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Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

Nouvelles de l'Eglise

Lettre pastorale de S.Exc. Mgr Albert-Marie de Monléon

Evêque de Meaux

 

IlS SE SONT DÉPLACÉS POUR L'ACCUEILLIR

Chaque début d'année est l'occasion de présenter ses vœux, de souhaiter à chacun une joyeuse année, une bonne santé. Ce geste traditionnel nous permet de garder des liens avec des personnes proches ou plus éloignées géographiquement.

Alors quels vœux formuler, comme Pasteur du diocèse de Meaux ?

Tout au long de l'année, mes diverses rencontres avec les prêtres, diacres, membres des communautés religieuses, laïcs, jeunes et personnes âgées ou malades, me permettent d'être témoin des nombreuses et belles initiatives de témoignages de vie, de première annonce de l'Évangile, de catéchèse, etc.

Les Assises de l'Évangélisation, de ce point de vue, ont été particulièrement riches de témoignages et je me réjouis de voir toute cette vitalité, cet engagement des uns et des autres au service de la prière, de la méditation et de l'annonce de la Parole de Dieu, de l'approfondissement de la foi, de la célébration des sacrements, du partage, du souci d'aller vers les autres, de la paix, de l'ouverture à la dimension profonde de la personne humaine.

Mes vœux pour chacun de vous sont de grandir dans : l l'attention au Seigneur et à notre prochain, en particulier aux personnes qui souffrent ou qui ne connaissent pas Dieu, l la communion fraternelle dans chacune de nos rencontres, nos secteurs paroissiaux, nos mouvements et services diocésains, l l'amour et le respect de la Parole de Dieu, l la joie de l'annonce de l'Évangile, dans les quartiers, au travail, en famille, dans les associations.

Chaque année, le 26 décembre, nous fêtons saint Étienne, patron de notre diocèse. Celui-ci est le premier disciple de Jésus à avoir versé son sang pour Lui. Saint Étienne a été serviteur et ami de la Parole - Jésus, Verbe de Dieu fait chair - et il a donné sa vie pour elle. En effet, dans son long plaidoyer devant le Grand Prêtre de Jérusalem et le Sanhédrin, l'assemblée des anciens, Étienne rappelle toute l'histoire d'Israël, d'Abraham à Salomon. Il fait preuve d'une grande connaissance et d'une fréquentation assidue de l'Écriture et de sa Tradition. Ainsi, il se montre un parfait disciple et ami de Jésus puisque, comme le dit saint Jérôme, dans une parole justement célèbre et souvent citée : "Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ". Il est clair que l'amour d'Étienne pour le Christ s'est nourri de la Parole de Dieu.

Sa double invocation, au moment de mourir : "Seigneur Jésus, reçois mon esprit" et "Seigneur, ne leur compte pas ce péché" rappelle les paroles et la mort de Jésus en Croix. Tout, dans les paroles et l'attitude d'Étienne, évoque son identification à son maître.

À l'exemple de saint Étienne, patron de notre diocèse, je souhaite à chacun de devenir, chaque jour, de plus en plus, disciple de Jésus, en se nourrissant de la Parole de Dieu, en se laissant instruire et réconforter par elle.

La connaissance et la fréquentation de la Parole de Dieu chez les catholiques pratiquants, n'ont cessé de grandir depuis déjà bon nombre d'années et c'est un progrès remarquable, mais il existe aussi, malheureusement, une grande ignorance de l'Évangile, et, par conséquent, de Jésus, chez les catholiques occasionnels.

Depuis plusieurs années, en Seine-et-Marne, très nombreux sont les adultes, les enfants et les jeunes qui demandent et reçoivent le Nouveau Testament et les Psaumes que j'ai voulu diffuser largement. Je suis heureux de voir que beaucoup lisent la Parole de Dieu, l'étudient et la partagent, approfondissent, dans des groupes bibliques divers, leur connaissance et leur amour de la Parole de Dieu et je vous invite à persévérer et à en entraîner d'autres.

Pour grandir, à la suite et à l'exemple de saint Étienne, dans cet amour de la Parole de Dieu, je vous invite à mettre en œuvre deux moyens simples :

Le premier est de vous arrêter, de prendre, fidèlement, chaque jour, un moment, seul, pour lire deux ou trois lignes de l'Évangile, de la Bible, les prier, les méditer. Cette habitude devient plus facile et naturelle si, au lieu de prendre un passage au hasard, vous entrez dans une lecture continue, de quelques versets, chaque jour, en prenant un même Évangile, sur un ou deux mois.

Le deuxième moyen est de vous tourner, physiquement, lors de la messe, vers le prêtre ou le diacre, qui proclament l'Évangile, vers l'ambon (cf. Ap 1,12). C'est un moyen très simple pour grandir dans notre attention à la Parole de Dieu, dans son écoute aimante.

En cette Année 2012, je vous souhaite le bonheur de vous nourrir de la Parole de Dieu, source de paix, de joie, d'espérance et de force pour aimer et témoigner.

+ Fr. Albert-Marie de Monléon,o.p. Évêque de Meaux

 

Fin de la récréation doctrinale

dans l'Eglise catholique ?

 

Si ce n'est pas une revanche de l'histoire cela y ressemble. Le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II qui va être célébré dans l'Eglise catholique en 2012 pourrait paradoxalement marquer le crépuscule de... "l'esprit du Concile" qui fut pourtant sa grande promesse.

Cet "esprit du Concile", c'était "l'ouverture" de l'Eglise catholique au monde et aux autres religions. "L'esprit du Concile", c'était "La" signature du Concile Vatican II, son caractère propre. Il fut le moteur de ce que l'on a appelé le "progressisme" dans l'Eglise depuis un demi siècle.

Un récent débat sur "les derniers des Mohicans" animé par Mgr Daucourt évêque de Nanterre donne une illustration assez juste de cet état d'esprit et de ses limites.

Pourtant, une sorte de fermeture de l'ouverture se profile. Vue de l'esprit ? Pas vraiment. Il suffit d'étudier, pour le réaliser, la "note avec indications pastorales pour l'Année de la foi" qui a été publiée, à Rome, le samedi 7 janvier, par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ce texte donne la ligne de "l'année de la foi", lancée par Benoît XVI. 

Cette année spéciale est destinée à revigorer la foi des catholiques dans le monde. Elle sera d'ailleurs inaugurée le 11 octobre 2012... jour anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. Ce qui n'est pas anodin.

Voici quelques citations qui permettront de se faire une idée précise :

La note demande "un engagement renouvelé pour une adhésion effective et cordiale à l'enseignement du Successeur de Pierre".

Elle insiste  sur "la connaissance des contenus de la doctrine catholique", "l'approfondissement des principaux documents du Concile Vatican II" et "l'étude du Catéchisme de l'Eglise catholique".

