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Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

AU BRESIL UN DIOCESE « PERSONNEL » POUR LA FORME EXTRAORDINAIRE DU RITE ROMAIN

Un entretien de l’agence Zenit à propos de l’Administration apostolique de Campos

Cette semaine, nous attirons l’attention sur un entretien donné à l’édition en portugais de zenit.org par l’Abbé José Edilson de Lima, prêtre de l’Administration apostolique Saint-Jean-Marie-Vianney, dont nous donnons ici la traduction. Fondée par Mgr de Castro Mayer, évêque du diocèse brésilien de Campos de 1948 à 1981, l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney a été reconnue canoniquement le 18 janvier 2002, sous la forme d’une Administration apostolique personnelle du même nom érigée par la Congrégation des Évêques.

 

Deux formes liturgiques, mais une même foi


Zenit : Quelle est la différence entre la messe selon la forme extraordinaire du rite romain et la messe en forme ordinaire ? Depuis quand existe-t-elle ?


Abbé de Lima : La messe dans la forme extraordinaire est le résultat d’une ancienne tradition recueillie par saint Grégoire le Grand (596-604) pour l’Église de Rome, dans laquelle est déjà fixé le canon. Ce canon est resté le même jusqu’au Bienheureux Jean XXIII. Étant la liturgie de l’Église de Rome, elle s’est répandue dans tout l’Occident entre le huitième et le seizième siècle.


Sous Charlemagne, elle se répandit dans l’Empire franc et s’enrichit au contact des différentes liturgies orientales et gallicanes. Lors de la crise de l’Église et de la papauté, le missel, désormais franco-allemand, fit son retour à Rome et devint la base de la réforme grégorienne au XIe siècle. Les rites furent simplifiés pour l’usage de la Curie lors de ses déplacements et le missel romain fut ainsi utilisé partout. Les Franciscains l’adoptèrent et étendirent son usage à tout l’Occident.


Le concile de Trente, confronté à une grave crise de l’Église et aux attaques protestantes contre les dogmes eucharistiques, et en particulier la valeur de la Sainte Messe, de l’Eucharistie et du sacerdoce, ordonna la réforme du missel et, en 1570, le pape saint Pie V publia la bulle Quo primum tempore imposant le Missel romain, basé sur le missel en usage à la Curie, dans toute l’Église latine. Pour cette raison, le missel ancien est dit de saint Pie V ou tridentin mais il est en fait beaucoup plus ancien.


Les papes successifs rééditèrent le missel, améliorant la formulation des rubriques, révisant certains textes et ajustant le calendrier. Sa dernière réforme fut faite par le Bienheureux Jean XXIII avec le Motu Proprio Rubricarum Instructum du 25 juillet 1960 et la dernière édition conforme aux nouvelles rubriques est de 1962. C’est celle qui régit ce que le pape Benoît XVI a appelé la forme extraordinaire du rite romain.


La grande différence réside dans son histoire, car elle est le fruit d’une évolution liturgique homogène, et dans sa précision théologique, notamment en ce qui concerne les dogmes eucharistiques. Elle favorise le sens du sacré avec une liturgie plus verticale. Par la précision de ses rubriques, elle est moins sujette à altérations, ce qui offre une certaine garantie contre les innovations qu’une mauvaise compréhension du vrai sens liturgique peut produire.


Zenit : Qu’est-ce que l’Administration apostolique Saint-Jean-Marie-Vianney ? Est-elle approuvée par le pape ?


