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Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

Lettre pastorale

 

Lettre pastorale

de s. exc. mgr centene, evêque de vannes

 

Chers amis,

Le temps de l'Avent nous prépare à célébrer le mystère de l'Incarnation, la venue du Verbe de Dieu dans notre chair. En prenant une nature humaine, Dieu a voulu assumer une vie d'homme semblable à la nôtre. Par le don qu'il nous fait de lui-même, le Seigneur a donné à chaque vie humaine un sens et une valeur incomparable. Il nous invite à choisir la vie, à l'aimer, à la promouvoir et à la protéger à tous les stades de son développement.

A l'occasion de l'entrée en Avent, le Saint Père célèbrera en la basilique Saint-Pierre de Rome, le samedi 27 novembre prochain, une « Veillée solennelle pour la vie naissante ».

Le Saint Père désire que dans les Eglises particulières, les évêques président des cérémonies analogues en y faisant participer les paroisses, les communautés religieuses, les associations et les mouvements pour qu'en ce jour l'Eglise toute entière pose un acte solennel de foi en la Vie.

A Vannes, en communion avec le Pape et toute l'Eglise, je présiderai la veillée de prière pour la vie naissante qui aura lieu en la cathédrale Saint-Pierre le 27 novembre à 20h30. Elle sera organisée par les services diocésains de la pastorale familiale et de la pastorale liturgique et sacramentelle.

Tous les fidèles du diocèse, pères et mères de famille, enfants, jeunes et étudiants, responsables de services et de mouvements, laïcs engagés dans la vie professionnelle, associative, politique, sociale et culturelle sont invités à ce temps de prière pour répondre à l'appel du Saint Père.

Conscients des dangers qui menacent aujourd'hui la vie humaine en raison de la culture relativiste et utilitariste ambiante qui tend à étouffer la perception de la dignité propre de chaque personne, et tout particulièrement des petits, des faibles et des sans-voix, nous aurons à cœur de rendre grâce au Seigneur pour le don de la vie et nous invoquerons sa protection sur chaque être humain appelé par Dieu à l'existence.

Messieurs les curés et recteurs inviteront leur communauté paroissiale à participer à cette célébration.

Dans les paroisses trop éloignées de Vannes pour pouvoir espérer une large participation à la veillée de la cathédrale, des initiatives analogues pourront être prises pour que chaque chrétien puisse prendre conscience que nous sommes plus que jamais appelés à être « le peuple de la Vie » (Jean-Paul II, Evangelium Vitae, n. 79).

Pour notre diocèse, engagé depuis le mois de septembre dans une « année de l'accueil », cette célébration sera l'occasion de manifester notre volonté d'accueillir la vie et d'accueillir le Christ petit enfant dont nous nous préparons à célébrer la Nativité.

+ Raymond CENTENE

Evêque de Vannes

 

Posté le 27 novembre 2010 par Mgr Centène


Nouvelles romaines

Des Anglicans dans l'Eglise à Pâques

 

L'ordinariat prévu dans la Constitution apostolique « Anglicanorum coetibus » pour les fidèles anglicans qui désirent s'unir à l'Eglise catholique sera créé en janvier, afin que les groupes qui le désirent puissent rendre leur union à Rome effective pour Pâques. C'est ce qu'a annoncé la Conférence épiscopale d'Angleterre et du pays de Galles. Plusieurs étapes progressives sont prévues, qui commenceront début janvier et se termineront à la Pentecôte. Ce processus se déroulera de manière conjointe entre les évêques d'Angleterre et du pays de Galles en collaboration avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui établira l'aptitude des candidats au sacerdoce parmi les ministres anglicans qui le demandent.