Elle attend la "préparation d'instruments de travail de caractère apologétique" (donc de défense de la religion catholique ndlr.) en réponse "au défi des sectes, aux problèmes liés à la sécularisation et au relativisme".

Elle souhaite la correction des catéchismes nationaux qui ne seraient pas "en plein accord avec le Catéchisme ou manifesteraient des lacunes".

Elle fixe comme priorités "l'annonce du Christ ressuscité, l'Eglise sacrement du salut, la mission d'évangélisation dans le monde d'aujourd'hui".

Elle encourage un recours plus courant au "sacrement de pénitence". Avec une vigilance sur les "péchés contre la foi".

Elle veut une intensification de la "célébration de la foi dans la liturgie et dans l'Eucharistie".

Et espère des homélies axées sur "la rencontre avec le Christ, les contenus fondamentaux du Credo, la foi et l'Eglise"...

Bref, l'idée majeure, l'axe politique pourrait-on dire de ce document, est de réaliser un "approfondissement de la doctrine catholique" et de "s'engager dans la nouvelle évangélisation par une adhésion plus ferme au Seigneur Jésus". Fermer le ban.

On trouvera, bien sur, ici et là, des recommandations oecuméniques ou interreligieuses, mais à bien lire, le cœur n'y est pas. Ces axes ne sont pas, ou plus, des priorités.

On peut toujours sous estimer la valeur de cette "note" qui n'a pas l'autorité d'une encyclique. Ce qui est vrai sur un plan technique. Mais cette "note" est toutefois beaucoup plus qu'une note car elle n'est rien d'autre que la mise en forme programmatique d'une politique que Benoît XVI avait annoncée dès 2005. La politique de son pontificat.

Neuf mois après son élection il avait donné, comme ligne d'action, une "interprétation" du Concile Vatican II non plus selon "l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture"  mais selon "l'herméneutique de la réforme", c'est-à-dire, "en continuité" avec la grande tradition de l'Eglise.

Ce n'est plus un vœu pieux mais un programme désormais organisé qui a pour objet de réaliser une réforme interne de l'Eglise, lente mais certaine. Il remet à l'heure les pendules doctrinales dans l'Eglise catholique. Et siffle la fin d'une certaine "récréation doctrinale" où tout et son contraire était possible dans la grande maison catholique.

Ce programme sera-t-il suivi ? Il sera d'abord copieusement critiqué : dans les milieux progressistes comme le fossoyeur du "vrai concile" ; dans les milieux intégristes comme le complice d'un "faux concile". C'est dur, le métier de Pape !

Au-delà de cette dialectique simpliste il ne faut pas se tromper sur l'évolution de fond qui traverse aujourd'hui l'Eglise catholique. Pour le coup, cette vision épouse l'esprit de cette note et l'anime. Certains y voient un simple retour de balancier, il s'agit plutôt d'un axe stratégique : L'Eglise catholique commence à réagir à son déclin occidental. Le nouveau consistoire qui verra la création de 22 nouveaux cardinaux le 18 février prochain, confirme cette orientation.

Si "l'esprit du Concile" se meurt, serait-ce "l'esprit catholique" qui revient ? 

Par Jean-Marie Guénois le 12 janvier 2012

 

Des évêques à la Marche pour la vie

 

Comme l'année dernière, Mgr Marc Aillet participera à la marche pour la vie à Paris le dimanche 22 janvier, avec une délégation de son diocèse. Mgr Rey a fait savoir qu'il ne pourrait lui-même venir; mais qu'il envoyait, avec une délégation de son diocèse, le père Louis-Marie Guitton, vicaire épiscopal. L'année dernière, étaient également venus marcher les évêques français Mgr Bagnard (Belley-Ars) et Mgr Lebrun (St-Etienne), pour lequel c'était déjà sa 2e participation. Au vu de son agenda, Mgr Bagnard a prévu d'être à Paris le 22 janvier.

Voici la liste actuelle des évêques soutenant la Marche pour la vie :

Mgr Ravel, Diocèse aux Armées, Mgr Benoit-Gonin Diocèse de Beauvais, Noyon et Senlis, Mgr Aumonier, Diocèse de Versailles, Mgr Aillet, Diocèse de Bayonne, Mgr Aubry, Diocèse de Saint Denis de la Réunion, Mgr Bagnard, Diocèse de Belley-Ars, Cal Barbarin, Diocèse de Lyon, Mgr Batut, auxiliaire de Lyon, Mgr Breton, Diocèse d'Aire et Dax, Mgr Castet, Diocèse de Luçon, Mgr Cattenoz, Diocèse d'Avignon, Mgr Centène, Diocèse de Vannes, Mgr Coppenrath, évêque émérite de Papeete, Mgr Delmas, Diocèse d'Angers, Mgr Fihey, évêque émérite de Coutances, Mgr Fort, évêque émérite d'Orléans, Mgr Frikart, évêque auxiliaire émérite de Paris, Mgr Benoit-Gonin, Diocèse de Beauvais, Noyon et Senlis, Mgr Jacolin, Diocèse de Mende, Mgr Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, Mgr Lebrun, Diocèse de Saint Étienne, Mgr Le Saux, Diocèse du Mans, Mgr Madec, évêque émérite de Fréjus-Toulon, Mgr Perrier, Diocèse de Tarbes-Lourdes, Mgr Poulain, évêque émérite de Périgeux,  Mgr Ravel, Diocèse aux Armées, Mgr Rey, Diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr Riocreux, Diocèse de Pontoise, Mgr Séguy, évêque émérite d'Autun, Chalon et Mâcon Évêque, Mgr Séjourné, évêque émérite de Saint Flour ;

 

La Fraternité Saint-Pierre

à la Marche pour la vie

 

"De nombreux prêtres de la FSSP seront présents à la 8ème Marche pour le respect de la Vie le dimanche 22 janvier 2012 ? (Rendez-vous, 14 h 30 Place de la République)

Par ailleurs, lors de la veillée de prières pour la défense de la Vie de 20h30 à 21h45 (chapelet médité entrecoupé de chants puis Salut du Saint Sacrement) en l'église St François-Xavier à Paris, des prêtres de la FSSP assureront les confessions.

 

Posté le 15 janvier 2012 par Abbé JLL


Nouvelles Romaines

ANNEE DE LA FOI

 

CITE DU VATICAN, 5 JAN 2012 (VIS). Aujourd'hui a été publié un communiqué à propos de la Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, relative aux indications pastorales de l'Année de la foi. Le document, qui sera signé demain par le Pape en la solennité de l'Epiphanie, et publié le 7 janvier, a été rédigé en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'évènement. L'Année de la foi a été annoncée par la lettre apostolique Porta Fidei du 11 octobre 2011. Elle débutera le 11 octobre prochain, cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile oecuménique Vatican II, et se conclura le 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi. L'Année de la foi entend "contribuer à raviver chez tous les fidèles l'adhésion au Seigneur et à approfondir la foi. Ainsi pourront-ils être des témoins crédibles du Ressuscité, capables d'indiquer aux autres la porte de la foi". Le début de l'Année de la foi coïncide avec deux grands évènements de l'histoire de l'Eglise, l'ouverture de Vatican II (11 octobre 1962), concile voulu par le bienheureux Jean XXIII, et le Catéchisme de l'Eglise catholique (11 octobre 1992), voulu par le bienheureux Jean-Paul II.