Abbé de Lima : L’Administration apostolique personnelle Saint-Jean-Marie-Vianney est une circonscription ecclésiastique, comparable à un diocèse, selon les canons 368 et 371 § 2, élevée canoniquement le 18 janvier 2002, pour répondre à une situation particulièrement grave qui existait dans le diocèse de Campos. Il y avait un évêque et un groupe stable de prêtres et de religieux, plusieurs communautés structurées, des œuvres sociales et d’apostolat et près de 30 000 fidèles vivant au rythme de la Sainte Messe et de la discipline liturgique antérieures au concile Vatican II. Nous formions l’Union Saint-Jean-Marie Vianney. C’était une situation inconfortable pour nous parce que nous avions toujours aimé la Sainte Église et le Saint-Père, prié pour lui au canon de la messe et que nous ne nous étions jamais considérés comme une autre Église mais toujours comme des catholiques romains. Nous avons donc demandé au Saint-Père de nous reconnaître comme catholiques et de pouvoir conserver la liturgie traditionnelle. Sa sollicitude se manifesta à notre encontre et donna naissance à une Administration apostolique personnelle.


Par le décret Animarum bonum de la Congrégation pour les Évêques, l’Union Saint Jean-Marie Vianney a été transformée en Administration apostolique personnelle dans les limites du diocèse de Campos, et confiée à un administrateur apostolique qui gouverne au nom du Souverain Pontife. En fait, il y a deux circonscriptions ecclésiastiques au sein d’une même zone : l’une territoriale, le diocèse de Campos avec son évêque, et l’autre pour les fidèles attachés à la forme ancienne du rite romain (aujourd’hui appelée forme extraordinaire), l’Administration apostolique personnelle. Un même territoire pour deux formes liturgiques unies par la même foi et la même fidélité aux pasteurs légitimes de l’Église. La création de l’Administration apostolique a mis fin à la division qui existait à Campos et a été un facteur d’enrichissement pour l’Église, pas seulement localement mais aussi dans tout le Brésil, prouvant que les deux formes liturgiques pouvaient cohabiter en parfaite harmonie, sans nuire à l’unité.


Zenit : De quel type de formation a besoin le fidèle qui désire participer à cette messe ?


Abbé de Lima : Alors que beaucoup de ceux qui sont liés à la forme extraordinaire le sont en raison d’une certaine formation liturgique, en réalité tout fidèle bien disposé peut y participer. Nous l’observons dans nos églises et paroisses. Des gens très simples, parfois semi-analphabètes ou même des enfants, assistent et participent sans problème à la messe en forme extraordinaire. Il est possible d’éprouver quelques difficultés au début, comme cela arriverait pour n’importe quel rite inconnu. Mais dans le cas de la forme extraordinaire, le rite est le même.


Il est très utile d’utiliser le missel approprié contenant les textes en latin et en langue vernaculaire. Si cela n’est pas possible, il est judicieux d’avoir à disposition au moins le texte de l’ordinaire de la messe pour pouvoir suivre les différents moments de la liturgie. Nous commencerons ainsi à percevoir que, des prières au bas de l’autel jusqu’au Gloria et à la Collecte, la messe est un chemin qui nous conduit vers Dieu. Dieu se tourne alors vers nous pour nous délivrer Sa parole. Après avoir professé notre foi [au Credo, NDLR], c’est nous qui allons de nouveau vers Lui en nous offrant au Père avec la victime divine. Les prières de l’offertoire sont très belles et datent du XIIIe siècle [lapsus du P. de Lima, qui veut dire Xe-XIe siècles] : Dieu reçoit nos offrandes et vient à nous en nous donnant Son propre Fils.


Il y a un double mouvement, l’un ascendant, l’autre descendant : nous allons vers Dieu et Lui vient à nous. Cela est bien clair pour chaque fidèle, même pour celui qui ne comprend pas le sens précis des mots latins.

 

Au Brésil, la messe en forme extraordinaire est célébrée dans de nombreux diocèses et beaucoup de fidèles la désirent. Beaucoup de prêtres s’adressent à notre Administration apostolique pour apprendre à célébrer. Nous organisons une rencontre annuelle pour les prêtres liés à la liturgie traditionnelle afin d’aider à leur formation théologique, spirituelle et liturgique. Le fruit principal de ces journées est non seulement une meilleure connaissance de la forme extraordinaire mais aussi une meilleure célébration, plus digne et respectueuse, de la forme ordinaire dans leurs paroisses d’origine, comme le souhaite le Saint-Père.

