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Le Bulletin de la semaine

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Bulletin de la semaine

LE VATICAN POURRAIT ENTERINER LA FIN DU DIALOGUE AVEC LA FSSPX

 

Après la déclaration commune des évêques de la Fraternité Saint-Pie-X, publiée à l'occasion du 25e anniversaire de leur ordination illicite par Mgr Marcel Lefebvre, Rome aurait l'intention de clore officiellement le dialogue ouvert en 2009 avec les lefebvristes. Cette information est rapportée par le magazine allemand Focus (cité par l'agence Apic), qui précise que le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Mgr Gerhard Ludwig Müller, devrait s'exprimer à ce sujet très prochainement.

 

Dans ce communiqué, que nous évoquions le 28 juin dernier dans la Matinale chrétienne de La Vie, les trois évêques de la Fraternité (Mgr Fellay, Mgr Tissier de Mallerais et Mgr de Galarreta - Richard Williamson ayant été exclu l'an dernier) réaffirmaient les fondamentaux lefebvristes, notamment le rejet de Vatican II.

 

La déclaration précisait ainsi que « la cause des erreurs graves qui sont en train de démolir l'Église ne réside pas dans une mauvaise interprétation des textes conciliaires (...) mais bien dans les textes mêmes », et que « cinquante ans après le Concile, (...) les sacres conservent toute leur justification. »

 

Par sa forme sans concession et sa réaffirmation du bienfondé des ordinations épiscopales de Mgr Lefebvre, le texte constituait un véritable défi lancé au Vatican, auquel celui-ci pourrait donc désormais répondre.

 

Ouvert par Benoît XVI en 2009, avec la levée des excommunications qui pesaient sur les évêques de la FSSPX, le processus de dialogue avait abouti à fin 2011 à une proposition de reconnaissance canonique par l'Eglise, contre la reconnaissance par les lefebvristes d'un« préambule doctrinal » incluant l'acceptation du concile Vatican II. Après plusieurs allers-retours, la Fraternité avait finalement refusé l'an dernier de signer ce protocole, laissant la discussion au point mort.

 

Par ailleurs, l'année écoulée a aussi été l'occasion pour la FSSPX de hausser le ton à plusieurs reprises, comme pour pousser Rome à adopter à son égard une nouvelle position canonique, qui reviendrait sur la levée des excommunications. Une éventuelle déclaration de Mgr Müller devrait permettre d'éclairer la réponse choisie par le Vatican.

 

Aymeric Christensen - La Vie - 8 juillet 2013

 

PREMIERE ENCYCLIQUE DU PAPE FRANÇOIS

 

Communiqué de Mgr Podvin, porte-parole de la Conférence des Evêques de France

 

Lumineuse encyclique !

"Dieu fait tout à saison, disait Saint François de Sales. Servons Le bien aujourd'hui". C'est peu dire que nous traversons la difficile et durable "saison" d'un éclatement des repères  éthiques et spirituels. L'encyclique Lumen Fidei est providentielle. Elle est un lumineux "quatre mains", enrichi par deux successeurs de Pierre, confortant l'un après l'autre,  leurs frères dans la foi !

 Nous voici invités, non seulement à regarder vers Jésus, mais à tout regarder du point de vue de Jésus (n°18). La foi a ceci de singulier qu'elle est capable d'éclairer toute l'existence de l'homme. Elle est "lumière qui vient de l'avenir" (n°4). Durant ces quatre beaux chapitres, le lecteur parcourt le  chemin de la foi afin de la comprendre (n°8). Guidé par le Pape François, il recueille les éléments qui résument le trésor de mémoire. Tout ce qu'est l'Eglise, tout ce qu'elle croit se constitue de manière unifiée : Confession de foi, célébration des sacrements, Décalogue et prière (n°46). De bout en bout, il s'agit d'explorer toujours davantage l'horizon qu'éclaire la foi (n°36). 

Assurément, ce texte n'est pas conçu dans une tour d'ivoire. Il n'élude pas la  souffrance humaine. Le service rendu par la foi au bien commun est toujours service d'espérance (n°57). On comprend pourquoi, sans être une conception individualiste, la foi nous fait rejoindre le plus profond de notre être. Nous sommes, par l'acte de croire, en relation originaire au Christ et à nos frères (n°22). 