 Les indications pastorales de la Note tendent à favoriser "la rencontre avec le Christ grâce à de vrais témoins de la foi, comme une meilleure connaissance des contenus de la foi". Celles ci n'entendent pas exclure d'autres propositions que l'Esprit pourrait susciter de par le monde parmi pasteurs et fidèles. Elles s'articulent en quatre parties: Eglise universelle; conférences épiscopales; diocèses; paroisses, communautés, associations et mouvements, dont voici quelques exemples. Parallèlement à l'ouverture solennelle de l'Année et aux autres manifestations présidées par le Pape, tels le Synode des évêques de 2012 ou la JMJ de 2013, on suggère des initiatives oecuméniques destinées à favoriser le rétablissement de l'unité des chrétiens. Ainsi, une cérémonie oecuménique solennelle réaffirmera la foi dans le Christ de tous les baptisés. Les conférences épiscopales sont encouragées à améliorer la qualité de la formation catéchistique universelle comme celle des catéchismes et manuels locaux, afin qu'ils soient parfaitement conformes au Catéchisme de l'Eglise catholique. La même attention sera portée à l'utilisation des techniques de la communication et de l'expression artistique: émissions de radio et télévision, films et publications sur la foi et son contenu, sur la valeur ecclésiale de Vatican II, y compris pour le grand public. Au niveau diocésain ensuite, cette année particulière devra être une occasion de faire dialoguer positivement foi et raison, par le biais de congrès ou de journées d'étude, notamment près les universités catholiques. Mais aussi d'organiser des cérémonies pénitentielles, qui insisteront tout particulièrement sur les péchés contre la foi. Enfin, dans les diverses structures base de la communauté ecclésiale, on insistera sur la célébration de la foi dans la liturgie, tout particulièrement dans l'Eucharistie car, "dans l'Eucharistie, mystère de la foi et source de la nouvelle évangélisation, c'est la foi de l'Eglise qui est proclamée, célébrée et fortifiée". De toutes ces initiatives doivent naître, croître et dépendre toutes les autres propositions, en particulier celles des nouvelles communautés et mouvements ecclésiaux.

Par ailleurs, un Secrétariat pour l'Année de la foi sera institué près le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, qui coordonnera les initiatives des dicastères romains comme celle de dimension ecclésiale universelle. En mesure de proposer des initiatives pour l'Année, il disposera d'un site internet spécifique destiné à fournir toutes les informations sur son déroulement. Les indications pastorales de la Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent inviter tous les fidèles à s'engager dans l'Année de la foi, afin de "partager ce que le chrétien a de plus cher, le Christ Jésus, rédempteur de l'homme, roi de l'univers, principe et finalité de la foi".

LE PAPE CELEBRE LA MESSE VERS L'ORIENT

 

Ce dimanche 8 janvier, le Saint Père célébrera la festivité du Baptême de Jésus en la chapelle Sixtine. Et, comme il le fait depuis 2008, il utilisera l'autel majeur de la chapelle, accolé au mur, et non un autel amovible comme c'était le cas auparavant. Il célébrera donc pleinement ad orientem, ce que le bureau des célébrations pontificales explique dans une note disponible sur le site du Vatican et dont nous vous proposons la traduction des points essentiels:

« Dimanche 8 janvier, seize enfants recevront le baptême des mains du Pape. Le jour où la liturgie commémore le baptême de Jésus dans le Jourdain, Benoît XVI conférera le premier sacrement de la vie chrétienne aux nouveaux-nés et le fera, comme de coutume, dans le cadre majestueux de la chapelle Sixtine. (...)

La sainte messe sera célébrée sur l'autel même de la chapelle pour ne pas altérer la beauté et l'harmonie de ce joyau architectural, comme le prévoient les normes liturgiques en vigueur. Sa structure sera préservée au cours de la célébration, ce qui signifie qu'à certains moments, le Pape, ensemble avec les fidèles, se retournera vers le crucifix, soulignant ainsi l'orientation vers le Seigneur qui est le propre de la liturgie eucharistique.

La célébration se déroulera comme d'ordinaire. Benoît XVI, lors du rite du baptême, versera l'eau sur la tête des enfants à l'aide d'une coquille dorée. Ce geste a une riche signification. En effet, d'un point de vue liturgique, la coquille fait référence au pèlerinage, symbolisant ainsi le chemin nouveau que les baptisés sont appelés à emprunter une fois membres de la communauté des croyants.

Le service liturgique sera assuré par les étudiants du petit séminaire saint Pie X. »

Même si la fête du baptême de Jésus s'apparente plus à une cérémonie pontificale privée qu'à une célébration publique (les enfants baptisés étant tous issus de familles d'employés du Vatican et les étudiants du petit séminaire saint Pie X étant les enfants de chœur assurant le service à la basilique Saint-Pierre), on ne peut que se féliciter du symbole offert par le Pape à cette occasion, d'autant plus que, comme les années précédentes, des vidéos de cette célébration devraient être prochainement disponibles sur internet.

 

 

8ème Marche pour le respect de la Vie

 

Le dimanche 22 janvier 2012

Rendez-vous à Paris pour la 8ème Marche pour la Vie

 

Le Pape et l'histoire

 

"La question centrale, qui sous-tend les choix à accomplir, se trouve encore une fois dans le type de relations que l'Eglise de Rome entend établir avec l'histoire: elle se trouve, pour le dire de manière plus précise, dans sa manière de penser dans l'histoire: reconnaît-elle en faire pleinement partie, comme l'Evangile dont elle se réclame en fait partie, ou s'en détache-t-elle, étant la messagère, que les contingences humaines ne touchent pas, d'un message qu'elle a su conserver de manière inviolée et inaltérée au cours de deux mille ans?". C'est avec ces mots que l'historien Giovanni Miccoli synthétise son long discours critique à l'égard de Benoît XVI dans le récent ouvrage La Chiesa dell'anticoncilio. I tradizionalisti alla riconquista di Roma (Laterza). Son réquisitoire est fondé sur la consultation d'une grande quantité de textes et de documents et se base sur une lecture du Concile Vatican II comme moment de rupture avec un immobilisme séculaire.

Avec le Concile, finalement, l'Eglise se serait mise au rythme de l'histoire, en accueillant la modernité au cours de ces années. Selon ce chercheur, l'Eglise aurait donc accepté de rediscuter de toute sa culture et de toute sa tradition à la lumière de ce changement radical qui a marqué les sociétés occidentales du XIXe et du XXe siècles.