Posté le 20 janvier 2013 par Annonces


MOBILISATION SILENCIEUSE VENDREDI 25 JANVIER

« Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante. » Ste Thérèse de Lisieux

 

Mobilisation silencieuse, vendredi 25 janvier 2013.

Face au projet de loi « Mariage pour tous »,

utilisons les armes du jeûne et de la prière pour la France et la Famille.

 

Initiative soutenue par

S.Em. le Cardinal Philippe Barbarin, LL.EE.RR Mgr Dominique Rey, Mgr Raymond Centène et Mgr Jean-Pierre Cattenoz,

et par de nombreux monastères, communautés religieuses et prêtres.


Inscrivez-vous sans tarder sur http://www.tousenpriere.com


PS: Merci de faire circuler autour de vous !

Posté le 20 janvier 2013 par Annonces


MGR MARC AILLET DENONCE L'HYSTERIE ANTICLERICALE DE L'ETAT

Le 08 janvier 2013 Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, écrit une tribune dans le Figaro :

"Le discours fondateur de François Hollande au Bourget, au début de sa campagne électorale, avait donné le ton: constitutionnalisation de la loi de 1905 en introduction ; conclusion sur « la démocratie plus forte que les religions et la finance » érigées symétriquement en adversaires par excellence du futur président. À l'agressivité se mêlait l'approximation: il avait fallu revenir en arrière dès la présentation du « projet présidentiel », le jeudi suivant, pour limiter la constitutionnalisation de loi de 1905 à son titre I et mentionner l'exception des départements concordataires. Les premiers contacts entre l'Église et la nouvelle majorité ont été courtois et « professionnels ». L'Église est spontanément et même délibérément légitimiste avec les pouvoirs publics, tout en faisant entendre sa différence, en toute transparence, sur les sujets éthiques qui lui tiennent à cœur. On devrait pouvoir en démocratie, échanger des opinions divergentes tout en se respectant.

Puis commença la phase opérationnelle du débat sur « le mariage pour tous ». Beaucoup d'évêques et d'associations, confessionnelles ou non, ont fait entendre leur opposition à ce projet déstructurant pour la société, tout en rappelant leur respect à l'égard des personnes. Qu'ont dit ces opposants? En substance «une famille ce n'est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C'est l'articulation et l'institutionnalisation de la différence des sexes. C'est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre», pour citer Mme Élisabeth Guigou, garde des Sceaux socialiste en 1998…

Et voici que le rapporteur de la commission des lois à l'Assemblée nationale, dans un enthousiasme brutal qui rappelle le congrès du PS à Valence en 1981 («il ne suffit pas de dire comme Robespierre que des têtes vont tomber…»), mène des auditions délibérément partiales. Quand les «responsables de cultes» sont invités à s'exprimer devant la commission le 29 novembre dernier, c'est pour que des Fouquier-Tinville aux petits pieds leur fassent longuement et violemment la leçon en ne leur laissant pratiquement aucun droit de réponse. Alors que la Fédération protestante de France est habituellement partagée sur les sujets éthiques, c'est son président, le pasteur Claude Baty, qui a protesté le plus fermement contre ce fonctionnement irrespectueux et finalement antidémocratique.

Mme Cécile Duflot, ministre du Logement, fait alors un pas de plus dans l'anticléricalisme d'État. Alertée sans doute par un journal satirique - ô rigueur du travail ministériel - sur les propriétés des congrégations religieuses, elle s'en prend à l'Église catholique, sommée d'ouvrir sans délai ses immenses «locaux vides» aux personnes sans logement sous peine de réquisition par la force publique. Et la ministre d'ordonner à ses services de lui fournir un «inventaire» des immeubles disponibles. Mme Duflot ignorait manifestement que l'Église catholique est un des acteurs majeurs de l'aide au logement, dans l'urgence bien sûr mais aussi dans la durée grâce par exemple au travail persévérant d'«habitat et humanisme». La ministre connaît si bien l'immobilier catholique parisien que ses services auraient téléphoné à l'archevêché après l'interview de mise en demeure pour en connaître l'adresse.