Le processus formel a débuté le 8 novembre quand 5 évêques anglicans ont annoncé leur renonciation au ministère et leur désir d'entrer dans l'Eglise catholique. Leur démission de la communion anglicane prendra effet le 31 décembre. Lorsqu'ils seront entrés en communion avec l'Eglise catholique au début du mois de janvier 2011, l'Ordinariat sera constitué et le nom du nouvel Ordinaire sera annoncé, qui pourrait être l'un de ces prélats. Par la suite, ces évêques dont les demandes seront acceptées par la Congrégation par la doctrine de la foi seront ordonnés au diaconat et au sacerdoce catholique, devenant ainsi les premiers ministres de l'ordinariat. Ces ministres aideront à la seconde étape du processus, l'admission de groupes anglicans avec leurs pasteurs, durant la Semaine Sainte.

Les clercs anglicans et leurs groupes de fidèles commenceront, avant le début du Carême, «une période de formation intense pour l'ordination comme prêtres catholiques». Ensuite, probablement durant la Semaine Sainte, les fidèles seront reçus dans l'Eglise catholique et confirmés, même si leur formation se poursuivra jusqu'à la Pentecôte. A la Pentecôte, «ces prêtres anciennement anglicans dont les pétitions pour l'ordination ont été acceptées par la CDF seront ordonnés au sacerdoce catholique». La formation à la théologie catholique et à la pratique pastorale continueront pendant une période de temps adaptée après l'ordination.

Michel Janva

 

Les propos du Pape : communiqué de Rome

 

"À la fin du chapitre 10 du livre "Lumière du monde», le Pape répond à deux questions au sujet de la lutte contre le sida et l'utilisation des préservatifs, questions qui se rapportent à la discussion ayant suivi quelques mots prononcés par le Pape sur ce sujet au cours de son voyage en Afrique en 2009.

Le Pape confirme clairement qu'alors, il n'avait pas voulu prendre position sur la question du préservatif en général, mais qu'il voulait affirmer avec force que le problème du sida ne peut pas être résolu seulement avec la distribution de préservatifs, parce qu'il faut faire beaucoup plus: prévenir, éduquer, aider, conseiller, rester proche des gens, soit afin qu'ils ne tombent pas malades, soit quand ils sont malades.

Le Pape rappelle que même dans les milieux non ecclésiaux, il s'est développé une conscience analogue, tel qu'il ressort de la théorie dite ABC (Abstinence - Be Faithful - Condom), dans lequel les deux premiers éléments (l'abstinence et la fidélité) sont beaucoup plus cruciaux et fondamentaux pour le sida, tandis que le préservatif est en dernière place comme une échappatoire, quand les deux autres font défaut. Il doit donc être clair que le préservatif n'est pas la solution au problème.

Le Pape élargit ensuite le regard et insiste sur le fait que se concentrer uniquement sur le préservatif revient à banaliser la sexualité, qui perd son sens comme une expression de l'amour entre les individus et devient comme une «drogue». La lutte contre la banalisation de la sexualité fait partie du "grand effort pour que la sexualité soit perçue de façon positive et puisse exercer son effet positif sur l'être humain dans sa totalité."

À la lumière de cette vision ample et profonde de la sexualité humaine et de sa problématique aujourd'hui, le Pape réaffirme que "bien sûr l'Eglise ne considère pas le préservatif comme la solution authentique et morale" du problème du sida. De cette façon, le pape ne réforme ni ne change l'enseignement de l'Eglise, mais il le réaffirme, se mettant dans la perspective de la valeur et la dignité de la sexualité humaine comme expression d'amour et de responsabilité.

Dans le même temps, le pape considère une situation exceptionnelle dans laquelle l'exercice de la sexualité représente un vrai risque pour la vie de l'autre. Dans ce cas, le Pape ne justifie pas moralement l'exercice désordonné de la sexualité, mais estime que l'utilisation du préservatif pour réduire le risque d'infection est un "premier acte de responsabilité", un "premier pas sur la voie d'une sexualité plus humaine" plutôt que de ne pas l'utiliser en exposant l'autre au risque de sa vie.

En cela, le raisonnement du pape ne peut certes pas être défini comme une volte-face révolutionnaire.

