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Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

Nouvelles

POUR SON Em. LE CARDINAL ANDRE VINGT-TROIS : LE MARIAGE GAY EST UNE «SUPERCHERIE »

 

Le président des évêques français a donné un ton très politique samedi à son discours d'ouverture de l'assemblée des évêques réunie à Lourdes. Il a nettement récusé le projet du gouvernement sur le mariage homo, « le mariage de quelques-uns imposé à tous ». Et il a lancé un appel implicite à manifester.

De notre envoyé spécial à Lourdes

Le cardinal André Vingt-Trois n'a pas mâché ses mots, samedi matin, en ouvrant l'assemblée des évêques de France qu'il préside à Lourdes. Pour lui, le projet du mariage homosexuel du gouvernement repose sur une «supercherie» (celle de ne pas «reconnaître la différence sexuelle»), il instaure une «discrimination entre les enfants». Enfin, il est «le mariage de quelques-uns imposé à tous».

Sur le plan politique, il a récusé la légitimité de «l'élection présidentielle» et celle des «législatives» qui ne sont pas «un blanc seing automatique» quand il s'agit de réformes qui «touchent très profondément les équilibres de notre société». Il a donc appelé à nouveau les chrétiens «à saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles». Et, pour la première fois, il a poussé à manifester contre ce projet de loi même s'il n'a pas prononcé ce mot. Mais il a clairement affirmé que les chrétiens «doivent» utiliser «les moyens d'expression» d'une «société participative» pour faire «entendre» leur point de vue.

Enfin, compte tenu de la «gravité de l'enjeu», l'archevêque de Paris a réclamé au gouvernement un «large débat national» de façon à échapper «à la pression ostentatoire de quelques lobbies». Précisant que l'Église catholique ne défend pas ici des «privilèges confessionnels» mais «la fonction sociale du mariage qui ne dépend d'aucune religion». Une fonction «d'alerte» des consciences revendiquée par l'Eglise.

Le prélat a également insisté sur le droit des enfants «à être élevé» par «ceux qui l'ont engendré. Il a cité à cet égard l'article 7 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Mgr Vingt-Trois a ajouté: «Dans certaines situations exceptionnelles, des personnes peuvent, pour le bien de l'enfant, assumer généreusement la responsabilité parentale. Elles ne peuvent jamais se substituer totalement à l'homme et à la femme qui ont engendré l'enfant».

Devant lui, réunis dans l'hémicycle de la conférence des évêques, 120 évêques l'ont applaudi chaleureusement. Ils inaugurent ainsi leur session annuelle d'automne qui va durer six jours. Si ce discours d'introduction du président élu est un rituel, il donne le ton des travaux. Et il y a bien longtemps qu'il n'avait pas été aussi politique.

Sans compter que le cardinal Vingt-Trois a conclu son propos avec une autre charge adressée, cette fois, à Vincent Peillon. «Puisque le ministre de l'Éducation nationale veut entreprendre un réaménagement de l'ensemble du temps scolaire et qu'il souhaite le faire dans une pratique de concertation, il serait assez étrange que cette concertation exclue la consultation de l'Église qui catéchise plus du quart des enfants de France».

S'appuyant sur «Jules Ferry» qui, lui, avait «très bien compris» la laïcité en «institutionnalisant» «le droit des enfants à recevoir une formation chrétienne librement choisie par leur famille comme complément de leur formation scolaire», le cardinal a plaidé pour que «le temps de la catéchèse» ne deviennent pas «une sorte de créneau négligé dans l'organisation du temps scolaire».

À côté de multiples questions internes dont celle de l'âge très élevé des prêtres français, les évêques vont notamment réfléchir cette semaine à Lourdes sur la question de «la présence des Chrétiens dans la société» et sur l'épineuse question du dialogue avec l'islam qui, notamment en banlieue, rencontre de plus en plus de difficultés.

Le Figaro

 

MARIAGE HOMOSEXUEL, L'OPPOSITION S'ORGANISE

 

Le 18 novembre à Paris "tous à Paris",

Le 20 janvier, en plein débat parlementaire, manifestation unitaire à Paris!

 

EN DIRECT DE ROME : CE 3 NOVEMBRE A LA BASILIQUE SAINT-PIERRE, LA MESSE « EXTRAORDINAIRE », EST LA MESSE NORMALE

Une messe « extraordinaire » ? Une messe normale !

En préambule à cette célébration, qui vient de s'achever à Saint-Pierre, le cardinal Cañizares avait donc expliqué au vaticaniste Andrea Tornielli, en pesant ses mots : « C'est une manière de faire comprendre que l'usage du missel de 1962 est normal ». Pour qui connaît le fonctionnement de la Curie romaine, un tel acte du Préfet de la Congrégation pour le Culte divin dans la Basilique du Pape, ne pouvait qu'être, d'une manière ou d'une autre, inspiré, comme l'indique le message du pape, en français, lu en début de cérémonie.