À présent, le ministre de l'Éducation nationale, disciple de Ferdinand Buisson, le chantre de la «religion laïque», somme les recteurs de mettre les établissements catholiques sous surveillance rapprochée. Il les suspecte explicitement de ne pas respecter la liberté de conscience et les accuse pratiquement de favoriser le suicide des adolescents. Vincent Peillon va jusqu'à asséner une sorte de dogme chiffré sur le rôle de l'homosexualité dans le suicide des jeunes. Qui peut prétendre savoir pourquoi quelqu'un renonce à la vie? Comment oser instrumentaliser de tels drames et la souffrance des familles? Le ministre qui appelait de ses vœux la libre consommation du cannabis devrait peut-être s'interroger sur la fragilisation des jeunes liée à l'usage de drogues, sans parler du vide spirituel auquel il semble vouloir contribuer.

On apprend par ailleurs qu'après les manifestations de novembre contre «le mariage pour tous», des fonctionnaires, ayant manifesté, sans uniforme et en dehors de leurs heures de service bien sûr, ont été convoqués par leur hiérarchie. Des directives seraient adressées aux préfectures pour qu'elles surveillent de près les participants au défilé du 13 janvier: après les «inventaires» de Cécile Duflot, les «fiches» de Manuel Valls?

Cette hystérie anticléricale n'honore pas notre démocratie. Elle en constitue une sorte de régression adolescente. On peut et on doit s'exprimer avec force tout en se respectant. Bien des observateurs étrangers sont choqués par l'agressivité antireligieuse qui se manifeste en France aujourd'hui. Que l'on n'oublie pas que «le petit père Combes» dut démissionner avant la promulgation de «sa» loi de 1905 à cause de l'excès d'anticléricalisme de «l'affaire des fiches»."

Lettre de Mgr Marc Aillet aux fidèles du diocèse sur le projet de loi dit "mariage pour tous"

Contre toute attente, la prière du 15 août dernier, proposée par le Cardinal André Vingt-Trois à toutes les paroisses de France, a ouvert un débat dans l’opinion publique, sur le projet de loi de « mariage pour tous », présenté par le gouvernement le 7 novembre dernier et qui sera discuté à l’assemblée à partir du 29 janvier prochain.

De nombreuses voix se sont élevées contre ce projet, à commencer par les évêques qui, sans mot d’ordre, se sont prononcés clairement sur le danger que représente ce projet pour l’équilibre de la société. Mais aussi de nombreuses personnalités religieuses ou laïques, psychologues, maires, élus, associations d’adoption…

Pour réclamer un débat public, un collectif apolitique et aconfessionnel , « La manif pour tous », rassemblant toutes sortes d’associations, y compris d’homosexuels qui en grande majorité ne demandent pas le mariage, s’est constitué pour faire entendre la voix des citoyens qui s’opposent au projet de loi de « mariage » pour les personnes de même sexe avec droit d’adopter des enfants. Des manifestations, sans agressivité et sans anathème, se sont déroulées à l’initiative de ce collectif le 17 novembre et les 8 et 9 décembre dans plusieurs villes de France. Une vague populaire est en train de se former. Devant la sourde-oreille des pouvoirs publics et le caractère sélectif, voire partial, des auditions organisées par la commission des lois de l’assemblée nationale, ce collectif appelle à une grande manifestation nationale et unitaire le dimanche 13 janvier 2013 à Paris.