Beaucoup de théologiens moraux et de personnalités ecclésiastiques faisant autorité ont soutenu et soutiennent des positions similaires; il est vrai, cependant, que nous ne les avions pas encore entendues aussi clairement de la bouche d'un pape, même sur un ton familier, et non pas magistral.

Benoît XVI nous donne donc avec courage une contribution importante de clarification et d'approfondissement d'une question débattue depuis longtemps. C'est une contribution originale, parce que d'un côté, elle tient à la fidélité, aux principes moraux et témoigne de lucidité en refusant un chemin aussi illusoire que "la confiance dans le préservatif"; de l'autre, cependant, elle manifeste une vision compréhensive et clairvoyante, attentive à découvrir les petits pas - même s'ils n'en sont qu'à leurs débuts, et encore confus - d'une humanité souvent très pauvre spirituellement et culturellement, vers un exercice plus humain et responsable de la sexualité."

Père Federico Lombardi, sj

Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège,

Posté le 27 novembre 2010 par Abbé Jean-Laurent Lefèvre


Nouvelles romaines

LE PAPE crée 24 nouveaux cardinaux au cours d'un nouveau consistoire

 

Ce 20 novembre, le Pape Benoît XVI créera vingt-quatre nouveaux cardinaux au cours d'un nouveau consistoire. La veille, il aura reçu l'ensemble du collège cardinalice pour traiter de deux problèmes, la liberté religieuse et la liturgie.


Les cardinaux à l'œuvre dans l'Église

En invoquant l'histoire et le rôle du Sacré Collège, "L'Homme Nouveau" entend non seulement décrire la mission des cardinaux de la Sainte Église, mais aussi saluer « nos » cardinaux qui travaillent depuis longtemps dans le sillage de Benoît XVI.

En annonçant la réunion prochaine d'un consistoire pour la création de 24 cardinaux, Benoît XVI a rappelé que le rôle des cardinaux est « d'aider le successeur de l'Apôtre Pierre dans l'accomplissement de sa mission ». Nommés par le pape seul, ils sont ses collaborateurs dans le gouvernement de l'Église, ils sont ses conseillers les plus proches lorsqu'ils sont réunis en consistoire et c'est parmi eux que le Souverain Pontife choisit les membres les plus importants de la Curie (le Secrétaire d'État et les Préfets des principales congrégations).

Dans l'histoire, leur fonction comme leur nombre a changé. Le cardinal Rossi, dans l'ouvrage qu'il a consacré au Collège cardinalice et qui a été publié en 1990 à la Libreria Editrice Vaticana, voit l'origine des cardinaux dans les sept diacres qui, à Jérusalem déjà, puis dans la primitive Église de Rome, « assistaient le Pontife dans l'assemblée des fidèles ». Avant d'être papes, Clet et Clément (3e et 4 e papes de l'histoire de l'Église) sont mentionnés comme diacres de l'Apôtre saint Pierre. À l'origine le mot cardinal (cardinalis en latin) fut employé comme qualificatif, pour désigner un clerc (diacre, prêtre ou évêque) attaché à une église particulière ; on emploie encore aujourd'hui les mots incardiné et incardination pour désigner le nécessaire rattachement d'un prêtre à un diocèse.

Au moins dès le IVe siècle, à Rome, les principaux membres du presbyterium - prêtres et diacres qui assistent le pape pour les fonctions liturgiques et la prédication - sont aussi consultés par lui pour les questions importantes qui touchent aux autres Églises. Au fil du temps, seront distingués les cardinaux-prêtres (en charge d'un « titre », l'équivalent d'une paroisse, à Rome), les cardinaux diacres qui ont des fonctions liturgiques, mais aussi administrent les biens temporels de l'Église à Rome et dispensent la charité et enfin les cardinaux-évêques qui, eux, étaient titulaires des sept sièges épiscopaux qui entouraient Rome : Ostie, Velletri, Albano, etc. Cette distinction des trois ordres de cardinaux s'est maintenue jusqu'à nos jours. Au fil du temps, des prêtres ou des évêques appartenant à d'autres diocèses que Rome et ses environs et à d'autres pays que l'Italie ont reçu ce titre cardinalice et sont donc venus s'établir à Rome ou dans les villes où résidaient le pape.