A 14h30, la longue procession des confréries, des clercs et des fidèles, partie de San Salvatore, de l'autre côté du Tibre, ayant traversé le pont Saint-Ange, après avoir remonté toute la via della Conciliazione, passait les portes de la Basilique vaticane, pour rejoindre la foule des fidèles qui attendaient déjà à l'intérieur. Et à 15h, visiblement rayonnant, le Préfet du Culte divin commençait la messe pontificale sous la Chaire de Saint-Pierre, devant une assistance d'environ 2 à 3 000 personnes autour de la Chaire de Saint-Pierre, sans compter la foule derrière les barrières et d'un très nombreux clergé séculier et religieux. Comme dans les autres cérémonies de ce pèlerinage Summorum Pontificum, un des points les plus frappants aura été la présence massive de prêtres diocésains et de séminaristes, issus des diverses Universités pontificales, où venus pour l'occasion de France, des États-Unis, Angleterre, etc.

Parmi les prélats romains assistant à la cérémonie (Mgr Perl, Mgr Pozzo, qui vient d'être nommer archevêque ce matin, Mgr Agostini, cérémoniaire pontificale, etc.), la présence la plus remarquable était celle, quasi officielle, de la Commission Ecclesia Dei, avec son Vice-Président, Mgr Di Noia, entouré de ses collaborateurs et présidant les membres du clergé. Le Rev De Andrade, membre de la même Commission, a dirigé impeccablement la cérémonie, aidé d'un prêtre diocésain, le Rev Cuneo. Le prêtre assistant était Mgr Ferrer, Vice-Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin, le diacre, le Rev Barker, vicaire de la paroisse personnelle romaine vouée à la liturgie traditionnelle, le sous-diacre, le Rev Reginal-Marie de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, les autres ministres étant pris parmi les séminaristes des collèges romains ou les clergés diocésains.

Tout visait à faire entendre que, parti d'une situation de « privilège » concédé, on est désormais en chemin - même si on est encore très loin du but - vers une situation normale, l'extraordinaire d'hier devant s'intégrer peu à peu, pas à pas, dans les paroisses, dans les diocèses, dans les mouvements de jeunesse, dans l'ensemble de la vie de l'Église.

C'est ce que le cardinal Cañizares lui-même a souligné à la fin de son homélie (très spirituelle), brodant sur un thème qui lui est cher : le Motu Proprio, c'est la pacification de l'Église avec elle-même, c'est-à-dire avec sa tradition, dont l'axe est le culte romain traditionnel. Lorsque le « Ministre de la Liturgie » de Benoît XVI évoque avec beaucoup de finesse l'« illumination » que la constitution Sacrosanctum Concilium doit apporter à l'une et l'autre forme du rite romain, cela ne revient-il pas à dire que si hier, le Concile était expliqué par la liturgie de Paul VI, il peut tout aussi bien se relire aujourd'hui à l'aide - pour ne pas dire au filtre - de la liturgie dite de Saint-Pie-V ?

L'émotion qui étreignait les assistants à la messe de ce 3 novembre participait de la conscience de voir s'ébranler cette révolution copernicienne. Le cardinal a repris les buts du pèlerinage : action de grâce et de soutien à l'intention du Saint-Père, communion « affectueuse » du peuple Summorum Pontificum avec le Père Commun.

Annonce de la célébration du Pape qui scellera ce passage de la messe « extraordinaire » à la messe normale ?

Posté le 05 novembre 2012 par FSSP


Nouvelles de l'Eglise

Rencontre entre la FSSPX et le cardinal Levada : vers un ralliement imminent ?

 

14 juin 2012 : Voici le texte du communiqué de la salle de presse du Saint-Siège consécutif à la rencontre de près de deux heures et demie qui s'est tenue hier entre le cardinal Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Cité du Vatican, 14 juin 2012 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège a communiqué ce midi que : « Hier après-midi, le cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a reçu Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, accompagné d'un assistant. Le cardinal était accompagné de Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, secrétaire de la Congrégation, et de Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission. La rencontre avait pour objet de présenter l'évaluation par le Saint-Siège du texte remis le mois dernier par la Fraternité Saint-Pie X, en réponse au préambule doctrinal que ce dicastère lui avait soumis le 14 septembre 2011. La discussion a permis de fournir des explications et des précisions opportunes à Mgr Fellay qui, pour sa part, a exposé la situation de la Fraternité et promis de faire connaître sa réponse dans un délai raisonnable. Il lui a été remis le projet de constitution d'une prélature personnelle, comme instrument le plus adapté à une éventuelle reconnaissance canonique de la Fraternité sacerdotale St.Pie X. Comme indiqué dans le communiqué de presse du 16 mai dernier, la situation des trois autres évêques de la Fraternité sera traitée séparément et individuellement. On a enfin formé le vœu que ce temps de réflexion supplémentaire permette de parvenir à la pleine communion de la Fraternité Saint-Pie X avec le Siège apostolique ».