Lisons Lumen Fidei de grand cœur! Nous deviendrons davantage fidèles en nous confiant au Dieu fidèle (n°10). Il est venu le moment de nous laisser réengendrer par « notre mère la foi »!

Mgr Bernard PODVIN
Porte-parole de le la Conférence des évêques de France

 

FRANCE: EMBRYON, CONSCIENCE ET VERITE

 

Visées utilitaristes d'une société du bien-être

 

Ce soir (10 juillet 2013) les députés français discutent d'une proposition de loi, soutenue par le gouvernement, visant à lever l'interdiction de principe des recherches sur l'embryon humain, ou les cellules souches issues d'embryons détruits, au profit d'un régime d'autorisation sous conditions. La discussion aura lieu dans une précipitation fort peu démocratique. En effet, la loi de bioéthique actuellement en vigueur en France demande que toute réforme sur les questions éthiques et de société soit précédée par un débat public sous forme d'états généraux. Il n'en a rien été. C'est d'ailleurs à l'issue d'un tel débat que les parlementaires, il y a deux ans, avaient maintenu le principe d'interdiction de recherches portant atteinte à l'intégrité de l'embryon humain, tout en autorisant sous certaines conditions, il est vrai, des dérogations. 

 

Certains veulent donc aller plus loin et sacrifier totalement l'embryon humain à la passion intellectuelle de certains chercheurs et aux espoirs commerciaux de quelques industriels en faisant appel à ce qui devient chez nous une obsession de la santé parfaite. Pour ce faire nous avons pu entendre ces derniers jours un langage séducteur qui, comme toujours dans ces cas-là, prend de singulières libertés avec la vérité.

L'embryon humain, nous dit-on, est un simple « amas de cellules » sans conscience. C'est scientifiquement faux : l'embryon humain n'est pas un tas de cellules assemblées sans ordre, il est dès le début de sa vie un être dont le développement est prodigieusement organisé en vue d'une finalité précise : constituer une personne dans toutes ses capacités. C'est éthiquement hasardeux : faut-il qu'un être humain soit conscient pour être pleinement respectable ? La réalité est que tout corps humain vivant manifeste une présence humaine. Mais peut-être que notre orgueil prométhéen ne supporte pas d'avoir commencé avec le diamètre d'un cheveu.

Ouvrir en grand la porte des recherches sur l'embryon permettrait des grands progrès thérapeutiques, par exemple pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives ? La réalité est que, là où elle est autorisée, la recherche sur les embryons humains piétine depuis des années et que les espoirs thérapeutiques sont aujourd'hui proches de zéro. Les équipes ont rencontrées de grosses difficultés liées à des questions de rejet immunitaires et à des développements de tumeurs.

Peut-être, nous dit-on, mais la recherche sur l'embryon reste importante pour tester l'efficacité de futurs médicaments. Dans ce domaine, les cellules reprogrammées (iPS) travaillées par le prix Nobel Shinya Yamanaka apparaissent aujourd'hui aussi efficaces. Rappelons que ce grand scientifique a été stimulé dans ses recherches par la volonté éthique de ne plus avoir à détruire des embryons. A partir de ses travaux des essais cliniques sont déjà envisagés.

Loin de favoriser une plus grande coopération dans la recherche internationale, la proposition de loi discutée ce soir, si elle est votée, creusera un peu plus le retard français en matière de recherche cellulaire. D'autant plus qu'elle supprimerait le devoir inscrit dans la loi actuelle de favoriser des recherches alternatives conformes à l'éthique à partir de cellules souches, par exemple issues de l'organisme adulte ou du sang de cordon ombilical, qui aujourd'hui permettent déjà de soigner et de guérir des malades (maladies de peau et du sang).

Résister à ce discours séducteur nécessite un sursaut de la conscience. Conscience des politiques bien sûr - et certains s'y engagent courageusement -, conscience des scientifiques mais aussi conscience de chacun de nous. Quel effort déployons-nous pour nous informer alors que les technologies actuelles de l'information nous facilitent la tâche ? Sommes-nous prêts à plus de tempérance en matière de santé ? Sommes-nous prêt à des renoncements pour préserver une société solidaire ? Pour citer un exemple : sommes-nous prêt à remettre en cause la logique des techniques de fécondation artificielle à l'origine des 170 000 embryons congelés stockés en France aujourd'hui ? 