 

Le Sacré Collège

La constitution du Sacré Collège, comme ensemble des collaborateurs les plus proches du pape, et la fixation de règles plus strictes pour l'élection du pape sont à peu près contemporaines. Elles s'inscrivent dans le contexte de réforme de l'Église qui caractérise le XIe siècle. La réforme grégorienne (du nom de saint Grégoire VII, pape de 1073-1085), commence en fait avec saint Léon IX (1049-1054) et se poursuit pendant tout le siècle avec Victor II, Nicolas II, le bienheureux Victor III et le bienheureux Urbain II. La réforme était menée, notamment, à travers des synodes romains et des conciles provinciaux. Elle visait à lutter contre la simonie et l'investiture laïque, à rétablir la discipline ecclésiastique et à réformer les mœurs des chrétiens. Des cardinaux furent envoyés (d'où le nom de légats qui leur sera donné) pour présider ces conciles provinciaux et prendre, au nom du pape, les décisions qui s'imposaient (dépositions d'évêques ou d'abbés, excommunications, etc.).

Cette participation accrue des cardinaux au gouvernement de l'Église s'accompagna de l'attribution du privilège d'élire le pape. Par la bulle In nomine Domini, promulguée par le pape Nicolas II en 1059, fut décrété que l'élection pontificale se ferait désormais uniquement par les cardinaux évêques, les autres cardinaux (prêtres et diacres), les clercs et le peuple de Rome confirmant leur choix. Puis, ce privilège de l'élection pontificale fut étendu aux autres cardinaux. La première élection pontificale effectuée par les trois ordres de cardinaux fut celle d'Innocent II, en 1130. On peut considérer qu'à partir de ce moment le Sacré Collège, composé de cardinaux égaux dans leur pouvoir (sinon dans leur titre), est constitué. La réunion des cardinaux électeurs dans un lieu fermé à clefs (conclave) ne date que de l'élection, interminable, de Grégoire X (entre novembre 1268 et septembre 1271).

La bulle de Nicolas II a bien donné des pouvoirs exceptionnels aux cardinaux mais, tout autant, elle a eu pour but de « mettre un terme à l'ingérence de l'autorité impériale et des grandes familles romaines dans la nomination des papes » (P. Jugie).

À cette époque aussi, la collaboration des cardinaux avec le pape se formalise encore avec l'apparition du consistoire. Cette assemblée des cardinaux autour du pape prend forme sous le pontificat d'Urbain II (1088-1099). Elle se réunit, régulièrement, quand le pape la convoque pour discuter de toutes les questions importantes relatives à la vie de l'Église : problèmes doctrinaux, érection de diocèses, nomination d'évêques, canonisations, envoi de légats, questions financières et d'administration des biens de l'Église. Au fil du temps, certaines questions échapperont au consistoire - par exemple, les nominations d'évêques ou les causes de béatification et de canonisation - parce qu'elles deviendront de plus en plus fréquentes et nombreuses et donc elles seront confiées à des organismes spécialisés (les congrégations de Curie).

On a toujours distingué plusieurs types de consistoires. Le Code de droit canonique actuel distingue les consistoires ordinaires - où sont convoqués tous les cardinaux « du moins ceux qui se trouvent à Rome, afin d'être consultés sur certaines affaires graves, mais qui surviennent assez communément » -, et les consistoires extraordinaires - où tous les cardinaux sont convoqués et qui sont réunis « lorsque des nécessités particulières de l'Église ou l'étude d'affaires de grande importance le conseillent ».