 

Fraternité Saint-Pie X :

Rome propose une « prélature personnelle »

 

ROME, jeudi 14 juin 2012 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège et Mgr Bernard Fellay poursuivent leur dialogue dans l'espérance de progresser vers « la pleine communion ».

Au lendemain de la rencontre, au Vatican, dans l'après-midi du 13 juin entre le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, la salle de presse du Saint-Siège publie en effet un communiqué (cf. « Documents » plus haut ).

Le Saint-Siège propose « une Prélature personnelle, comme instrument le plus adapté à une éventuelle reconnaissance canonique de la Fraternité » Saint-Pie X.

Dialogue à cinq

Les cas des trois autres évêques ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988 seront traités séparément, rappelle la même source.

La rencontre a eu lieu à cinq : « Au cours de l'après-midi du mercredi 13 juin 2012, Son Éminence le Cardinal William Levada, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a rencontré Son Excellence Monseigneur Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale saint Pie X, accompagné d'un Assistant. Étaient également présents Son Excellence Mgr Luis Ladaria, Secrétaire de cette même Congrégation ainsi que Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei. »

« L'objet de la rencontre était, précise le communiqué, de présenter l'évaluation du Saint-Siège à propos du texte remis par la Fraternité sacerdotale saint Pie X au cours du mois d'avril, en réponse au Préambule doctrinal soumis le 14 septembre 2011 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à ladite Fraternité ».

Les échanges ont aussi porté sur la situation actuelle de la Fraternité : « La discussion qui a suivi a aussi donné la possibilité d'offrir les explications et les précisions opportunes. S.E. Mgr Fellay a, pour sa part, exposé la situation actuelle de la Fraternité sacerdotale saint Pie X et il a promis de faire connaître sa réponse dans un délai raisonnable ».

Prélature personnelle

Surtout, ce que l'on retiendra de cette nouvelle étape du dialogue , c'est la confirmation d'une rumeur: le Saint-Siège propose une « prélature personnelle » : « Durant la même rencontre a été également remis un projet de document proposant une Prélature personnelle, comme instrument le plus adapté à une éventuelle reconnaissance canonique de la Fraternité », explique la même source.

Il n'existe actuellement dans l'Église catholique que la Prélature personnelle de l'Opus Dei, érigée par Jean-Paul II en 1982. Et le site Internet de l'Opus Dei propose une description de ce qu'est, juridiquement, une prélature personnelle.

Dans le droit de l'Église catholique, la figure juridique de la prélature personnelle a été prévue par le Concile Vatican II, souligne le site.

Le décret conciliaire Presbyterorum ordinis (7 décembre 1965), n° 10, établit que, « là où les conditions de l'apostolat le réclameront, on facilitera des activités pastorales particulières pour les différents milieux sociaux à l'échelle d'une région, d'une nation ou du monde entier », et que l'on pourra ainsi créer à l'avenir, entre autres institutions, « des diocèses particuliers ou des prélatures personnelles »

« Le Concile cherchait à définir une nouvelle figure juridique, extrêmement souple, permettant de mieux contribuer à la diffusion effective du message et de l'agir chrétiens : l'organisation de l'Église répond ainsi aux exigences de sa mission, qui fait partie intégrante de l'histoire des hommes », commente le site.

Il fait remarquer la nouveauté de cette structure : « La plupart des juridictions ecclésiastiques qui existent sont territoriales, car elles sont organisées sur la base d'un lien des fidèles à un territoire déterminé par leur domicile. C'est le cas typique des diocèses. Dans d'autres cas, la détermination des fidèles d'une juridiction ecclésiastique ne se fait pas en fonction du domicile mais selon d'autres critères, comme la profession, le rite, la condition d'immigrés, une convention établie avec l'entité juridictionnelle, etc. C'est le cas, par exemple, des ordinariats militaires et des prélatures personnelles».

Et voici la définition : « Les prélatures personnelles - souhaitées, on l'a vu, par Vatican II - sont des entités présidées par un Pasteur (un prélat, qui peut être évêque, et qui est nommé par le pape ; il gouverne la prélature avec un pouvoir de juridiction). Avec le prélat se trouvent un presbyterium, composé de prêtres, et des fidèles laïcs, hommes et femmes ». « Les prélatures personnelles sont donc, conclut le site, des institutions faisant partie de la structure hiérarchique de l'Église, c'est-à-dire un des modes d'auto-organisation dont l'Église se dote pour obtenir les fins que le Christ lui a assignées, ses fidèles continuant d'appartenir également aux églises locales ou diocèses où ils ont leur domicile.

 

Distinguer les quatre cas

Mais le Vatican examinera séparément la situation de Mgr Bernard Tissier de Mallerais, de Mgr Richard Williamson et de Mgr Alfonso de Galarreta, ordonnés évêques en même temps que Mgr Bernard Fellay par Mgr Marcel Lefebvre et Mgr Antonio de Castro-Mayer, malgré le veto de Jean-Paul II, le 30 juin 1988 : « Comme il a déjà été dit dans le communiqué de presse du 16 mai 2012, on confirme que la situation des trois autres évêques de la Fraternité sacerdotale saint Pie X sera traitée séparément et individuellement », précise le communiqué de ce 14 juin.