En rendant visite aux migrants désemparés de Lampedusa, le Pape François nous rappelle avec la vigoureuse douceur de l'Evangile que nos pays ne peuvent être réduits à des espaces marchands au détriment des plus vulnérables. Ne sacrifions pas cet être hautement vulnérable qu'est l'embryon humain aux visées utilitaristes d'une société du bien-être.

Père Brice de Malherbe

Professeur à la Faculté Notre-Dame de Paris

Co-directeur du département d'éthique biomédicale

Collège des Bernardins

 

 


 

Posté le 14 juillet 2013 par Juillet 2013


COMMUNIQUE DE « LA MANIF POUR TOUS » : LA FRANCE RAPPELEE A L'ORDRE PAR LE CONSEIL DE L'EUROPE : UNE PREMIERE POUR LA FRANCE, "PAYS DES DROITS DE L'HOMME"

Une première pour la France, « pays des droits de l’homme » : suite à la répression policière contre les opposants à la loi Taubira,  le Conseil de l’Europe rappelle la France à l’ordre et conduira ses rapporteurs à enquêter en France dans les semaines à venir

 

Une procédure de « monitoring » sur la France a été initiée par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe le 27 juin 2013 par l’introduction d’une résolution (13255) sur les « Graves revers dans le domaine des droits de l’homme et de l’Etat de droit en France » à la demande de 25 députés de 12 pays européens. Elle conduira dans les mois qui viennent à l’ouverture d’une enquête menée par la « Commission de suivi de l’Assemblée pour le respect des obligations et engagements des États membres du Conseil de l’Europe ».

De plus, ce même 27 juin 2013, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté une résolution 1947 (2013) « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias et la liberté d'expression ». Dans cette résolution l’Assemblée rappelle à l’ordre la France, la Turquie et la Suède et condamne l’usage disproportionné des forces de l’ordre face aux manifestations populaires.

Ces résolutions font suite à une audience publique organisée le 26 juin au Conseil de l’Europe à l’initiative du Parti Populaire Européen et du European Centre for Law and Justice et dénonçant la répression policière du mouvement social français. Un rapport sur ces répressions fut présenté à cette occasion.

La Manif Pour Tous a pleinement collaboré à cette initiative et se réjouit de la prise de conscience de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe sur les graves manquements aux libertés individuelles en France contre les opposants à la loi Taubira. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, a stigmatisé cette situation intolérable lors de son audition du 26 juin 2013 au Conseil de l’Europe.

Comme La Manif Pour Tous le dénonce depuis des mois, la réponse policière à l’encontre des opposants à la loi Taubira, à la PMA pour tous et à la GPA, est scandaleusement disproportionnée : utilisation de gaz lacrymogène, notamment sur des enfants sur le parcours de la manifestation nationale du 24 mars, interpellations arbitraires massives (1000 environ depuis fin mai), gardes à vue injustifiées (500), condamnations contraires à la justice la plus élémentaire (dont deux mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour des faits conséquents à une interpellation injustifiée)…

A cela s’ajoute la difficulté de La Manif Pour Tous à faire respecter les libertés fondamentales, en particulier liberté de réunion, d’expression, d’aller et de venir, de conscience.

Ainsi, les droits de manifester (qui légalement n’est pas sous régime d’autorisation, mais seulement de déclaration), de tracter, de porter librement les couleurs de La Manif Pour Tous, d’aller et venir, ont été particulièrement mis à mal par les pouvoirs publics.

En outre, compte-tenu de la circulaire Valls menaçant de sanctions très lourdes les maires qui refuseraient de célébrer le « mariage » de deux personnes de même sexe, la liberté de conscience est très gravement menacée.

M. Hollande et le gouvernement n’ont pas voulu entendre le peuple français. Ils cherchent désormais à le faire taire. Ils manipulent la peur pour intimider les opposants à leur projet.

C’est pourquoi le Conseil de l’Europe, informé des faits, enverra ses rapporteurs enquêter plus avant en France.

Ils ne pourront que constater que le Pouvoir, en dépit de ses nombreuses déclarations sur la démocratie, est très loin de la respecter !

L’ONU a également été informée de la situation ; elle va être saisie.