A la dernière assemblée plénière, le Cardinal André Vingt-Trois s’est prononcé au nom de tous les évêques, avec une fermeté et une gravité qui n’auront échappé à personne : « Nous continuons d’appeler les chrétiens, et tous ceux qui partagent notre analyse et nos questions, à saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles, en les rencontrant et en leur exprimant leurs convictions. Comme citoyens, ils peuvent, et peut-être doivent, utiliser les moyens d’expression qui sont ceux d’une société démocratique, d’une « démocratie participative », pour faire connaître et entendre leur point de vue » (Discours d’ouverture – 3 novembre 2012) ; ajoutant dans son discours de clôture : « Nous nous réjouissons que, dans le cadre de la légalité et dans le respect des personnes, de nombreuses initiatives soient prises par nos concitoyens, croyants ou non, pour s’opposer au projet du gouvernement dans son état actuel […] Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester… » (8 novembre 2012). Face à l’échec apparent de tout ce qui a été mis en œuvre pour favoriser le dialogue et le débat, je vous encourage volontiers à rejoindre la manifestation du 13 janvier à Paris. Comme citoyen, mais aussi comme pasteur de ce diocèse, je marcherai moi-même aux côtés de tous ceux d’entre vous qui prendront la décision, librement et en conscience, d’utiliser cet ultime moyen d’expression mis à notre disposition dans une démocratie participative.

Il s’agit d’une démarche positive et pacifique, pour défendre le mariage entre un homme et une femme et le droit des enfants à être accueillis et élevés par un père et une mère. En refusant ce projet de loi de « mariage pour tous », nous n’entendons pas pour autant approuver aucune forme de discrimination envers les personnes homosexuelles. La discrimination consiste à faire des différences entre personnes dont les situations sont objectivement identiques : or un couple de personnes de même sexe n’est pas dans une situation objectivement identique à un couple de personnes de sexes différents, car l’un peut engendrer et fonder une famille, l’autre non. En revanche, on établirait une réelle discrimination entre les enfants si, alors qu’ils naissent tous d’un homme et d’une femme, les uns bénéficiaient d’un père et d’une mère et les autres non. L’adoption consiste à donner des parents à des enfants qui en sont privés, non de donner des enfants à des parents qui le réclament. Le droit de l’enfant prime sur le droit à l’enfant. C’est pour protéger le plus petit et le plus faible, que le code civil a inscrit le mariage dans la loi, pour donner un cadre stable et protecteur à l’enfant qui naît toujours d’un homme et d’une femme et qui a besoin de cette double filiation pour se structurer dans son identité personnelle. D’ailleurs, le nombre d’enfants adoptables étant tellement faible par rapport au nombre de couples en demande d’adoption, les couples de même sexe ne pourraient pas adopter : porte ouverte sur la procréation médicalement assistée, voire la gestation pour autrui, qu’on ne voit pas très bien comment, dans ces conditions, l’on pourrait refuser aux personnes homosexuelles. En fin de compte, on imposerait à tous l’accès de quelques-uns au mariage : le code civil en serait en effet profondément modifié, avec la suppression des termes de père et de mère.

Cet enjeu sociétal ne doit pas nous faire oublier les gestes de solidarité envers les plus démunis, et le nombre croissant de situations de précarité en France, et pour lesquels des solutions politiques tardent à venir. Et je veux remercier tous ceux parmi vous qui, spontanément ou par l’intermédiaire des organismes caritatifs, en particulier le Secours catholique et la Conférence St-Vincent de Paul, redoublent de générosité en ces temps de grand froid. Mais vous comprendrez que notre mobilisation doit être forte face à un enjeu sociétal où s’exprime l’ampleur de la crise existentielle et morale qui est sous-jacente à la crise économique et sociale actuelle.

Le bien commun que nous voulons servir n’est pas la somme des intérêts particuliers, ce qui induirait une compétition et des divisions au sein d’une société traversée par les revendications souvent agressives de minorités ; mais le bien commun est le bien que tous peuvent rechercher en commun et qui doit garantir les droits fondamentaux de tous les citoyens, sans acception de personne, à commencer par les plus petits et les plus faibles, en l’occurrence l’enfant. Comme je l’ai déjà dit, la prière doit rester le premier moyen de notre mobilisation au service du bien commun. Aussi je vous propose de consacrer la journée du vendredi 11 janvier au jeûne et à la prière.