Le Saint-Siège dit son espérance de retour à la communion : « Au terme de la réunion, on a souhaité que, grâce à ce moment supplémentaire de réflexion, on puisse parvenir à la pleine communion de la Fraternité sacerdotale saint Pie X avec le Siège Apostolique », conclut la même source.

Anita Bourdin

 

La Prélature Saint-Pie-X : ce que Mgr Fellay a signé

 

Malgré le secret très bien gardé des négociations entre Rome et la FSSPX, et quoi qu'il en soit des rebondissements épisodiques classiques « de dernière minute » dans ce genre d'affaires et qui usent (qui sont destinés à user ?) les nerfs, on connaît désormais l'essentiel de la Déclaration doctrinale signée par Mgr Fellay le 15 avril 2012, laquelle doit former le socle de la reconnaissance canonique de l'œuvre de Mgr Lefebvre sous la forme d'une Prélature personnelle.

En effet, dans sa conférence du mardi 5 juin 2012, à l'école St-Joseph-des-Carmes, l'abbé Pfluger, premier assistant du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X, a donné en substance les principaux éléments de cette Déclaration que, ce n'est plus un secret pour personne, la Commission Ecclesia Dei a estimée sur-le-champ tout à fait satisfaisante. Les termes souples de Mgr Fellay étant destinés à être reçus par ses interlocuteurs, tout en conservant la ligne ferme de Mgr Lefebvre. Une reprise fort intelligente, en somme, de la de la Formule d'adhésion de 1988.

Sur l'essentiel, au témoignage du premier assistant, Mgr Fellay a donc déclaré et a donc signé à propos des points qui font difficultés dans le Concile et la nouvelle liturgie que : « l'entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire certains aspects de la vie et de la doctrine de l'Église, implicitement présents en elle, non encore formulés. Les affirmations du Concile Vatican II et du Magistère Pontifical postérieur relatifs à la relation entre l'Église catholique et les confessions chrétiennes non-catholiques doivent être comprises à la lumière de la Tradition entière ».

De quoi satisfaire tant la Commission Ecclesia Dei que ceux qui avaient des craintes à l'intérieur de la FSSPX.

 

Posté le 24 juin 2012 par AB JLL


Nouvelles de l'Eglise

La famille dans la société :

« un bonheur à construire »

par S. Em. le cardinal André Vingt-Trois

 

ROME, lundi 11 juin 2012 (ZENIT.org) - « S'engager de toutes nos forces dans la construction d'une famille ne porte pas seulement des fruits dans la vie privée (...). Elle concerne aussi inséparablement toute la société », déclare le cardinal Vingt-Trois.

« La famille, un bonheur à construire » : c'était le thème de l'intervention du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence des évêques de France, lors du rassemblement des pèlerins francophones organisé par le diocèse de Paris, les Associations Familiales Catholiques et la Communauté de l'Emmanuel, samedi 2 juin, à Milan, en la basilique S. Nazaro Apostolo, à l'occasion de la VIIe Rencontre internationale des familles (cf. « Documents » pour le texte intégral)

Mais au cœur de son enseignement le cardinal Vingt-Trois a insisté sur le rôle social de la famille.

« Comment arriver à comprendre et à intégrer dans notre manière de vivre la fonction sociale de la famille ? Car s'engager de toutes nos forces dans la construction d'une famille ne porte pas seulement des fruits dans la vie privée. Le travail de mise en œuvre d'une vie de famille n'a pas pour seul but de fournir à chacun des membres de la famille un lieu harmonieux pour son existence. Il ne relève pas uniquement de ce que l'on appelle la vie privée. Bien-sûr, la réussite de la construction de la famille a des conséquences pour chacun des membres et permet de trouver un équilibre pour chacun d'eux et entre eux tous. Mais elle concerne aussi inséparablement toute la société ».

Il diagnostique les effets y compris économiques d'une déconstruction de la famille: « Dire cela est aujourd'hui un message social et politique, que l'on n'ose pas souvent aborder de front. On peut en effet s'interroger sur les dommages sociaux de la désintégration des familles. Ils sont de plusieurs ordres et concernent par exemple le logement, puisque lorsqu'une famille se divise en deux, cela nécessite deux habitations au lieu d'une. Mais qui a le courage de dire que la pénurie de logement que nous connaissons ici et là s'explique en partie de cette manière ? La désintégration des familles à donc un coût économique. Elle entraîne aussi des dommages éducatifs, par exemple les difficultés scolaires ou même d'intégration sociale que rencontrent les jeunes qui ont souffert de la séparation de leurs parents. L'étude des dossiers des délinquants juvéniles ou des adolescents ayant été condamné par la justice permet bien souvent de déceler des carences familiales dans l'enfance ou la jeunesse. »