Posté le 06 juillet 2013 par Annonces


S. Em. LE CARDINAL BURKE : « L’ÉGLISE CATHOLIQUE N’APPROUVERA JAMAIS LES UNIONS HOMOSEXUELLES »

Son Eminence le cardinal Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, était présent aux journées Evangelium vitae conclues par le pape François le 16 juin à Rome. Il exhorte les catholiques à se mobiliser – y compris dans la rue si nécessaire – pour défendre la famille et la vie.

 

La défense de la vie est un combat incessant pour l’Église, comme l’atteste entre autres la continuation des journées Evangelium vitae lancées par Jean-Paul II. Où s’enracine cette priorité ?

La loi que la Révélation nous a donnée nous apprend que le premier droit d’un être humain est de vivre. Cette vérité qu’est l’inviolabilité de la vie innocente, est d’autant plus évidente lorsque l’on se souvient que le Christ est mort pour tous les êtres humains, sans exception. Rappelons également la parabole du jugement dernier : « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites » (Matthieu 25,40). Or, ceux qui sont vivants mais qui ne sont pas encore nés, sont les plus petits. C’est pour cela que l’Église appellera toujours à protéger cette vie innocente. De plus, le premier précepte de la loi naturelle est de promouvoir et de protéger la vie humaine. Inscrit dans le cœur de chacun, ce précepte est partagé par tout le monde, quelle que soit l’orientation spirituelle.

Une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, signée par le cardinal Ratzinger en 2004, indiquait qu’il ne fallait pas donner la communion aux hommes et femmes politiques catholiques soutenant publiquement l’avortement. Est-elle toujours d’actualité ?

Absolument ! Les hommes politiques qui se disent catholiques, mais qui soutiennent l’avortement en prétendant ne pas vouloir imposer leurs convictions religieuses sont dans l’erreur puisque, ainsi que je l’ai dit, la révélation divine ne vient que confirmer ce que la loi naturelle, accessible à tous, a déjà établi. Et ceux qui font ouvertement la promotion de l’avortement ne doivent donc pas avoir accès à la sainte communion. Cette règle de discipline canonique est prévue par le Code de droit canonique à l’article 915. Les catholiques doivent savoir manifester leur opposition, y compris dans la rue, lorsque cela est nécessaire.

Quel doit être le rôle de la famille dans le respect de la vie ?

La famille a le premier rôle car ce sont les parents qui doivent apprendre à leurs enfants à respecter la vie humaine et à se respecter eux-mêmes. Dans un deuxième temps, l’éducation religieuse doit préparer les enfants à avoir ce regard. Dans cette optique, la catéchèse est très importante. Pendant des années, la manière d’enseigner le catéchisme aux enfants a été tellement pauvre qu’il y a une nécessité de réaliser un vrai travail sur ce point. J’espère que ce temps où la catéchèse a été appauvrie est révolu. Je me souviens que, lorsque j’étais évêque d’un diocèse, j’ai essayé tant que j’ai pu de remédier à ces problèmes.

Vous êtes préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, qui veille à la bonne administration de la justice ecclésiastique. Qu’en est-il de l’enseignement de l’Église concernant les unions homosexuelles ?

L’enseignement de l’Église est très clair. L’union sexuelle est morale dans le cadre du mariage, celle-ci étant l’expression d’un amour fidèle, permanent et fécond, c’est-à-dire procréatif, entre un homme et une femme. Une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, parue en 2003 et signée par le cardinal Ratzinger, alors préfet de cette même congrégation, condamnait ainsi toute forme de légalisation des unions homosexuelles. La nature nous enseigne que l’homme et la femme sont faits l’un pour l’autre. L’altérité est une condition nécessaire au mariage. Il faut donc comprendre que l’Église catholique n’approuvera jamais les unions homosexuelles, qui ne peuvent être naturellement procréatives.

En France, la loi légalisant le mariage homosexuel a été votée. Que doivent faire les catholiques désormais ?

J’ai suivi le combat des Français contre cette loi. Je peux leur dire ceci : continuez à manifester, continuez à montrer que cette loi est injuste et immorale. L’Église vous soutiendra dans ce combat pour la justice. J’encourage ainsi les prêtres et les évêques à continuer sur cette voie et manifester leur opposition dans la rue si nécessaire. C’est important qu’ils montrent l’exemple. Moi-même, il m’est arrivé de manifester, notamment à l’occasion de Marche pour la vie. Dans Evangelium vitae, Jean-Paul II fait référence à la désobéissance civile, c’est dans ce genre de cas que nous devons la pratiquer.