En vous invitant au discernement, je vous assure de mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Eglise, et je prie l’Enfant-Jésus de la crèche, dont nous attendons la venue avec Marie et Joseph, de nous encourager à prendre en conscience nos responsabilités.

+ Marc Aillet Bayonne, le 10 décembre 2012

Posté le 13 janvier 2013 par Annonces


Message de Benoît XVI et bénédiction Urbi et Orbi

Le pape Benoît XVI a prononcé mardi, depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, le traditionnel message de Noël "urbi et orbi" ("à la ville et au monde") et salué la foule en 80 langues, plusieurs milliers de personnes.

 

« Veritas de terra orta est ! »

« La vérité a germé de la terre ! »

(Ps 85, 12)


Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, bon Noël à vous tous et à vos familles !

 

En cette Année de la foi, j’exprime mon souhait de Noël avec ces paroles, tirées d’un psaume : « La vérité a germé de la terre ». Dans le texte du psaume, en réalité, nous les trouvons au futur : « La vérité germera de la terre » : c’est une annonce, une promesse, accompagnée d’autres expressions, qui dans l’ensemble résonnent ainsi : « Amour et vérité se rencontrent, / justice et paix s’embrassent ; / la vérité germera de la terre / et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits / et notre terre donnera son fruit. / La justice marchera devant lui, / et ses pas traceront le chemin » (Ps 85, 11-14).

 

Aujourd’hui, cette parole prophétique s’est accomplie ! En Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, l’amour et la vérité se rencontrent réellement, la justice et la paix se sont embrassées ; la vérité a germé de la terre et la justice s’est penchée du ciel. Saint Augustin explique avec une heureuse concision : « Qu’est-ce-que la vérité ? Le Fils de Dieu. Qu’est-ce que la terre ? La chair. Demandes-toi d’où est né le Christ, et vois pourquoi la vérité a germé de la terre… la vérité est née de la Vierge Marie » (En. in Ps. 84, 13). Et dans un discours sur Noël, il affirme : « Avec cette fête qui revient chaque année, nous célébrons donc le jour où s’est accomplie la prophétie : "La vérité a surgi de la terre et la justice s’est penchée du ciel". La Vérité qui est dans le sein du Père a surgi de la terre parce qu’elle fut aussi dans le sein d’une mère. La Vérité qui régit le monde entier a surgi de la terre parce qu’elle fut soutenue par les mains d’une femme … La Vérité que le ciel ne suffit pas à contenir a surgi de la terre pour être couchée dans une mangeoire. À l’avantage de qui un Dieu si sublime s’est-il fait si humble ? Certainement avec aucun avantage pour lui, mais avec un grand avantage pour nous, si nous croyons » (Sermones, 185, 1).

« Si nous croyons ». Voilà la puissance de la foi ! Dieu a tout fait, il a fait l’impossible : il s’est fait chair. Sa toute-puissance d’amour a réalisé ce qui va au-delà de la compréhension humaine : l’Infini s’est fait enfant, est entré dans l’humanité. Pourtant, ce même Dieu ne peut entrer dans mon cœur si je ne lui ouvre pas la porte. Porta fidei ! La porte de la foi ! Nous pourrions demeurer effrayés devant notre toute puissance à l’envers. Ce pouvoir de l’homme de se fermer à Dieu peut nous faire peur. Mais voilà la réalité qui chasse cette pensée ténébreuse, l’espérance qui vainc la peur : la vérité a germé ! Dieu est né ! « La terre a donné son fruit » (Ps 67, 7). Oui, il y a une terre bonne, une terre saine, libre de tout égoïsme et de toute fermeture. Il y a dans le monde, une terre que Dieu a préparée pour venir habiter au milieu de nous. Une demeure pour sa présence dans le monde. Cette terre existe, et aujourd’hui aussi, en 2012, de cette terre a germé la vérité ! Par conséquent, il y a de l’espérance dans le monde, une espérance fiable, même dans les moments et dans les situations plus difficiles. La vérité a germé, portant amour, justice et paix.