Et voici ‘autres effets encore : « Je le répète, nous ne sommes pas là dans le domaine de la vie privée, mais dans celui de la vie sociale, puisqu'il s'agit de difficultés d'intégration scolaire, de l'accueil d'enfants perturbés nerveusement ou dans leur équilibre personnel, ou de la prise en charge des souffrances affectives d'enfants de parents séparés, qui doivent occulter leur mal-être parce qu'ils ne veulent pas le faire peser sur leur père ou leur mère, pour qui ils gardent toute leur affection. Si au départ, il s'agit d'un évènement tout-à-fait privé, il est clair que la séparation d'un couple et l'organisation de la garde de leurs enfants ne regarde pas qu'eux, puisqu'à travers eux, c'est une part de la vie sociale qui est mise en danger et perturbée. »

Rappelant l'enseignement de Jean Paul II, l'archevêque de Paris ajoute : « La famille est la cellule de fondement de la société, parce qu'en elle les représentants des deux pôles entre lesquels se partage l'humanité (le pôle masculin et le pôle féminin) s'unissent et s'harmonisent, coexistent et collaborent. C'est parce que la famille est l'élaboration d'un processus de communion à partir d'une différence radicale, qu'elle est un lieu d'apprentissage de la vie sociale. La famille est la cellule fondamentale de la société parce qu'en elle, les enfants sont accueillis, aimés, écoutés, pris en charge, et toujours considérés comme tels quoiqu'ils fassent. La famille est première dans une société parce qu'elle inscrit dans la vie sociale un principe de régulation des relations entre les générations. Elle est première parce qu'elle est comme le laboratoire dans lequel chacun apprend à maîtriser et à dominer la violence des relations entres les hommes et les femmes, et entre les générations. Elle est le lieu où s'apprend la socialisation, où se construit la capacité de respect de l'autre, où s'engendre le désir de faire quelque chose avec l'autre. »

« Là où les familles sont déstructurées ou affaiblies, insiste-t-il, les mœurs communes ne sont plus régulées de la même façon, et la volonté de puissance et la violence dominent. Le projet de réussir une vie de famille harmonieuse, n'est donc pas seulement un objectif privé, celui de « réussir son coup » pour soi ou plutôt pour soi et son conjoint. La réussite de ce projet participe de notre réussite collective, c'est un service du bien commun. Percevoir, comprendre et vivre cela, c'est donner à la vie familiale une dimension plus large que celle d'un réseau étroit de sentiments particuliers ».

Anita Bourdin

Posté le 20 juin 2012 par AB JLL


Liturgie

LA SAINTE MESSE AU FIL DE SES RITES

 

La  Sainte Communion

 

La Communion est la partie de la sainte Messe pendant laquelle le chrétien s'unit réellement à Jésus-Christ par la réception de Son Corps et de Son Sang. Elle consiste en ce que la victime, offerte à Dieu et acceptée par lui est consommée par le Sacrificateur et par les assistants pour s'unir à la divinité et recevoir Ses grâces.

Le Pater est la première des prières qui préparent à la réception de la sainte Communion. A l'origine, le baiser de paix l'introduisait directement. La piété liée au développement des Messes privées introduisit de nouvelles prières, manifestant le respect du célébrant devant un tel Mystère et son indignité à recevoir le Précieux Corps de N.S.J.C. Les deux prières qui précèdent directement la Communion, sont récitées par le prêtre incliné sur l'autel et les yeux fixés sur la sainte Hostie. Elles ont une origine médiévale et se trouvent dans les missels dès le IXe siècle. La deuxième était à l'origine récitée par le prêtre après la Communion. Mais l'ordre actuel fut déjà présent en bien des lieux, avant que le pape St Pie V ne le fixe définitivement en 1570. Récitées en silence par le célébrant, elles sont une préparation privée pour le prêtre, mais il est bon de s'y unir afin d'obtenir une réception digne et fructueuse de la Ste Communion.

La communion du célébrant n'appartient pas au sens propre au sacrifice, mais elle appartient à son intégrité, car elle est l'achèvement normal et la consommation du sacrifice. Les rubriques du missel exige que le prêtre communie à la Messe qu'il célèbre. Cette obligation est si stricte que s'il tombait malade ou mourait après la consécration, un autre prêtre, même non à jeun, devrait achever le sacrifice et communier. Dans toutes les liturgies catholiques, le célébrant communie sous les deux espèces. Avant de prendre chaque Espèce, il dit la formule : « Corpus Domini ... Sanguis Domini » et fait le signe de croix avec l'Hostie puis le Calice. Il communie à l'autel, debout, mais incliné.

La communion des fidèles n'appartient pas à l'essence du sacrifice. De plus il ne manque rien à l'intégrité du sacrifice quand le prêtre est le seul à communier. Cependant, la communion du fidèle est ordonnée à son utilité personnelle, comme à l'unité de l'Eglise, Corps mystique de N.S.J.C. Mais il est hautement souhaitable, comme le demande le saint Concile de Trente que, s'ils le peuvent, les fidèles communient à la Messe à laquelle ils assistent. C'est le pape saint Pie X, dans un décret du 20 décembre 1905, qui demanda la Communion fréquente, voir quotidienne.