Les parents ont également un travail à effectuer contre ces lois insidieuses. Ils doivent surveiller ce que font leurs enfants. Le pire aujourd’hui est sans nul doute la pornographie. Les parents doivent faire attention notamment lorsque les enfants utilisent l’ordinateur et regardent des choses dont ils ne mesurent pas les effets et qui font beaucoup de mal.

Comment préserver les enfants de ces dérives sociétales lorsqu’elles s’affichent dans la rue ?

Il faut que les parents essaient de garder leurs enfants loin de tout cela et de leur expliquer ce qui est bien et ce qui est mal. L’école est également un lieu dans lequel il faut s’investir. Il faut notamment que l’enseignement catholique soit encore plus catholique qu’il ne l’est actuellement.

Posté le 06 juillet 2013 par Annonces


EUROPE : LA PRESSION CITOYENNE S'ACCENTUE POUR DEFENDRE L'EMBRYON

France : le gouvernement relance l'offensive contre l'embryon

 

Le gouvernement français avait annoncé sa volonté d’aboutir à la libéralisation de la recherche sur l’embryon humain avant l’été. Après l’échec d’une première tentative de passage en force en mars, la proposition de loi sur ce sujet sera réexaminée le 11 juillet en session extraordinaire. Dans le même temps, la mobilisation citoyenne contre la recherche sur l’embryon humain prend de l’ampleur et change d’échelle. 

600 000 européens ont déjà signé l’initiative citoyenne One of us (Un de nous). Les coordinateurs européens réunis à Rome ce week-end, s’organisent pour atteindre au plus vite le million requis. Un de nous, version française de l’initiative, recueille à ce jour 40 000 signatures. 60 000 sont nécessaires d’ici le 11 juillet pour envoyer un message fort de promotion de la dignité humaine aux parlementaires français.   

Le 15 juin, les coordinateurs de l’initiative One of Us (Un de nous), venus des 27 Etats membres de l’Union européenne, se rassemblaient à Rome pour une réunion de mi-parcours autour des initiateurs du projet, les députés européens Carlo Casini et Jaime Mayor Oreja, ainsi qu’entre autres Gregor Puppinck, directeur de l’ECLJ (European Centre for Law and Justice). L’occasion pour les relais nationaux de se féliciter de la collecte commune de quelque 580 000 signatures, soit plus de la moitié du nombre requis d’ici l’automne.       

L’enthousiasme des participants à cette rencontre romaine a été renforcé par le contexte italien de la rencontre.

La réunion correspondait à la célébration à Rome de l’Evangile de la Vie dont les messages ont été placés au cœur de l’année de la foi par les Papes Benoît XVI et François, tous deux soutiens de la première heure de l’initiative Un de nous*. L’ampleur de la mobilisation des Italiens en faveur de l’initiative est impressionnante. « FIRMA UNO DI NOI », est le slogan omniprésent de l’autre côté des Alpes. Avec plus de 220 000 signatures à elle seule, l’Italie emmène le mouvement avec, dans sa roue, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, l’Espagne et les Pays-Bas, pays qui ont atteint leur quota minimum de signatures requis par la Commission européenne. 7 pays au minimum devaient avoir passé cette barre imposée : cette première condition est d’ores est déjà remplie**. Reste maintenant aux Etats membres de rassembler 1 million de soutiens. 

En France, la mobilisation est d’autant plus significative et urgente que le gouvernement entend faire voter la proposition de loi visant la levée de l’interdiction de la recherche sur l’embryon à l’Assemblée nationale d’ici l’été. Le gouvernement démontre ainsi sa volonté d'aboutir coûte que coûte, sans véritable consultation des Français, alors que la loi bioéthique du 7 juillet 2011 prévoit des états généraux avant tout changement de législation sur ce thème. Le texte passera en séance publique le 11 juillet au cours de la session extraordinaire qui s’ouvre le 1er juillet.

 

Alliance VITA, la Fondation Jérôme Lejeune, les Associations Familiales Catholiques et le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine, appellent à atteindre 60 000 signatures d’ici le 11 juillet afin de se faire entendre des responsables politiques français.