 

Oui, que la paix germe pour la population syrienne, profondément blessée et divisée par un conflit qui n’épargne pas même les personnes sans défense et fauche des victimes innocentes. Encore une fois je fais appel pour que cesse l’effusion de sang, que soient facilités les secours aux personnes déplacées et aux réfugiés et que, par le dialogue, soit recherchée une solution politique au conflit.

 

Que la paix germe sur la terre où est né le Rédempteur et qu’il donne aux Israéliens et aux Palestiniens le courage de mettre fin à trop d’années de lutte et de divisions, et d’entreprendre avec décision le chemin de la négociation.

 

Dans les pays du Nord de l’Afrique qui traversent une profonde transition à la recherche d’un nouvel avenir – en particulier en Égypte, terre aimée et bénie par l’enfance de Jésus –, que les citoyens construisent ensemble une société fondée sur la justice, le respect de la liberté et de la dignité de chaque personne.

 

Que la paix germe dans le vaste continent asiatique. Que l’Enfant Jésus regarde avec bienveillance les nombreux peuples qui habitent ces terres et, de manière spéciale, ceux qui croient en lui. En outre, que le Roi de la Paix porte son regard sur les nouveaux Dirigeants de la République populaire de Chine pour la haute charge qui les attend. Je souhaite que celle-ci mette en valeur l’apport des religions, dans le respect de chacune, de sorte qu’elles puissent contribuer à la construction d’une société solidaire, au bénéfice de ce noble Peuple et du monde entier.

 

Que la Nativité du Christ favorise le retour de la paix au Mali et de la concorde au Nigéria, où d’atroces attentats terroristes continuent à faucher des victimes, en particulier parmi les chrétiens. Que le Rédempteur apporte aide et réconfort aux réfugiés de l’est de la République démocratique du Congo et donne la paix au Kenya, où de sanglants attentats ont touché la population civile et les lieux de culte.

 

Que l’Enfant Jésus bénisse les très nombreux fidèles qui le célèbrent en Amérique Latine. Qu’il augmente leurs vertus humaines et chrétiennes, qu’il soutienne tous ceux qui sont contraints à émigrer de leurs familles et de leur terre, qu’il affermisse les Gouvernants dans leur engagement pour le développement et dans la lutte contre la criminalité.

 

Chers frères et sœurs ! Amour et vérité, justice et paix se sont rencontrées, se sont incarnées dans l’homme né de Marie à Bethléem. Cet homme est le Fils de Dieu, il est Dieu apparu dans l’histoire. Sa naissance est un germe de vie nouvelle pour toute l’humanité. Puisse chaque terre devenir une bonne terre, qui accueille et fait germer l’amour, la vérité, la justice et la paix. Bon Noël à tous !

Vœux prononcés en français par le Saint-Père :

 

Heureuse et sainte fête de Noël ! Que le Christ Sauveur vous garde dans l’espérance et qu’il vous fasse le don de la paix profonde !

Posté le 05 janvier 2013 par Pape Benoit XVI


BENEDICTION DES MAISONS A L’EPIPHANIE

Selon, une très ancienne tradition, encore conservée dans quelques pays comme la Suisse ou l’Allemagne, les maisons étaient bénies le jour de l’Epiphanie en écrivant avec des craies bénies, sur le haut des portes d’entrée ou sur le linteau l’inscription suivante :

 

20 C + M + B + 13

 

La signification des trois lettres vient de la phrase latine : « Christus Mansionem Benedicat »  qui signifie « Que le Christ bénisse cette maison ».

Les nombres 20 et 13 marquent l’année 2013, les trois croix évoquent : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ».

Les lettres peuvent aussi être interprétées comme les initiales des noms des trois Rois Mages : Gaspard, Melchior & Balthasar.

Posté le 05 janvier 2013 par Annonces


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