Sans titre

Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

Pèlerinage des madones de la forêt

 A noter sur vos agendas, le prochain grand rendez-vous en l'honneur de la Vierge Marie à Fontainebleau :

le dimanche 3 octobre prochain, pèlerinage des Madones de la forêt !

L'annonce faite à Marie

Posté le 23 septembre 2010 par AB PMD


Visite de Benoît XVI en Angleterre

S.S. benoit xvi dans l’avion vers l’ECOSSE

 

- Il y a eu des polémiques lors de la préparation du voyage , la Grande-Bretagne a été présentée comme un pays anti- catholique. Êtes-vous inquiet ?

- Je dois dire que je ne suis pas inquiet parce que, quand je suis allé en France, on m'a dit que c'était le pays le plus anticlérical, avec de forts courants anticléricaux et avec un nombre minime de fidèles, quand je suis allé en République tchèque, on m'a dit que ce serait le pays le plus antireligieux, et aussi anti-clérical d'Europe . Ainsi, tous les pays occidentaux selon leur propre histoire, ont beaucoup de courant anti-cléricaux et anti-catholiques, mais aussi une présence forte de la foi . Ainsi, en France et en République tchèque j'ai vu et vécu un accueil chaleureux de la communauté catholique, une attention forte des agnostiques , qui sont toutefois en recherche , qui veulent savoir et trouver les valeurs qui font avancer l'humanité , et ont été très attentifs à entendre de moi quelque chose dans ce sens. Et la tolérance et le respect de ceux qui sont anti-catholiques. Actuellement, le Royaume-Uni a sa propre histoire d'anti-catholicisme, c'est évident, mais c'est aussi un pays avec une histoire de tolérance . Je suis sûr que d'un côté ce sera un accueil favorable des catholiques et des croyants, en général, attention de la part de ceux qui cherchent comment avancer dans notre époque, et respect mutuel et tolérance réciproque là où il y a un anti-catholicisme. J'y vais avec un grand courage et avec joie. "

- Le Royaume-Uni , comme beaucoup d'autres pays occidentaux , est considéré comme un pays sécularisé, avec un fort mouvement d'athéisme, aussi pour des raisons culturelles , mais il y a aussi des signes que la foi religieuse , en particulier en Jésus-Christ , est encore vivante sur le plan personnel . Qu'est-ce que cela peut signifier pour les catholiques et les anglicans . Peut- on faire quelque chose pour rendre l'Eglise comme institution plus crédible et attractive pour tous ?  […]

- Je dirais qu'une église qui cherche surtout à être attractive est déjà sur la mauvaise voie . Parce que l'église ne travaille pas pour elle, elle ne travaille pas accroître ses effectifs, et ainsi son pouvoir. L'église est au service d'un Autre, elle ne sert pas pour elle, pour être un organe fort , mais elle sert pour rendre accessible l'annonce de Jésus-Christ , les grandes vérités , les grandes forces d'amour , de réconciliation qui sont apparus dans cette figure et qui viennent toujours de la présence de Jésus-Christ . En ce sens, l'Eglise ne cherche pas sa propre attractivité , mais elle doit être transparente à Jésus-Christ . Et dans la mesure où elle n'est pas pour elle-même , comme un corps solide et puissant dans le monde, mais se fait simplement la voix d'un autre , elle devient réellement transparente pour la grande figure du Christ et les grandes vérités qu'il a portées à l'humanité (..) En ce sens, je pense aussi que les anglicans et les catholiques ont la simple, la même tâche, la même direction à prendre. Si les anglicans et les catholiques voient tous les deux qu'ils ne servent pas pour eux-mêmes, mais sont des instruments pour le Christ - Ami de l'époux , comme dit saint Jean , si les deux suivent les priorités du Christ et non pas eux-mêmes, ils vont aussi ensemble. Parce qu'alors, la priorité du Christ les unit et ils ne sont plus concurrents, chacun cherchant le plus grand nombre, mais ils sont unis dans l'engagement pour la vérité du Christ dans ce monde, et se trouvent ainsi réciproquement dans un véritable et fructueux œcuménisme ".