C'est au XIIe - XIIIe siècle que la plupart des liturgies monastiques introduisirent le Confiteor avant la Communion des frères. Cet usage gagna presque aussitôt les églises paroissiales, où, sous le nom de «confession publique » il est généralement récité par toute l'assistance. Cet usage avec l'«Ecce Agnus Dei » et le «Domine non sum dignus » passa dans le rituel de 1614 pour la Communion aux malades, puis dans le missel romain. La réforme du code des rubriques par Jean XXIII en juillet 1960 a supprimé ce confiteor avant la Communion, mais il est parfois resté en usage en plusieurs endroits.

Les orientaux ont gardé l'usage antique de communier debout. La réception de la Ste Communion à genoux s'est établi en Occident à partir du XIe siècle et fut généralisée au XIIIe siècle. Cette évolution est à mettre sur le compte d'un développement de la piété eucharistique à cette époque.

C'est au IXe siècle que l'usage fut prescrit de ne pas donner la Ste Eucharistie dans la main, mais directement dans la bouche du communiant. Un concile à Rome interdit alors fermement de donner la Communion dans la main des laïcs. L'usage antérieur était de recevoir l'Hostie dans la main, découverte pour les hommes et recouverte d'un linge pour les femmes. Les rubriques du missel prévoyaient aussi qu'un vase remplie d'eau et de vin serait présenté aux fidèles pour qu'après la Communion les fidèles se purifient la bouche, mais cet usage est oublié aujourd'hui, sauf pour les prêtres nouvellement ordonnés.

Abbé Jean-Laurent Lefèvre f.s.s.p.

Posté le 20 juin 2012 par AB JLL


La voix de Rome

VISITE PASTORALE À L'ARCHIDIOCÈSE DE MILAN

ET VIIe RENCONTRE MONDIALE DES FAMILLES

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI DU 3 JUIN 2012

 

Vénérés Frères, Éminentes Autorités, Chers frères et sœurs,

C'est un moment fort de joie et de communion que nous vivons ce matin, en célébrant le sacrifice eucharistique ; une grande assemblée, réunie avec le Successeur de Pierre, constituée de fidèles provenant de nombreuses nations. Elle offre une image expressive de l'Église, une et universelle, fondée par le Christ et fruit de cette mission, que Jésus, comme nous l'avons entendu dans l'Évangile, a confiée à ses Apôtres : aller et faire de tous les peuples des disciples, « les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28, 18-19). Je salue avec affection et reconnaissance le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan, et le Cardinal Ennio Antonelli, Président du Conseil pontifical pour la Famille, principaux artisans de cette VIIème Rencontre mondiale des Familles, ainsi que leurs collaborateurs, les Évêques auxiliaires de Milan et tous les autres Prélats. Je suis heureux de saluer toutes les Autorités présentes. Et aujourd'hui, toute mon affection va surtout à vous, chères familles ! Merci de votre participation !

Dans la deuxième Lecture, l'Apôtre Paul nous a rappelé qu'au Baptême nous avons reçu l'Esprit Saint, qui nous unit au Christ en tant que frères et nous met en relation avec le Père en tant qu'enfants, de sorte que nous pouvons crier : « Abbà Père ! » (cf. Rm 8, 15.17). En cet instant, il nous a été donné un germe de vie nouvelle, divine, pour le faire grandir jusqu'à son accomplissement définitif dans la gloire céleste ; nous sommes devenus membres de l'Église, la famille de Dieu, « sacrarium Trinitatis » - ainsi la définit saint Ambroise -, « peuple qui - comme l'enseigne le Concile Vatican II - tire son unité de l'unité du Père et du Fils et de l'Esprit Saint » (Const. Lumen gentium, 4). La solennité liturgique de la Sainte Trinité, que nous célébrons aujourd'hui, nous invite à contempler ce mystère, mais elle nous pousse aussi à nous engager à vivre la communion avec Dieu et entre nous sur le modèle de la communion trinitaire. Nous sommes appelés à accueillir et à transmettre d'un commun accord les vérités de la foi ; à vivre l'amour réciproque et envers tous, en partageant joies et souffrances, en apprenant à demander et à accorder le pardon, en valorisant les différents charismes sous la conduite des pasteurs. En un mot, nous est confiée la tâche d'édifier des communautés ecclésiales qui soient toujours plus famille, capables de refléter la beauté de la Trinité et d'évangéliser non seulement par la parole mais, je dirais même, par « irradiation », par la force de l'amour vécu.