L'accent mis sur le manque d'attention à l'histoire et sur le refus de la prendre en considération de la part de Benoît XVI - qui, précisément à cause de cet éloignement présumé, est accusé par Giovanni Miccoli de reculer devant les distinctions et donc de se laisser aller à une "simplification banalisante" - constitue en effet l'axe principal de ce livre.

On est étonné chez un historien de valeur - qui, comme on le déduit des notes, a lu tout au moins quelques œuvres de Joseph Ratzinger - de l'incapacité absolue de reconnaître que le théologien aujourd'hui Pape, a toujours fait preuve d'une attention extraordinaire pour les aspects historiques des questions et des problèmes; en cherchant toujours, également dans ses interventions, à offrir ensuite une interprétation historique du moment que nous vivons, riche de références à l'actualité et à ses transformations. Parler de recherche de la vérité et accuser la pensée contemporaine de relativisme ne signifie assurément pas nier l'histoire. Cela signifie plutôt donner de l'histoire une interprétation qui ne plaît pas à l'auteur de l'ouvrage, ce qui est une chose bien différente.

Pour Giovanni Miccoli, l'histoire semble s'identifier uniquement avec celle des années soixante, c'est-à-dire avec la tempête culturelle qui a été le contexte de Vatican II et de ses documents. Comme si tout ce qui était arrivé après - c'est-à-dire l'application de ces textes, mais également l'échec des utopies de la modernité alors prêchées dans la société, ainsi que l'apparition de nouveaux graves problèmes, tels que les questions de bioéthique - n'appartenait pas aussi à l'histoire, et ne méritait pas aujourd'hui l'attention et l'analyse critique. Et, en conséquence, n'invitait pas à avoir un regard différent sur le Concile, différent de celui de ses contemporains. Un regard historique précisément.

De même que c'est un regard historique qu'il faut porter sur les fractures et les oppositions nées au cours des années de Vatican II. Le fait qu'un demi siècle se soit écoulé depuis cette époque signifie bien évidemment que l'on peut tenter d'en établir un bilan différent, qui utilise comme éléments de jugement non seulement des proclamations théoriques, nécessairement obsolètes, mais également le comportement des opposants au cours des décennies suivantes.
L'histoire qui selon Giovanni Miccoli devrait trouver place dans les discours du Pape est toujours l'histoire passée, et plus précisément celle qui se déroulait durant le Concile et qui en influençait bien évidemment les décisions; comme si seuls les événements qui plaisent et que l'on approuve étaient dignes d'être considérés comme historiques. Les autres doivent être archivés comme résistances, oppositions, immobilismes. Il s'agit d'une conception de l'histoire pour le moins discutable, dont Giovanni Miccoli n'est pas le seul à se faire l'interprète, mais également d'autres historiens de l'Eglise et en particulier de Vatican II, qui de cette manière arrivent facilement à conclure ce qui leur importe le plus: c'est-à-dire que les traditionalistes - avec le Pape en tête - seraient à la reconquête de l'Eglise.

Mais pourquoi la manière de penser de Benoît XVI, clairement exprimée dans ses livres et dans ses interventions, et donc accessible à quiconque cherche sérieusement à comprendre, n'est-elle pas lue la plupart du temps dans son originalité et sa nouveauté? Car tout ce qu'il dit doit nécessairement rentrer dans les schémas élimés des progressistes et des conservateurs, qui au fond avaient déjà été mis en crise par le Pape du Concile lui-même, Paul VI, lors de la publication d'Humanae vitae?

C'est comme si la schématisation de la vision politique de notre temps faisait obstacle à une interprétation libre et véritable - qui naturellement peut être également critique - de ce pontificat qui, quelle que soit la manière dont on veut le juger, se révèle toujours plus surprenant et intéressant. Les historiens mettront-ils cent ans pour comprendre? Espérons que non.

 

Lucetta Scaraffia L'Osservatore Romano, 4 Janvier 2012

Posté le 11 janvier 2012 par Abbé JLL


Nouvelles romaines

MESSE DE MINUIT

SOLENNITÉ DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Vaticane, le 24 décembre 2011

 Chers frères et sœurs,

La lecture tirée de la Lettre de Saint Paul Apôtre à Tite, que nous venons d'écouter, commence solennellement par la parole « apparuit », qui revient aussi de nouveau dans la lecture de la Messe de l'aurore : apparuit - « il est apparu ». C'est une parole programmatique par laquelle l'Église, d'une manière synthétique, veut exprimer l'essence de Noël. Dans le passé, les hommes avaient parlé et créé, de multiples manières, des images humaines de Dieu. Dieu lui-même avait parlé sous des formes diverses (cf. He 1, 1 : lecture de la Messe du jour). Mais, quelque chose de plus s'est produit maintenant : Il est apparu. Il s'est montré. Il est sorti de la lumière inaccessible dans laquelle il demeure. Lui-même est venu au milieu de nous. C'était pour l'Église antique la grande joie de Noël : Dieu est apparu. Il n'est plus seulement une idée, non pas seulement quelque chose à deviner à partir des paroles. Il est « apparu ». Mais demandons-nous maintenant : comment est-Il apparu ? Qui est-Il vraiment ? La lecture de la Messe de l'aurore dit à ce sujet : « Apparurent la bonté de Dieu (...) et son amour pour les hommes » (Tt 3, 4). Pour les hommes de l'époque préchrétienne, qui face aux horreurs et aux contradictions du monde craignaient que Dieu aussi ne fût pas totalement bon, mais pouvait sans doute être aussi cruel et arbitraire, c'était une vraie « épiphanie », la grande lumière qui nous est apparue : Dieu est pure bonté. Aujourd'hui aussi, des personnes qui ne réussissent plus à reconnaître Dieu dans la foi, se demandent si l'ultime puissance qui fonde et porte le monde, est vraiment bonne, ou si le mal n'est pas aussi puissant et originaire que le bien et le beau, que nous rencontrons à des moments lumineux dans notre cosmos. « Apparurent la bonté de Dieu (...) et son amour pour les hommes » : c'est une certitude nouvelle et consolante qui nous est donnée à Noël.

Dans les trois messes de Noël, la liturgie cite un passage tiré du Livre du Prophète Isaïe, qui décrit encore plus concrètement l'épiphanie qui s'est produite à Noël : « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l'insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. Ainsi le pouvoir s'étendra, la paix sera sans fin » (Is 9, 5s). Par ces paroles, nous ne savons pas si le prophète a pensé à un enfant quelconque né en son temps historique. Cela semble pourtant impossible. Ce texte est l'unique de l'Ancien Testament dans lequel il est dit d'un enfant, d'un être humain : son nom sera Dieu-Fort, Père-à-jamais. Nous sommes en présence d'une vision qui va beaucoup plus au-delà du moment historique vers ce qui est mystérieux, placé dans le futur. Un enfant, dans toute sa faiblesse, est Dieu-Fort. Un enfant, dans toute son indigence et sa dépendance, est Père-à-jamais. Et « la paix sera sans fin ». Le prophète en avait parlé auparavant comme d'« une grande lumière » et au sujet de la paix venant de Lui, il avait affirmé que le bâton de l'oppresseur, toutes les chaussures de soldat qui piétinaient bruyamment sur le sol, tout manteau roulé dans le sang seraient dévorés par le feu (cf. Is 9, 1.3-4).