- Sainteté , la figure du cardinal Newman est très significative pour vous. Et pour le cardinal Newman, vous faites l'exception de présider vous-même la béatification. Pensez-vous que sa mémoire aidera à surmonter les divisions entre anglicans et catholiques? Et quels sont les aspects de sa personnalité sur lesquels vous voulez mettre le plus l'accent?

- Newman est avant tout, d'un côté, un homme moderne qui a vécu tout le problème de la modernité, qui a connu aussi le problème de l'agnosticisme, le problème de l'impossibilité de connaître Dieu , de croire . Un homme qui a été toute sa vie en chemin, à se laisser transformer par la vérité, dans une recherche de grande sincérité, de grande disponibilité à apprendre et à trouver et à accepter le chemin de la vie réelle; cette modernité de sa vie intérieure implique la modernité de sa foi. Ce n'est pas une foi en formules du passé, mais une foi très personnelle , vécue, soufferte , trouvée en un long processus de renouveau et de conversion. C'est un homme de grande culture (..) Et un homme d'une grande spiritualité, d'un grand humanisme, un homme de prière, d'une relation profonde avec Dieu et justement pour cela, d'une relation profonde avec les hommes de son temps. Je dirais donc trois choses : modernité de son existence avec tous les doutes et les problèmes de notre être d'aujourd'hui, grande culture, connaissances des plus grands trésors de la culture de l'humanité, et disponibilité à la recherche de renouveau permanent et de spiritualité , vie spirituelle avec Dieu donnent à cet homme une exceptionnelle stature dans notre temps, c'est une figure de Docteur de l'Eglise pour nous et pour tous, et un pont entre les anglicans et les catholiques . "

Posté le 17 septembre 2010 par Abbé Lefèvre


Rapports entre la Fraternité St Pie X et Rome faire l'expérience de la tradition

FAIRE l’expérience de la tradition

 

C'est la proposition du Père Giovanni Scalese, anticipant sur l'échec probable des discussions doctrinales entre la FSSPX et Rome: pourquoi, parmi tant d'autres, aujourd'hui admises, ne pas tenter cette expérience-là? (12/9/2010)

Le dernier billet du Père Scalese fait état d'une information selon laquelle les pourparlers entre Rome et la FSSPX seraient au point mort.

Et comme il voudrait vraiment que les choses s'arrangent, qu'il voudrait vraiment mettre l'entente là où il y a la discorde, il fait une proposition originale: à Rome, il dit "pourquoi ne pas tenter l'expérience de la tradition, alors qu'aujourd'hui 'tout le monde est autorisé à suivre son charisme'?".

Et aux partisans de Mgr Lefebvre, il réclame la vraie tolérance: admettre que leur chemin n'est pas le seul possible. Au fond, rester fidèle à l'esprit de leur fondateur.

Le Père Giovanni Scalese appartient à l'ordre des Clercs réguliers de Saint-Paul. Il a fait sa licence de théologie à l'Université Grégorienne Pontificale. Il a enseigné la Religion, l'Histoire et la Philosophie à Florence et à Bologne. Il est actuellement missionnaire en Asie.

 

« Cela fait plusieurs mois que je ne me suis pas occupé de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Après le début des «discussions doctrinales» avec le Saint-Siège en Octobre 2009 , je n'ai rompu qu'une fois le silence que je m'étais imposé: après les paroles prononcées par Mgr Fellay le 2 Février 2010 à propos de ce mêmes colloques.

Dans le post du 19 octobre 2009, j'expliquais les raisons qui suggéraient ce silence: il n'aurait pas été correct de s'immiscer de quelque façon que ce soit dans la très délicate "négociation" en cours. Cela ne signifiait absolument pas que je "croyais" en ces pourparlers. Ma position à cet égard , je l'avais très clairement exprimée dans le post du 18 mars 2009 Mais, puisque les deux parties étaient convaincues de leur utilité, je souhaitais de tout cœur que les pourparlers pussent être couronnés de succès.

Apparemment, cependant, ils sont entrés dans une impasse. C'est peut-être pour cette raison que s'est répandue cet été la rumeur que le Pape pensait à un motu proprio, selon lequel, pour parvenir à une réconciliation totale , on ne réclamerait à la FSSPX que de souscrire au Catéchisme de l'Église catholique ( Comme cela s'est produit récemment avec les groupes anglicans qui ont demandé à rétablir la pleine communion avec Rome) . La nouvelle a été accueillie avec satisfaction par tous les fidèles attachés à la tradition, mais a également soulevé les inquiétudes de l'aile maximaliste du mouvement Lefebvriste.

