS PP XVI

Posté le 17 fevrier 2013 par Annonces


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