Dieu est apparu - comme un enfant. Par cela même il s'oppose à toute violence et apporte un message qui est la paix. En ce moment où le monde est continuellement menacé par la violence en de nombreux endroits et de diverses manières ; où il y a toujours encore des bâtons de l'oppresseur et des manteaux roulés dans le sang, nous crions vers le Seigneur : Toi, le Dieu-Fort, tu es apparu comme un enfant et tu t'es montré à nous comme Celui qui nous aime et Celui par lequel l'amour vaincra. Et Tu nous as fait comprendre qu'avec Toi nous devons être des artisans de paix. Nous aimons Ton être-enfant, Ta non-violence, mais nous souffrons du fait que la violence persiste dans le monde, c'est pourquoi nous te prions aussi : montre Ta puissance, ô Dieu. En notre temps, dans notre monde, fais que les bâtons de l'oppresseur, les manteaux roulés dans le sang et les chausseurs bruyantes des soldats soient brûlées, qu'ainsi Ta paix triomphe dans notre monde.

Noël est une épiphanie - la manifestation de Dieu et de sa grande lumière dans un enfant qui est né pour nous. Né dans l'étable de Bethléem, non pas dans les palais des rois. Quand, en 1223, François d'Assise célébra Noël à Greccio avec un bœuf et un âne et une mangeoire pleine de foin, une nouvelle dimension du mystère de Noël a été rendue visible. François d'Assise a appelé Noël « la fête des fêtes » - plus que toutes les autres solennités - et il l'a célébré avec « une prévenance indicible » (2 Celano, 199 : Fonti Francescane, 787).Avec une profonde dévotion, il embrassait les images du petit enfant et balbutiait des paroles de tendresse à la manière des enfants, nous raconte Thomas de Celano (ibid.). Pour l'Église antique, la fête des fêtes était Pâques : dans la résurrection, le Christ avait ouvert les portes de la mort et il avait ainsi changé radicalement le monde : il avait créé en Dieu même une place pour l'homme. Eh bien, François n'a pas changé, il n'a pas voulu changer cette hiérarchie objective des fêtes, toute la structure de la foi centrée sur le mystère pascal. Toutefois, par lui et par sa façon de croire, quelque chose de nouveau s'est produit : François a découvert avec une profondeur toute nouvelle l'humanité de Jésus. Cet être-homme de la part de Dieu, lui a été rendu évident au maximum au moment où le Fils de Dieu, né de la Verge Marie, fut enveloppé de langes et fut couché dans une mangeoire. La résurrection suppose l'incarnation. Le Fils de Dieu comme un enfant, comme un vrai fils d'homme - cela toucha profondément le cœur du Saint d'Assise, transformant la foi en amour. « Apparurent la bonté de Dieu (...) et son amour pour les hommes » : cette phrase de Saint Paul acquérait ainsi une profondeur toute nouvelle. Dans l'enfant dans l'étable de Bethleem, on peut, pour ainsi dire, toucher Dieu et le caresser. Ainsi, l'année liturgique a reçu un second centre dans une fête qui est, avant tout, une fête du cœur.

Tout ceci n'a rien d'un sentimentalisme. Dans la nouvelle expérience de la réalité de l'humanité de Jésus se révèle justement le grand mystère de la foi. François aimait Jésus, le petit enfant, parce que, dans ce fait d'être enfant, l'humilité de Dieu se rendait évidente. Dieu est devenu pauvre. Son Fils est né dans la pauvreté d'une étable. Dans l'enfant Jésus, Dieu s'est fait dépendant, ayant besoin de l'amour de personnes humaines, en condition de demander leur - notre - amour. Aujourd'hui Noël est devenu une fête commerciale, dont les scintillements éblouissants cachent le mystère de l'humilité de Dieu, et celle-ci nous invite à l'humilité et à la simplicité. Prions le Seigneur de nous aider à traverser du regard les façades étincelantes de ce temps pour trouver derrière elles l'enfant dans l'étable de Bethléem, pour découvrir ainsi la vraie joie et la vraie lumière.

Sur la mangeoire qui était entre le bœuf et l'âne, François faisait célébrer la sainte Eucharistie (cf. 1 Celano, 85 : Fonti, 469). Par la suite, sur cette mangeoire un autel fut construit, afin que là où un temps les animaux avaient mangé le foin, maintenant les hommes puissent recevoir, pour le salut de l'âme et du corps, la chair de l'Agneau immaculé Jésus Christ, comme raconte Celano (cf. 1 Celano, 87 : Fonti, 471). Dans la sainte nuit de Greccio, François comme diacre avait personnellement chanté d'une voix sonore l'Évangile de Noël. Grâce aux splendides cantiques de Noël des Frères, la célébration semblait tout un tressaillement de joie (cf. 1 Celano, 85 et 86 : Fonti, 469 et 470). Justement la rencontre avec l'humilité de Dieu se transforme en joie : sa bonté crée la vraie fête.

Celui qui aujourd'hui veut entrer dans l'église de la Nativité de Jésus à Bethléem découvre que le portail, qui un temps était haut de cinq mètres et demi et à travers lequel les empereurs et les califes entraient dans l'édifice, a été en grande partie muré. Est demeurée seulement une ouverture basse d'un mètre et demi. L'intention était probablement de mieux protéger l'église contre d'éventuels assauts, mais surtout d'éviter qu'on entre à cheval dans la maison de Dieu. Celui qui désire entrer dans le lieu de la naissance de Jésus, doit se baisser. Il me semble qu'en cela se manifeste une vérité plus profonde, par laquelle nous voulons nous laisser toucher en cette sainte Nuit : si nous voulons trouver le Dieu apparu comme un enfant, alors nous devons descendre du cheval de notre raison « libérale ». Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu. Nous devons suivre le chemin intérieur de saint François - le chemin vers cette extrême simplicité extérieure et intérieure qui rend le cœur capable de voir. Nous devons nous baisser, aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions : le Dieu qui se cache dans l'humilité d'un enfant qui vient de naître. Célébrons ainsi la liturgie de cette sainte Nuit et renonçons à nous fixer sur ce qui est matériel, mesurable et touchable. Laissons-nous simplifier par ce Dieu qui se manifeste au cœur devenu simple. Et prions en ce moment avant tout pour que tous ceux qui doivent vivre Noël dans la pauvreté, dans la souffrance, dans la condition de migrants, afin que leur apparaisse un rayon de la bonté de Dieu ; afin que les touche, ainsi que nous, cette bonté que Dieu, par la naissance de son Fils dans l'étable, a voulu porter dans le monde. Amen.