 

De 7 à 203 cardinaux

Si l'on considère que les sept diacres qui assistaient l'évêque de Rome aux premiers siècles de l'Église sont l'équivalent des cardinaux actuels, on voit une progression continue du nombre des cardinaux tout au long de l'histoire. Cette progression correspond à l'augmentation du nombre des fidèles et à l'internationalisation de la chrétienté. On peut repérer quelques étapes.

Pendant des siècles, il n'y a pas eu de chiffre fixé. Au Moyen-Âge, il y a environ 20 cardinaux qui tous, sauf circonstances particulières, résident à la cour pontificale. Le concile œcuménique de Bâle dans sa XXIII session (26 mars 1436) rappelle l'étymologie originelle du mot cardinal : ils sont « les gonds [cardo, cardinis en latin] sur lesquels tournent et sont soutenues les portes de l'Église universelle ». Mais surtout ce concile limite le nombre des cardinaux à 24 (« de manière à n'être pas un poids pour l'Église »), fixe des règles très précises pour éviter le népotisme et engage ce qu'on appellera l'internationalisation du Sacré Collège : « qu'ils soient choisis, dans toute la mesure où ce sera possible sans inconvénient, dans toutes les régions de la chrétienté afin que l'on puisse avoir facilement connaissance des problèmes qui apparaissent dans l'Église et délibérer au plus vite à leur sujet ».

Les grandes découvertes de la deuxième moitié du XVe siècle et du XVIe siècle donnent des terres de mission nouvelles à l'Église tandis que l'essor démographique de la chrétienté occidentale se poursuit. Ces éléments nouveaux et la réorganisation de la Curie après le concile de Trente amènent Sixte-Quint, en 1586, à fixer à 70 le nombre des cardinaux (en référence symbolique aux 70 « anciens » d'Israël) : six cardinaux-évêques, 50 cardinaux-prêtres et 14 cardinauxdiacres. Le chiffre restera inchangé pendant des siècles, confirmé par le premier Code de droit canonique (1917).

Le XIXe siècle a connu deux phénomènes parallèles. D'une part, une internationalisation accrue du Sacré Collège : cinq cardinaux étrangers participent au conclave qui élit Pie VII en 1800, 25 à celui qui élit Léon XIII en 1878. D'autre part, une augmentation continue du nombre des cardinaux résidentiels, c'est-à-dire qui dirigent un diocèse et ne sont pas affectés à la Curie.

 

L'action de Paul VI

Jean XXIII sera le premier à dépasser la limite des 70 cardinaux fixée au XVIe siècle. Paul VI a accompli trois réformes importantes relatives au Sacré Collège. Par le motu proprio Ad purpuratorum Patrum, en février 1965, il a permis l'entrée de patriarches orientaux dans le collège cardinalice.

Par le motu proprio Ingravescente aetatem, en novembre 1970, il a statué que les cardinaux de plus de 80 ans ne pourraient plus élire le pape. Et par la constitution Romano pontifici eligendo, en octobre 1975, il a limité  à 120 le nombre des cardinaux qui peuvent participer au conclave. La composition du Sacré Collège reflète toujours plus l'universalité de l'Église. En un demi-siècle, le nombre des cardinaux aura triplé puisque, avec le consistoire du 20 novembre, il y aura 203 cardinaux en vie. Seuls 121 d'entre eux, âgés de moins de 80 ans, seraient susceptibles de participer à un éventuel conclave chargé d'élire un nouveau pape. Le chiffre des 120 électeurs, fixé par Paul VI, sera ainsi dépassé, mais pour peu de temps puisque 9 cardinaux atteindront 80 ans au cours de l'année 2011 et donc perdront leur droit de vote.

Yves CHIRON

 

LA FORME EXTRAORDINAIRE AU PROGRAMME DU PROCHAIN CONSISTOIRE

 

Cité du Vatican 18 Novembre (AP) - Avant le déjeuner que le Pape aura avec les cardinaux, le cardinal Antonio Canizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, présentera le deuxième thème du prochain consistoire, la liturgie dans l'Église d'aujourd'hui, avec en arrière fond, la réception controversée de la libéralisation de la messe latine que le Pape a voulue.