Posté le 29 juin 2013 par Annonces


SANS LA BONTE, LES PRECEPTES MORAUX SONT STERILES

 

Homélie de S.S. le pape François du 19 juin 2013

 

Parmi les différentes sortes d’hypocrisie dans l’Eglise, le pape condamne l’éthique « sans bonté », qui à force de préceptes rend la Parole de Dieu « inféconde ».

C’est ce qu’il a déclaré lors de la messe qu’il a célébrée mercredi 19 juin, en présence d’employés de la Congrégation pour les évêques et du Conseil pontifical pour la famille, à la Maison Sainte-Marthe.

L’intelligence de trouver Dieu

Le pape a centré son homélie sur l’hypocrisie dans l’Eglise, soulignant quatre épisodes évangéliques où « le Seigneur parle contre les hypocrites » : les deux premiers épisodes représentent les hypocrites qui utilisent « la casuistique » : il s’agit des pharisiens qui demandent au Christ s’il est permis de payer l’impôt à César (Mt 22, 15-22) et des saducéens qui lui soumettent le cas de la femme sept fois veuve (Mt 22, 24-30).

Pour le pape, ces catégories d’hypocrites « utilisent la voie de la casuistique » pour « faire tomber Jésus dans un piège » : ce sont « les hypocrites de la casuistique, les intellectuels de la casuistique », qui « n’ont pas l’intelligence de trouver, d’expliquer Dieu »; ils restent seulement dans la « casuistique: là on peut, là on ne peut pas». Ce sont « des chrétiens intellectuels sans talents ».

L’éthique sans bonté

Le troisième épisode se situe au chapitre 23 de Matthieu, où le Christ se tourne vers les pharisiens : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes ; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer ! ».

Ceux-là utilisent la voie des préceptes, et à force de préceptes « la parole de Dieu ne semble pas féconde ». Ils « amènent le peuple de Dieu sur une voie sans issue. Ce sont des éthiciens sans bonté. Ils ne savent pas ce qu’est la bonté. Ce sont des éthiciens – il faut faire ceci, ceci, ceci – remplis de préceptes » mais « sans bonté ».

Ces mêmes hypocrites empruntent également « la route de la vanité », « à tel point qu’ils finissent par se rendre ridicules » : ils se « drapent pour faire semblant d’être majestueux, parfaits » mais ils n’ont « pas le sens de la beauté. Ils parviennent seulement à une beauté de musée ».

L’hypocrisie qui touche au sacré

Enfin, la quatrième sorte d’hypocrisie est illustrée en Mt 6, 1-6. 16-18 : « le Seigneur parle d’une autre classe d’hypocrites, ceux qui touchent au sacré… il parle du jeûne, de la prière et de l’aumône : les trois piliers de la piété chrétienne, de la conversion intérieure que l’Eglise propose dans le carême. Sur cette voie il y a des hypocrites, qui se pavanent en jeûnant, en rendant l’aumône, en priant ».

Cette hypocrisie est la forme la plus grave : « quand l’hypocrisie arrive à ce point, dans la relation avec Dieu [ces hypocrites] sont assez proches du péché contre l’Esprit-Saint. Ils ne connaissent rien à la beauté, à l’amour, à la vérité; ils sont petits, vils ».

La route alternative

Le pape propose une « route alternative » dans la première lecture (2 Co 9, 6-11) où Paul « parle de largesse, de joie. Tous les chrétiens ont la tentation de l'hypocrisie. Tous. Mais [ils ont] aussi la grâce, la grâce qui vient de Jésus Christ, la grâce de la joie, la grâce de la magnanimité, de la largesse ».

« L’hypocrite ne connaît pas la joie, ne connaît pas la largesse, ne connaît pas la magnanimité ». Ils fait « du mal à tous » dans l’Eglise et il a une attitude suffisante : « Seigneur, je fais tout cela… je fais partie d’une association... ».  Il est le contraire de l’« icône si belle du publicain qui prie ainsi : ‘aie pitié de moi Seigneur, je suis un pécheur’ ». (Lc 18, 9-14).

Cette humble prière, « c’est la prière que [le croyant] doit faire tous les jours, dans la conscience qu’il est pécheur, mais avec des péchés concrets, non pas théoriques », a conclu le pape en invitant le chrétien à demander au Seigneur « qu’il le sauve de toute hypocrisie et lui donne la grâce de l'amour, de la largesse, de la magnanimité et de la joie ».

Posté le 29 juin 2013 par Pape François


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