Posté le 02 janvier 2012 par Abbé JLL


Nouvelles romaines

ANGELUS DU DIMANCHE DE GAUDETE

 

La vraie lumière du monde

Place St Pierre, le 11 décembre

 

Chers frères et sœurs!

Les textes liturgiques de cette période de l'Avent nous renouvellent l'invitation à vivre dans l'attente de Jésus, à ne pas cesser d'attendre sa venue, afin de garder une attitude d'ouverture et de disponibilité à la rencontre avec Lui. La vigilance du cœur, que le chrétien est appelé à toujours exercer, dans la vie de tous les jours, caractérise particulièrement ce temps où nous nous préparons avec joie au mystère de Noël .

L'environnement extérieur offre les messages habituels de nature commerciale, peut-être à un degré moindre en raison de la crise économique. Le chrétien est appelé à vivre l'Avent sans se laisser distraire par les lumières, mais en sachant donner aux choses leur juste valeur, pour fixer le regard intérieur sur le Christ. En effet, si nous persévérons «vigilants dans la prière et exultants dans la louange» , nos yeux seront capables de reconnaître en Lui la vraie lumière du monde, qui vient éclairer nos ténèbres.

En particulier, la liturgie de ce dimanche, appelé « Gaudete », nous invite à la joie, à une vigilance non pas triste, mais joyeuse; « Gaudete in Domino semper »- écrit saint Paul: « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » ( Phil. 4.4). La vraie joie n'est pas le résultat de se divertir, entendu au sens étymologique du mot di-vertere, c'est-à-dire s'extraire des devoirs de la vie et de ses responsabilités. La vraie joie est liée à quelque chose de plus profond. Bien sûr, dans les rythmes quotidiens, souvent frénétiques, il est important de trouver des espaces de temps pour le repos, la détente, mais la vraie joie est liée à la relation avec Dieu. Celui qui a rencontré le Christ dans sa propre vie, expérimente dans son cœur une sérénité et une joie que rien ni personne ne lui peut enlever. Saint Augustin l'avait très bien compris: dans sa recherche de la vérité, de la paix, de la joie, après avoir essayé en vain beaucoup de choses, conclut par l'expression célèbre que le cœur de l'homme est agité, ne peut pas trouver la sérénité et la paix jusqu'à ce qu'il repose en Dieu (cf. Confessions , I, 1.1).

La vraie joie n'est pas seulement une humeur passagère, ni quelque chose que l'on peut atteindre par ses propres efforts, mais c'est un don, elle naît de la rencontre avec la personne vivante de Jésus, de lui faire de la place en nous, d'accueillir l'Esprit Saint qui guide nos vies. C'est l'invitation de l'apôtre Paul, qui dit: « Que le Dieu de la paix vous sanctifie totalement, et que toute votre personne, esprit, âme et corps, soit conservée irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ» (1 Thessaloniciens 5.23).

En ce temps de l'Avent, renforçons la certitude que le Seigneur est venu parmi nous et renouvelle sans cesse sa présence d'encouragement, d'amour et de joie. Ayons foi en lui; comme le dit encore saint Augustin, à la lumière de son expérience: le Seigneur est plus proche de nous que nous ne le sommes de nous-mêmes - « "interior intimo meo et superior summo meo" »( Confessions , III, 6 , 11).

Confions notre chemin à la Vierge Immaculée, dont l'esprit a exulté en Dieu, le Sauveur. Qu'elle guide nos cœurs dans l'attente joyeuse de la venue de Jésus, une attente riche de prière et d'œuvres bonnes.

 

Après l'Angélus

Chers frères et sœurs, aujourd'hui, le premier salut est pour les enfants de Rome, venus pour la traditionnelle bénédiction des «Enfant Jésus», organisée par le Centro Oratori Romani. Merci à vous tous! Chers enfants, quand vous prierez devant de votre crèche, souvenez-vous aussi de moi, comme je me souviens de vous.

Merci et Joyeux Noël! Je suis heureux de saluer les représentants du Mouvement pour la vie de nombreux pays européens, venus à l'occasion de la remise du Prix pour la vie "Mère Teresa de Calcutta" à la mémoire de Chiara Lubich. Chers amis, en ce jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, souvenez-vous que le premier de tous les droits est le droit à la vie. Je vous souhaite tout le bien possible pour votre entreprise.

LE Pape visite les prisonniers à « BRaccio »

 

Cette transcription est officieuse, c'est du langage parlé. La simplicité du vocabulaire, comme les préoccupations exprimées par les hommes, assurent de la spontanéité de l'échange. La splendide humanité de Benoît XVI s'exprime ici.

 

Question n°1: Je m'appelle Rocco. Avant tout, je voudrais vous apporter notre gratitude, et la mienne personnelle pour cette visite qui est très bienvenue et revêt, dans un moment si dramatique pour les prisons italiennes, un grand contenu de solidarité, d'humanité et de réconfort. Je voudrais demander à Votre Sainteté, si son geste sera compris, dans sa simplicité, aussi de nos politiciens et nos dirigeants, afin que soit restituées à tous les derniers, y compris nous, les prisonniers, la dignité et l'espérance qui doivent être reconnues à tous les êtres vivants. Espérance et dignité indispensables pour reprendre le chemin vers une vie digne d'être vécue.

Réponse n°1: Merci pour vos paroles. Je sens votre affection pour le Saint-Père, et je suis ému par cette amitié que je sens chez vous tous. Et je voudrais dire que je pense souvent à vous, et que je prie toujours pour vous, car je sais que c'est une condition très difficile qui souvent, au lieu d'aider à renouveler l'amitié avec Dieu et avec l'humanité, rend la situation pire encore, même intérieure. Je suis venu surtout pour vous montrer ma proximité personnelle et intime, dans la communion avec le Christ qui vous aime, comme je le disais. Mais certainement cette visite, qui veut être personnelle pour vous, est aussi un geste public qui rappelle à nos citoyens, à notre gouvernement qu'il y a des grands problèmes et des difficultés dans les prisons italiennes. Et certes, le sens de ces prisons est précisément d'aider la justice, et la justice implique en premier la dignité humaine. Elles doivent donc être construites de manière que croisse la dignité, que la dignité soit respectée, et que vous puissiez renouveler votre propre sens de la dignité afin de mieux répondre à notre vocation intime. Nous avons entendu le ministre de la Justice, entendu comment elle ressent avec vous, comment elle ressent toute votre réalité, et ainsi nous pouvons être confiants que notre gouvernement et les responsables feront leur possible pour améliorer cette situation, pour vous aider à trouver vraiment, ici, une bonne réalisation d'une justice qui vous aider à retourner dans la société avec toute la conviction de votre vocation humaine et avec tout le respect qu'exige votre condition humaine. Donc, moi, pour autant que je le puisse, je voudrais toujours montrer des signes de combien il est important que ces prisons répondent à leur sens de renouveler la dignité humaine, de ne pas attaquer cette dignité, et d'en améliorer la condition. Et nous espérons que le gouvernement a la possibilité, et toutes les possibilités pour répondre à cette vocation. Merci .