 

Liberté religieuse

et dictature du relativisme

 

Le Pape recevait les cardinaux du monde entier, avant le consistoire. A cette occasion, les débats ont porté en particulier sur la liberté religieuse.

Le Pape a notamment déclaré: « Le mandat du Seigneur d'annoncer l'Evangile implique la liberté de le faire, ce qui a été objet d'opposition au long de l'histoire. Le rapport entre vérité et liberté, qui est essentiel, subit aujourd'hui le défi d'un relativisme semblant compléter le concept de liberté alors qu'il risque de la détruire par son aspect dictatorial. »

On notera que ces propos ne parlent pas du débat portant sur la réception du document conciliaire sur la liberté religieuse. Il est question de la traditionnelle libertas Ecclesiae: ni les Etats, ni aucune puissance, n'ont le droit d'empêcher l'Eglise de prêcher l'Evangile à toute créature. Et il est question d'un thème cher au Pape: le relativisme n'est pas la liberté, il est en même la négation (le cardinal Ratzinger parlait jadis, et à très juste titre, de la « dictature du relativisme »).

Posté le 20 novembre 2010 par Abbé Jean-Laurent Lefèvre


Lettre de S.Exc. Mgr Albert-Marie de Monléon

Lettre de S.Exc. Mgr Albert-Marie de Monléon

Evêque de Meaux

 

Ravivons notre attention aux personnes malades ou handicapées

 

En ce mois de novembre, plusieurs rencontres diocésaines ou manifestations attirent notre attention sur les malades et le monde de la santé.

Je pense notamment à la rencontre, le 6 novembre 2010, du Service Évangélique des Malades où se retrouveront près de 200 bénévoles qui visitent régulièrement malades et personnes âgées et leur portent la communion.

La maladie, l'épreuve de santé ou l'intervention chirurgicale font partie de notre horizon, elles nous atteignent tous, un jour ou l'autre, directement ou chez nos proches. Toujours une épreuve, et pas simplement corporelle, la maladie nous mine dans nos facultés, nos activités, notre vie intellectuelle et spirituelle. Elle bouleverse nos plans et nos programmes, la gestion de notre emploi du temps et de nos projets, et même notre regard sur nous-mêmes. L'épreuve de santé est toujours une question : pourquoi moi, pourquoi maintenant, quel sens cela peut-il avoir? Le plus souvent, nous ne savons pas comment vivre la maladie, à qui recourir pour être aidés, non pas simplement au plan médical, mais aussi sur le plan personnel.

Je vous propose de mettre à profit ces questions, ces réflexions pour raviver votre attention aux personnes malades ou handicapées, afin d'essayer de comprendre de l'intérieur leurs fragilités, leurs questions, leurs doutes, afin de les approcher, avec un regard nouveau, une compréhension nouvelle. Cela demande une attention, une sensibilité particulières.

Nous le savons bien, la maladie ou le handicap rend très sensible, généralement plus introverti qu'extraverti, parfois susceptible. Il y a toujours un sentiment de solitude, d'être à part, d'être différent, alors qu'autour de soi la vie suit son train habituel, comme si de rien n'était. En regardant dans l'Évangile l'attitude de Jésus à l'égard des malades, nous constatons vite sa grande sensibilité, sa profonde compassion à l'égard des lépreux, des aveugles, des paralysés. Il a pour chacun ou chacune une attitude différente, un contact personnel différent, une parole libératrice. Il prend en compte chacun, personnellement, comme s'il était seul au monde.

Dans les hôpitaux, cliniques, maisons de retraite et institutions diverses, le personnel fait vraiment tout ce qu'il peut pour soigner les malades, et nous sommes à la fois reconnaissants et admiratifs pour tant de dévouement et de compétence. Pourtant, cela ne nous exonère pas, comme disciples de Jésus, de visiter les malades, de leur porter, autant que les circonstances et les lieux le permettent, une bonté attentive et surtout une présence.