Ce n'est pas seulement l'Église qui est appelée à être image du Dieu unique en trois Personnes, mais aussi la famille, fondée sur le mariage entre l'homme et la femme. Au commencement, en effet, « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : "Soyez féconds, et multipliez-vous" » (Gn 1, 27-28). Dieu a créé l'être humain mâle et femelle, avec une même dignité, mais aussi avec des caractéristiques propres et complémentaires, pour que les deux soient un don l'un pour l'autre, se mettent en valeur réciproquement et réalisent une communauté d'amour et de vie. L'amour est ce qui fait de la personne humaine l'image authentique de la Trinité, image de Dieu. Chers époux, en vivant le mariage, vous ne vous donnez pas quelque chose ou quelque activité, mais la vie entière. Et votre amour est fécond avant tout pour vous-mêmes, parce que vous désirez et vous réalisez le bien l'un de l'autre, expérimentant la joie de recevoir et de donner. Il est aussi fécond dans la procréation, généreuse et responsable, des enfants, dans l'attention prévenante pour eux et dans leur éducation attentive et sage. Il est fécond enfin pour la société, car votre vécu familial est la première et irremplaçable école des vertus sociales telles que le respect des personnes, la gratuité, la confiance, la responsabilité, la solidarité, la coopération. Chers époux, prenez soin de vos enfants et, dans un monde dominé par la technique, transmettez-leur, avec sérénité et confiance, les raisons de vivre, la force de la foi, en leur proposant des objectifs élevés et en les soutenant dans leur fragilité. Mais vous aussi les enfants, sachez maintenir sans cesse une relation de profonde affection et d'attention prévenante à l'égard de vos parents, et que les relations entre frères et sœurs soient aussi des occasions de grandir dans l'amour.

Le projet de Dieu sur le couple humain trouve sa plénitude en Jésus-Christ qui a élevé le mariage au rang de sacrement. Chers époux, par un don spécial de l'Esprit Saint, le Christ vous fait participer à son amour sponsal, en faisant de vous le signe de son amour pour l'Église : un amour fidèle et total. Si vous savez accueillir ce don, en renouvelant chaque jour, avec foi, votre « oui », avec la force qui vient de la grâce du Sacrement, votre famille aussi vivra de l'amour de Dieu, sur le modèle de la Sainte Famille de Nazareth. Chères familles, demandez souvent, dans la prière, l'aide de la Vierge Marie et de saint Joseph, pour qu'ils vous apprennent à accueillir l'amour de Dieu comme ils l'ont accueilli. Votre vocation n'est pas facile à vivre, spécialement aujourd'hui, mais celle de l'amour est une réalité merveilleuse, elle est l'unique force qui peut vraiment transformer le cosmos, le monde. Devant vous vous avez le témoignage de nombreuses familles qui vous indiquent les voies pour grandir dans l'amour : maintenir une relation constante avec Dieu et participer à la vie ecclésiale, entretenir le dialogue, respecter le point de vue de l'autre, être prêts à servir, être patients avec les défauts des autres, savoir pardonner et demander pardon, surmonter avec intelligence et humilité les conflits éventuels, s'accorder sur les orientations éducatives, être ouverts aux autres familles, attentifs aux pauvres, responsables dans la société civile. Ce sont tous des éléments qui construisent la famille. Vivez-les avec courage, certains que, dans la mesure où avec le soutien de la grâce divine, vous vivrez l'amour réciproque et envers tous, vous deviendrez un Évangile vivant, une véritable Église domestique (cf. Exhort. apost. Familiaris consortio, 49). Je voudrais aussi réserver un mot aux fidèles qui, tout en partageant les enseignements de l'Église sur la famille, sont marqués par des expériences douloureuses d'échec et de séparation. Sachez que le Pape et l'Église vous soutiennent dans votre peine. Je vous encourage à rester unis à vos communautés, tout en souhaitant que les diocèses prennent des initiatives d'accueil et de proximité adéquates.

Dans le livre de la Genèse, Dieu confie au couple humain sa création pour qu'il la garde, la cultive, la conduise selon son projet (cf. 1, 27-28 ; 2, 15). Dans cette indication de la Sainte Écriture, nous pouvons lire la tâche de l'homme et de la femme de collaborer avec Dieu pour transformer le monde, par le travail, la science et la technique. L'homme et la femme sont images de Dieu aussi dans cette œuvre précieuse qu'ils doivent accomplir avec le même amour que le Créateur. Nous voyons que, dans les théories économiques modernes, prédomine souvent une conception utilitariste du travail, de la production et du marché. Le projet de Dieu et l'expérience elle-même montrent cependant que ce n'est pas la logique unilatérale du bénéfice personnel et du profit maximum qui peut contribuer à un développement harmonieux, au bien de la famille et à l'édification d'une société plus juste, car cette logique comporte une concurrence exaspérée, de fortes inégalités, la dégradation de l'environnement, la course aux biens de consommation, la gêne dans les familles. Bien plus, la mentalité utilitariste tend à s'étendre aussi aux relations interpersonnelles et familiales, en les réduisant à de précaires convergences d'intérêts individuels et en minant la solidité du tissu social.