 

Question n°2 : Mon nom est Omar. Saint-Père, je voudrais te poser un million de questions, que j'ai toujours pensé à te demander, mais aujourd'hui, il m'est difficile de te poser une question. Je suis ému par l'événement, ta visite ici, en prison est un fait très fort pour nous, détenus chrétiens catholiques, et c'est pourquoi, plutôt qu'une question, je préfère te demander de nous permettre de nous accrocher à toi avec notre souffrance et celle de notre famille, comme un câble électrique qui communique avec Notre Seigneur. Je t'aime.

Réponse n°2 : Je t'aime aussi, et je suis reconnaissant pour ces mots qui touchent mon cœur. Je pense que ma visite montre que je voudrais suivre les paroles du Seigneur qui me touchent toujours, je l'ai lu dans mon discours, là où il est dit, au jugement dernier "j'étais en prison et vous m'avez visité et c'est moi qui vous attendais". Cette identification du Seigneur avec les détenus nous oblige profondément et moi-même, je dois me demander: Ai-je fait selon cet impératif du Seigneur? Ai-je gardé à l'esprit la parole de l'Éternel? C'est une des raisons pour lesquelles je suis venu, car je sais qu'en vous, le Seigneur m'attend, que vous avez besoin de cette reconnaissance humaine, et que vous avez besoin de cette présence du Seigneur qui, dans le Jugement dernier, nous interroge justement sur ce point et c'est pourquoi j'espère qu'ici pourra être de plus en plus réalisé le but réel de ces maisons de détention, d'aider à se retrouver soi-même, d'aider à aller de l'avant avec soi-même, dans la réconciliation avec soi-même, avec autrui, avec Dieu, pour entrer à nouveau dans la société et aider au progrès de l'humanité. Le Seigneur vous aidera, dans mes prières, je suis toujours avec vous. Je sais que pour moi, c'est une obligation particulière de prier pour vous, de vous tirer, presque, vers le Seigneur, au-dessus, vers le haut, parce que le Seigneur, à travers notre prière, aide la prière, est une réalité. J'invite aussi tous les autres à prier, de sorte qu'il y ait un câble solide, pour ainsi dire, qui vous tire vers le Seigneur et nous lient aussi entre nous, car en allant vers le Seigneur, nous sommes aussi liés entre nous. Soyez sûr de cette force de ma prière et j'invite aussi les autres à se joindre à vous dans la prière, et de trouver ainsi une unique cordée qui va que vers le Seigneur .

 

Question n°3: Mon nom est Albert. Votre Sainteté, vous semble-t-il juste qu'après avoir perdu l'un après l'autre tous les membres de ma famille, maintenant que je suis un homme nouveau, et depuis un mois père d'une splendide petite fille Gaïa, on ne m'ait pas m'accordé la possibilité de rentrer chez moi, bien que j'aie largement payé ma dette à la société?

Réponse n°3: Tout d'abord, félicitations! Je suis heureux que vous soyez père, que vous vous considériez comme un homme nouveau et que vous ayez une fille splendide, ceci est un don de Dieu. Bien sûr, je ne connais pas les détails de votre cas, mais j'espère que le plus tôt possible vous pourrez retourner dans votre famille. Vous savez que pour la doctrine de l'Eglise, la famille est fondamentale, il est important que le père puisse tenir sa fille dans ses bras. Et donc, je prie et j'espère que dès que possible, vous pourrez vraiment tenir votre fille dans vos bras, être avec votre femme et votre fille pour construire ensemble une belle famille et contribuer ainsi à l'avenir de l'Italie.

 

Question n°4 : Sainteté, je suis Frédéric, je parle au nom des détenus du G14, qui est le département de l'infirmerie. Que peuvent demander des détenus malades et séropositifs au Pape? A notre Pape, déjà chargé du poids de toutes les souffrances du monde, peuvent-ils demander de prier pour eux? Qu'il leur pardonne? Qu'il les garde présents dans son grand cœur? Oui, cela, nous voudrions le demander, mais surtout qu'il porte notre voix là où elle n'est pas entendue. Nous sommes absents de nos familles, mais pas de notre vie, nous sommes tombés et dans notre chute, nous avons fait du mal aux autres, mais nous nous relevons. On parle trop peu de nous, souvent de manière si féroce qu'il semble que l'on voudrait nous éliminer de la société. Cela nous fait nous sentir sous-humains. Vous êtes le Pape de tous, et nous vous prions de faire en sorte qu'on ne nous arrache pas la dignité, avec la liberté. Pour qu'il ne soit plus évident que reclus signifie exclus pour toujours. Votre présence est un très grand honneur pour nous! Nos meilleurs vœux pour Noël, à tous.

Réponse n°4 : Oui, vous m'avez dit des mots vraiment mémorables, nous sommes tombés, mais nous sommes ici pour nous relever. Ceci est important, ce courage de se relever, d'aller de l'avant avec l'aide du Seigneur et avec l'aide de tous les amis. Vous avez également dit que l'on parle de vous de manière féroce, malheureusement c'est vrai, mais je voudrais dire qu'il n'y a pas seulement cela, il y en a d'autres qui parlent bien de vous et pensent à vous. Je pense à ma petite famille papale, je suis entourée de 4 sœurs laïques et nous parlons souvent de ce problème, elles ont des amis dans différentes prisons, nous recevons également des cadeaux d'eux et de notre côté nous faisons notre cadeau, c'est donc une réalité très positive présente dans ma famille et je pense dans beaucoup d'autres. Nous devons supporter que certains parlent de façon féroce, ils parlent de façon féroce aussi contre le Pape, et pourtant nous avançons. Il me semble important d'encourager chacun à penser bien, qu'ils aient le sens de votre souffrance, le sentiment d'aider dans le processus de se relever, et je dirais que je vais faire mon possible pour inviter chacun à penser de cette façon juste, pas de façon méprisante, mais de manière humaine, en pensant que n'importe qui peut tomber, mais que Dieu veut que tous arrivent à Lui, et nous devons coopérer avec l'esprit de fraternité et aussi la reconnaissance de notre propre fragilité, pour qu'ils puissent vraiment se relever et aller de l'avant avec dignité, et trouver leur dignité toujours respectée, qu'elle croisse, et qu'ils puissent donc aussi trouver la joie dans la vie, parce que la vie nous est donnée par le Seigneur et avec son idée. Et si nous reconnaissons cette idée de Dieu qui est en nous, même les passages obscurs ont un sens pour nous donner davantage la reconnaissance de nous-mêmes, pour aider à devenir davantage nous-mêmes, davantage des enfants de Dieu et ainsi être heureux d'être des hommes, car créés par Dieu aussi dans des conditions difficiles. Le Seigneur vous aidera et nous sommes proches de vous .