Tous ceux qui font cette expérience d'une rencontre, d'un contact bienveillant à l'égard des malades ou des personnes âgées ou handicapées, savent à quel point cela les renouvelle, les enrichit. On croyait donner et l'on reçoit bien davantage.

Le responsable diocésain du Service Évangélique des Malades me disait récemment: "Dans cette mission de visiter les malades, en réalité, à travers eux, c'est Jésus que l'on rencontre et on découvre combien Il nous enseigne, comme Il nous donne des leçons de vie magnifiques." Puissions-nous chacun faire cette rencontre.

+  Fr. Albert-Marie de Monléon, o.p.

Evêque de Meaux

Posté le 17 novembre 2010 par Abbé Jean-Laurent Lefèvre


Nouvelles romaines

Le réformateur n'est jamais propriétaire de la liturgie, déclare Benoît XVI

 

Le réformateur n'est jamais propriétaire de la liturgie, fait observer Benoît XVI dans une lettre aux évêques italiens, et alors qu'il a convoqué pour le 19 novembre un consistoire extraordinaire qui doit justement traiter, entre autres, de la liturgie.

Benoît XVI a adressé une lettre au cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la Conférence épiscopale italienne (CEI, et donc nommé par le pape, c'est une exception italienne), à l'occasion de la 62e assemblée plénière qui s'est ouverte hier, 8 novembre, à Assise, à Sainte-Marie des Anges et s'achève jeudi, 11 novembre.

Citant l'exemple du poverello, le pape a fait observer que la «  vie évangélique » de saint François et « sa vocation à suivre le Crucifié » découlent de sa participation à la « messe » et de sa vie « eucharistique ». Le pape souligne que le caractère sacré de l'Eucharistie « exige que ce mystère soit célébré avec la conscience de sa grandeur, de son importance et de son efficacité pour la vie de qui veut devenir un témoin vivant de l'unique sacrifice d'amour du Christ ».

Et, en lien avec cette réflexion sur l'Eucharistie, Benoît XVI aborde l'actualité liturgique italienne avec la nouvelle traduction de la troisième édition typique du Missel Romain. « Tout réformateur véritable agit, a souligné le pape, en obéissant à la foi. Il n'agit pas de façon arbitraire et il ne s'arroge aucune liberté à propos du rite. Il n'est pas propriétaire mais gardien du trésor institué par le Seigneur, qui nous l'a confié. L'Eglise entière est présente dans la liturgie, et adhérer à sa forme est une condition d'authenticité de ce qu'on célèbre ». Le pape encourage la CEI à mettre en valeur la liturgie comme « source permanente de l'éducation à la vie évangélique », parce qu'elle conduit « à la rencontre avec le Christ, qui construit constamment l'Eglise et la forme à l'écoute de la Parole, à la fraternité et à la mission ».Dans la société actuelle, le pape souligne en outre le fossé entre recherche et repère éthique : « La dimension morale a été confinée dans une vision subjective de Dieu », quand elle n'est pas tout simplement « niée et exclue de la conscience publique ».

Or, « pour changer de direction », il ne suffit pas simplement de rappeler les « valeurs » ou d'intervenir de façon fragmentée.Ce qu'il faut, recommande le pape aux évêques italiens, c'est « un rapport personnel de fidélité » et des prises de position « claires », où la liberté même est en jeu.

C'est dans ce contexte que le pape rappelle « l'urgence éducative » - dont il a fait une priorité de son diocèse de Rome - et appelle à rappeler aux éducateurs leurs responsabilités, pour « le bien de la société » tout entière.A commencer par la famille à qui le pape invite à « reconnaître » le « primat » pour l'éducation des enfants, un rôle qu'il faut aussi « soutenir » car « c'est dans la famille que se façonne la nature d'un peuple ».

 

Anita S. Bourdin (zenit.org)

Posté le 17 novembre 2010 par Abbé Jean-Laurent Lefèvre


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