Un dernier élément. L'homme, en tant qu'image de Dieu, est appelé aussi au repos et à la fête. Le récit de la création se termine par ces paroles : « Le septième jour, Dieu avait achevé l'œuvre qu'il avait faite. Il se reposa le septième jour, de toute l'œuvre qu'il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il en fit un jour sacré » (Gn 2, 2-3). Pour nous chrétiens, le jour de fête c'est le dimanche, jour du Seigneur, Pâque hebdomadaire. C'est le jour de l'Église, assemblée convoquée par le Seigneur autour de la table de la Parole et du Sacrifice eucharistique, comme nous sommes en train de le faire aujourd'hui, pour nous nourrir de Lui, entrer dans son amour et vivre de son amour. C'est le jour de l'homme et de ses valeurs : convivialité, amitié, solidarité, culture, contact avec la nature, jeu, sport. C'est le jour de la famille, au cours duquel nous devons vivre ensemble le sens de la fête, de la rencontre, du partage, en participant aussi à la Messe. Chères familles, même dans les rythmes serrés de notre époque, ne perdez pas le sens du jour du Seigneur ! Il est comme l'oasis où s'arrêter pour goûter la joie de la rencontre et étancher notre soif de Dieu.

Famille, travail, fête : trois dons de Dieu, trois dimensions de notre existence qui doivent trouver un équilibre harmonieux. Harmoniser les temps de travail et les exigences de la famille, la profession et la paternité et la maternité, le travail et la fête, est important pour construire des sociétés au visage humain. En cela, privilégiez toujours la logique de l'être par rapport à celle de l'avoir : la première construit, la deuxième finit par détruire. Il faut s'éduquer à croire, avant tout en famille, dans l'amour authentique, qui vient de Dieu et qui nous unit à lui et pour cela justement « nous transforme en un nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit "tout en tous" » (1 Co 15, 28) » (Enc. Deus caritas est, 18). Amen.

 

Fête du Saint-Sacrement A ROME

 

ROME, jeudi 7 juin 2012 (ZENIT.org) - « C'est une erreur que d'opposer la célébration et l'adoration, comme si elles étaient concurrentes. C'est justement le contraire », explique Benoît XVI à l'occasion de la fête-Dieu. Le pape a en effet présidé ce mercredi soir la messe de la fête du Saint-Sacrement - appelée plus souvent à Rome la fête du « Corpus Domini » - sur le parvis de la basilique Saint-Jean-du-Latran, puis la procession eucharistique de la cathédrale de Rome jusqu'à la basilique Saint-Marie-Majeure.

Le pape a proposé une réflexion sur deux points : d'une part « sur la valeur du culte eucharistique, en particulier de l'adoration du Saint-Sacrement » et d'autre part sur « le caractère sacré de l'Eucharistie ».

Benoît XVI déplore « une interprétation unilatérale du concile Vatican II a pénalisé cette dimension en réduisant la pratique de l'Eucharistie au moment de la célébration. En effet, il a été très important de reconnaître le caractère central de la célébration, à laquelle le Seigneur convoque son peuple, où le rassemble autour de la double table de la Parole et du Pain de vie, le nourrit et l'unit à lui dans l'offrande du Sacrifice. Cette mise en valeur de l'assemblée liturgique dans laquelle le Seigneur agit et réalise son mystère de communion, demeure naturellement valable, mais elle doit être resituée dans un juste équilibre ». Pour le pape, « l'accent mis sur la célébration de l'eucharistie s'est faite aux dépends de l'adoration, en tant qu'acte de foi et de prière adressée au Seigneur Jésus, réellement présent dans le Sacrement de l'autel. Ce déséquilibre a aussi eu des répercussions sur la vie spirituelle des fidèles ». « En réalité, c'est une erreur que d'opposer la célébration et l'adoration, comme si elles étaient concurrentes. C'est justement le contraire : le culte du Saint Sacrement constitue comme le « milieu » spirituel dans lequel la communauté peut célébrer l'Eucharistie bien et en vérité. C'est seulement lorsqu'elle est précédée, accompagnée et suivie de cette attitude intérieure de foi et d'adoration que l'action liturgique peut exprimer toute sa signification et sa valeur », a expliqué le pape. Le pape a notamment cité l'exemple des « inoubliables veillées avec les jeunes », à Cologne, Londres, Zagreb, Madrid.  « Communion et contemplation ne peuvent pas être séparées, elles vont ensemble », a insisté le pape.

D'autre part, le pape a rappelé que « le Christ « est médiateur d'une alliance nouvelle » (He 9, 15), scellée dans son sang, qui purifie « notre conscience des oeuvres de mort » (He 9,14) », qu'il n'a pas » aboli le sacré, mais il l'a porté à son accomplissement, en inaugurant un culte nouveau, qui est pleinement spirituel, mais qui cependant, tant que nous sommes en chemin dans le temps, se sert encore de signes et de rites, qui disparaîtront seulement à la fin, dans la Jérusalem céleste, là où il n'y aura plus aucun temple » Pour le pape aussi, « le sacré à une fonction éducative » et « sa disparition appauvrit inévitablement la culture, en particulier la formation des nouvelles générations ».

Anita Bourdin

Posté le 11 juin 2012 par AB JLL


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