Personnellement, si on parvenait effectivement à un accord sur cette base, j'en serais très heureux, mais je doute que cela se produira. La réaction de Mgr Williamson est très significative, et je suis convaincu que sa position est partagée par la majorité de la fraternité. Mais le problème n'est pas seulement l'attitude de la FSSPX, nous devons considérer la chose en soi, objectivement: qu'est-ce qu'il est juste - et même nécessaire, indispensable - de réclamer aux lefebvristes avant de les réadmettre à la pleine communion avec l'Église catholique?

Enfin, si la nouvelle du motu proprio est vraie, on a compris qu'on ne pouvait pas leur demanderl'acceptation du concile Vatican II, un concile qui s'est lui-même défini comme «pastoral» et, qui par certains points peut être - est de fait - mis en discussion. A présent, peut-être dans le sillage de ce qui s'est passé avec les anglicans, on voudrait demander à la FSSPX l'acceptation du Catéchisme de l' Église catholique. Cela peut sembler une idée raisonnable, qui était déjà dans l'air il y a un an et que j'avais moi-même partagée.

Mais si on y réfléchit bien, même cette solution - sans tenir compte des réactions d'autres parties, mais seulement sur le principe - n'est pas la plus correcte. Certes pas parce que le Catéchisme de l' Église catholique, comme le prétend Williamson, serait "moderne en substance, mais de manière subreptice", mais parce que le catéchisme - tous les catéchismes - sont eux aussi des textes "pastoraux", liés au temps et au lieu dans lesquels ils ont été composés. Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui nous n'utilisons plus le Catéchisme du Concile de Trente, mais le Catéchisme de l'Église catholique (CEC) ; non pas parce que l'un serait juste, et l'autre erroné , mais simplement parce que le second est plus approprié de temps dans lequel nous vivons . Que le CEC n'est pas un absolu est démontré par le fait que, depuis qu'il a été publié (1992) , il a déjà été modifiée (en 1997) au sujet de la peine de mort (nos 2266-2267). Un Catéchisme contient non seulement la doctrine dans sa pureté, mais essaie de la présenter en adoptant les catégories à une période historique donnée. Pourquoi obliger quelqu'un à accepter comme définitif un texte qui, en dépit de son autorité, a un caractère contingent et peut donc être l'objet, au moins sur certains points, de réserves légitimes (comme cela s'est produit en ce qui concerne la peine de mort) ?

Je suis de plus en plus convaincu que la seule chose qu'on peut - et doit - demander aux lefebvristes (comme à n'importe qui d'autre) est la profession de foi : s'ils sont disposées à la professer, ils sont catholiques, s'ils refusent, ils ne le sont pas. Et les discussions doctrinales seraient vaines, même si elles duraient des années.

Qu'ensuite, il puisse y avoir des différences sur certains points, notamment en ce qui concerne Vatican II, cela me semble plus que légitime. Où est-il écrit que tout le monde doit penser de la même façon sur la liberté religieuse, l'œcuménisme ou le dialogue interreligieux? S'agit-il par hasard de dogmes de foi ? Serait-ce un scandale si quelqu'un pensait différemment ? Ne serait-ce pas plutôt un stimulant pour explorer ces questions ? J'ai l'impression que parfois, on veut élargir indûment le champ de l'orthodoxie ; penser que, pour être catholique, nous devons tous avoir la même opinion sur tout; qu'il n'y a pas de place pour un pluralisme légitime. Les dogmes de la foi , après tout, ne sont pas si nombreux: une fois que nous nous nous retrouvons tous dans la profession de la même foi , nous pouvons discuter du reste , à condition que nous le fassions dans la charité, et sans excommunications mutuelles.

Le vieil adage est toujours valable: In necessariis unitas; in dubiis libertas; in omnibus caritas.