Posté le 30 decembre 2011 par Abbé Lefèvre


Nouvelles romaines

RECIT DU VOYAGE AFRICAIN

 

CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). L'audience générale Salle Paul VI, en présence de 7.000 personnes, a été consacrée au récit du voyage apostolique à peine effectué au Bénin, dont le motif était triple: le 150 anniversaire de l'évangélisation du pays, publier l'exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, et rendre hommage au défunt Cardinal Bernardin Gantin, considéré au Bénin comme un père de la patrie. Benoît XVI a d'abord raconté avoir déposé aux pieds de la Vierge Immaculée en la cathédrale de Ouidah  les fruits de la seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques. Les Eglises particulières du continent africain, a-t-il dit, "sont appelées à se rénover dans la foi pour être toujours plus au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Réconciliées aussi en leur sein, les communautés catholiques africaines pourront devenir des instruments de la miséricorde divine, chacune apportant ses richesses particulières pour le bien de tous. Cet esprit de réconciliation, qui est également nécessaire dans la société civile, doit déboucher sur une espérance dans la vie socio-politique et économique de l'Afrique". Evoquant ses rencontres avec les diverses autorités béninoises, le Pape a dit avoir rappelé que "l'espérance doit être le vecteur de ce continent qui a un ardent désir de la liberté et de la justice exprimé par nombre de ses peuples".

Lors de la grand messe dominicale à Cotonou, a-t-il ajouté, on a pu constater par le grand nombre de jeunes et de personnes âgées "combien la foi unit les générations et répond aux questions propres à chaque âge". C'est au cours de cette liturgie qu'il a remis l'exhortation Afriace Munus aux présidents des diverses conférences épiscopales africaines, dans "laquelle les fidèles trouveront les lignes directrices du développement de l'Eglise en Afrique, appelée à être toujours plus sel de la terre et lumière du monde". Racontant ensuite sa rencontre avec l'enfance abandonnée de Ste Rita et les malades du foyer des Missionnaires de Mère Teresa, il a pu "partager la joie de vivre des jeunes générations, avenir de l'Afrique, et constater de près combien l'amour et la solidarité font apparaître la force et l'affection du Christ ressuscité au milieu de tant de faiblesse. L'engagement du clergé, des religieuses et des laïcs constitue une force et un signe d'espérance pour l'Eglise béninoise, et Benoît XVI a dit avoir profité de son voyage pour recommander tout particulièrement aux prêtres la voie de la sainteté. Ils doivent "être conscients que leur ministère n'a pas qu'une fonction sociale, mais de mettre en relation Dieu et les hommes". Consacrée à "une réflexion sur les origines de l'annonce évangélique, grâce à l'oeuvre missionnaire", la réunion avec l'épiscopat a permis au Saint-Père de recommander aux pasteurs "de revenir sans cesse sur l'Ecriture, source de renouveau spirituel et d'approfondissement de la foi... En Afrique -a-t-il résumé- on constate le oui franc à la vie, le sens du sacré et de l'espoir. C'est une perception de la réalité en totale cohérence avec Dieu, non réduite au positivisme qui finit par éteindre toute espérance. Tout ce ci nous dit que l'Afrique est un réservoir de vie et de vitalité pour l'avenir, sur lequel le monde comme l'Eglise peut compter". Ce voyage, a conclu Benoît XVI, "a aussi été l'occasion de lancer un appel solennel à l'Afrique, afin qu'elle concentre ses efforts sur l'évangélisation de qui ignore encore l'Evangile. C'est une relance qui implique tout baptisé, appelé à favoriser la réconciliation, la justice et la paix".

Veillée pour la vie naissante :

message de Mgr Castet évêque de Luçon

 

"Dans le monde entier, comme l'an dernier, à l'initiative du Saint Père, de très nombreuses communautés vont se réunir à l'occasion de l'entrée dans le temps de l'Avent pour prier pour toute vie naissante. Laissez-moi vous faire part de quelques éléments de réflexion et de méditation qui pourront vous permettre de vous unir dans la prière à ces veillées.

Une grossesse, attendue, espérée ...ou imprévue. Une vie naissante. Une présence qui grandit. La « création » d'un nouvel être humain, totalement dépendant de sa mère, totalement aussi en devenir... C'est la vie qui se donne, qui est donnée, qui passe par un lien unique, intime, celui de la mère à son enfant. Un lien biologique, un lien affectif, un lien émotionnel, avec un autrui qu'elle ne connaît pas encore mais qu'il lui est donné d'apprendre à connaître.

Pendant la grossesse, tout est transformation, voulue ou subie, dans le corps de la femme : transformations physiologiques mais aussi psychologiques et affectives. Accueillir cette vie naissante, c'est pour la femme un passage, l'offrande de son corps pour la vie d'un autre,  l'accomplissement de sa vocation. On pourrait en exclure l'homme, le père, qui reste parfois un étranger à ce mystère, responsable d'hier mais aussi et surtout pour demain. Pour lui aussi, il y a un avant et un après, un chemin à parcourir, un changement à opérer.

La vie naissante est fragile, vulnérable, et faible. Elle est dépendance. Elle est silence. La femme, la mère en devenir, porte sur cette vie vulnérable un regard ambivalent : une joie profonde, intense, charnelle mais aussi une inquiétude, une incertitude et parfois même une angoisse. Les examens anténataux, de plus en plus systématisés et précoces, suscitent des questions, voudraient apporter des réponses, et ne veulent plus laisser sa place au mystère de la vie. La vie qui n'est pas perfection. Cette nouvelle vie peut alors être perçue comme une menace ou un danger. L'homme prométhéen d'aujourd'hui se donne le droit de trier, de choisir et de condamner à mort au prétexte que l'imperfection n'autorise pas la vie. L'intelligence humaine, mise au service du refus de la vie, dénie alors la vie dans ce qu'elle est vraiment. « En désignant l'un des nôtres comme indigne de vivre, c'est nous-mêmes que nous renions », selon le mot du pianiste Michel Petrucciani.

On ne peut ni nier ni éteindre les angoisses suscitées par la vie naissante. Mais n'avons-nous pas d'abord à mobiliser notre intelligence et nos actes pour que la venue d'un enfant soit synonyme de bénédiction, et source de joie pour ses parents. Soyons assez généreux pour entourer et accompagner tous ceux et surtout toutes celles que la vie blesse, et qui désespèrent. La vie, toute vie, est don de Dieu. L'Avent nous redit que notre vie, comme toute vie, est appelée à s'incarner et prendre chair ! « Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré » (Jr 1, 5)"

Posté le 26 novembre 2011 par Abbé JLL


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