Le numéro d'août de Jésus signale un fait que j'ignorais, qui a eu lieu il y a 34 ans exactement, le 11 septembre 1976: Paul VI, à Castel Gandolfo reçut Mgr Lefebvre, qui s'adressa au Pape en ces termes :

"Votre Sainteté, laissez-nous faire l'expérience de la Tradition. Qu'il y ait , au milieu de toutes les expériences actuelles , l'expérience de ce qui a été fait depuis vingt siècles". L'auteur, l'historien Giovanni Miccoli, rappelle que Paul VI, un mois plus tard, répondit négativement à la demande de l'archevêque . Je n'ai pas envie de juger le Pape Paul VI : il avait sans doute raison, à ce moment, de rejeter la demande. Il était trop important à ce moment, de rester tous unis, sous la direction de Pierre, pour mettre en œuvre les réformes souhaitées par le Concile. Comme on peut le voir d'après ce que rapporte Miccoli, la préoccupation majeure de Paul VI était qu'on puisse porter atteinte à l '"autorité apostolique du Concile" (qui peut en aucun cas être remise en cause, même aujourd'hui) et - j'ajoute - à son autorité papale personnelle.

Mais aujourd'hui la situation a changé : le renouveau conciliaire a été mis en œuvre; au besoin, le moment est venu de le vérifier, et de dresser un bilan de ce renouveau. Il n'y a rien de scandaleux à mettre en évidence certaines insuffisances, et à proposer des remèdes possible : cela a été fait sur de nombreux aspects et cela peut arriver pour d'autres.

Ces dernières années, l'Eglise a connu de nombreuses expériences avec leurs forces et leurs limites, mais toutes légitimes. Serait-il possible qu'il n'y ait pas une place aussi pour l'"expérience de la tradition"?

La demande adressée par Mgr Lefebvre à Paul VI il y a 34 ans me semble plus que légitime : il ne prétendait pas que toute l'Eglise le suive dans son chemin ( comme semblent parfois le vouloir certains lefebvristes aujourd'hui ... ); il demandait seulement qu'il lui soit permis de parcourir un chemin différent , sans exclure ni juger les chemins d'autrui ("... au milieu de toutes les expériences actuelles ..."). Comment peut-on nier cette possibilité aujourd'hui que tout le monde est autorisé à suivre son charisme ?

La seule chose qu'on devrait exiger des lefebvristes, en plus de la profession de foi est de rester fidèle à l'esprit de leur fondateur : faire, oui, l'expérience de la tradition, mais sans prétendre que l'expérience est exclusive et normative pour tous. Dans ces conditions, l'expérience de la tradition pourra à nouveau être enrichissante pour toute l'Église et, à leur tour, ses partisans pourront bénéficier de la richesse des autres légitime expériences ecclésiales. »

P. Giovanni Scalese

 

http://querculanus.blogspot.com/2010/09/lesperienza-della-tradizione.html

Posté le 17 septembre 2010 par Abbé Lefèvre


L'oraison

"Bien vivre sans oraison est impossible" rappelle saint Jean Chrysostome, et saint Philippe Néri en souligne la nécessité pour le chrétien: "chrétien sans oraison, animal sans raison". De même saint Robert Bellarmin avertissait: "Un chrétien qui ne médite pas les vérités éternelles est dans l'impossibilité morale de persévérer dans l'état de grâce". La question de l'oraison est donc capitale. Saint Alphonse répétait: "Tous les saints sont devenus des saints par l'oraison. On voit beaucoup de chrétiens qui vont à la Messe chaque jour et récitent le chapelet, mais restent dans le péché; c'est impossible avec l'oraison qui ne peut cohabiter avec le péché". Le saint conclut: "Ou on abandonne l'oraison, ou on abandonne le péché". Tel est l'enjeu: "Une âme qui persévère dans l'oraison est perdue pour le démon"(sainte Thérèse d'Avila), elle est gagnée à Dieu.

Posté le 01 avril 2008 par Abbé Le Coq


1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11   12   13   14   15   16   17   18   19   20   21   22   23   24   25   26   27   28   29   30   31   32   33   34  




Accueil     |   Liens utiles     |   Contacts     |   A propos de ce site  |   Administration
Nb de visiteurs:  92208 | Nb de visiteurs aujourd'hui:  17 | Nb de connectés:  1
Compteur mis en service le 20 mars 2007

Copyright "fssp.fontainebleau" 2016, tous droits réservés
Dernière mise à jour : Avril 2016