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Le Bulletin de la semaine

    Le bulletin de la semaine

 

DIMANCHE DE LA PENTECÔTE PELERINAGE DE CHARTRES 2013 SERMON DU R.P. DE SAINT LAUMER FSVF

La famille, premier lieu de sainteté


            Chers amis pèlerins,

            En cette fête de la Pentecôte, ouvrons tout grands nos cœurs à l’Esprit Saint. Laissons-nous envahir par l’Esprit de Vérité et d’Amour. Cet Esprit veut faire de nous des saints. Dieu nous a créés pour cela. « Vous serez saints, nous dit-il, parce que je suis saint » (Lv 11, 45). La sainteté, telle est notre vocation à tous, de par notre baptême. Or, c’est la famille qui est le premier lieu de la sainteté, car elle est le lieu :

- où la foi se transmet ;
- où s’exerce la charité ;
- où s’affermit l’espérance.

 

            Dans la famille, la Foi se transmet. La sainteté n’est autre chose que l’union avec Dieu par la grâce sanctifiante, participation à la vie même de Dieu, reçue par le baptême.

« Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? » demande-t-on aux parents qui viennent faire baptiser leur enfant. « La Foi. – Et que vous procure la Foi ? – La vie éternelle. »

Les parents chrétiens auront à cœur de procurer au plus tôt à leur enfant ce grand don de la vie divine, infusée dans l’âme par le baptême, et qui fait de nous des saints.

Bienheureux les parents qui veillent avec grand soin au développement de cette vie surnaturelle, en transmettant aux enfants que Dieu leur confie la connaissance et l’amour du Bon Dieu : par le catéchisme, par la prière, par la préparation aux sacrements de pénitence, d’Eucharistie, de confirmation. Il revient aux parents de montrer l’exemple de la fidélité à la prière : prière personnelle, prière conjugale, prière familiale : « Une famille qui prie est une famille unie », disait la bienheureuse mère Teresa de Calcutta.

Un point capital, sur lequel insistait le saint curé d’Ars, est la sanctification du dimanche : l’assistance à la messe chaque dimanche et fête est un principe sacré. La confession régulière et fréquente est aussi une nécessité pour purifier le climat familial.

Toute la vie de famille doit être imprégnée par l’esprit de foi, qui permet de comprendre le véritable sens de notre existence.

 

La famille est aussi le lieu où s’exerce la Charité. Elle est le lieu où l’enfant fait l’apprentissage de la vie en société et de l’amour vrai. Notre nature humaine, blessée par le péché originel, est fortement inclinée à l’égoïsme, au repli sur soi, à l’orgueil. Dans la famille, on apprend à s’ouvrir aux autres, à respecter notre prochain et le bien commun, à aimer en actes et en vérité.

Benoît XVI disait : « Le vrai amour cherchera toujours davantage le bonheur de l’autre, il se souciera toujours davantage de lui, il se donnera et désirera « être pour l’autre » et sera par conséquent toujours plus fidèle, indissoluble et fécond. »
Les parents auront à cœur d’enseigner à leurs enfants, par la parole et par l’exemple, le grand commandement divin : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

Au rebours de l’individualisme moderne, ils montreront la beauté du sacrifice, du renoncement à soi, de la charité fraternelle. Ils veilleront à susciter la générosité, la bienveillance, le sens du service. Ils sauront inculquer l’horreur du péché, comme une mère chrétienne, Blanche de Castille, savait le faire en osant dire à son fils, le futur saint Louis : « Mon fils, j’aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que de savoir que votre âme est souillée d’un seul péché mortel. » Ils apprendront à leurs enfants à savoir pardonner et à savoir demander pardon.
Une famille où règne la charité devient la demeure de Dieu comme le dit Notre Seigneur dans l’évangile de ce jour : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. » (Jn 14, 23) Ainsi les vocations sacerdotales ou religieuses peuvent naître et fleurir, dans ces familles où sont cultivés l’amour de Dieu et l’amour du prochain, à travers la prière, l’écoute de la Parole de Dieu et le don généreux de soi-même.

 

Enfin la famille est le lieu où s’affermit l’Espérance, parce qu’elle est le lieu où se transmet la vie humaine et la vie surnaturelle, qui est le commencement de la vie éternelle. Les parents aspirent à transmettre à leurs enfants le meilleur de ce qu’ils ont reçu : non seulement le patrimoine familial, les biens matériels, mais surtout le trésor des valeurs spirituelles, des vertus familiales.

Les enfants ont la tête pleine de rêves d’avenir, les jeunes ont de grands désirs. A vous, parents, de les aider à construire des projets, qui soient grands, beaux et réalistes.

Une maman, un jour, est interrogée par son garçon de 12 ans : « Maman, qu’est-ce qui est le plus important pour toi ? » La maman, comprenant l’importance d’une telle question, après une brève invocation à l’Esprit Saint, répondit : « Ce qui est le plus important pour moi, mes enfants, c’est que vous gardiez toujours la Foi. » Dans la vie quotidienne, nous avons souvent une vue terre à terre. Nous devons lever les yeux, regarder notre vie avec un regard de foi. Un petit récit médiéval nous aidera à comprendre. Un poète se promenait sur un chantier. Il s’arrête devant un artisan qui frappe un bloc de pierre avec un burin, et lui demande : « Que faites-vous, mon ami ? » Sans relever la tête, l’homme répond : « Je taille une pierre. » Notre visiteur s’approche d’un autre tailleur de pierre et lui pose la même question. Celui-ci lève le menton et dit : « Je participe à la construction d’un pilier. » Plus avant le poète demande la même chose à un troisième, et celui-ci répond, rayonnant : « Je construis une cathédrale ! »

Chères familles, chers parents, chers enfants, au sein de vos familles, vous êtes souvent confrontés à des difficultés de toutes sortes, des épreuves, des soucis quotidiens. Mais levez la tête, regardez plus haut et plus loin. Vos efforts ne sont pas vains. Bien au contraire, en persévérant dans la fidélité, dans votre devoir d’état, dans l’amour que vous mettez chaque jour dans vos actions, vous construisez une cathédrale, vous bâtissez une chrétienté. Une chrétienté renouvelée, qui ne sera pas celle d’avant, mais qui sera sa continuité, l’alliance de la culture et de la Foi, l’alliance du temporel et du spirituel, l’alliance de la Tradition et de la nouveauté. Aujourd’hui, la famille est l’objet d’un combat titanesque, car elle est vitale pour la civilisation et pour la foi. C’est toujours le même combat apocalyptique du Dragon contre la femme, des puissances du mal contre le Christ, de l’orgueil diabolique contre le dessein du Créateur. Depuis quelques siècles, ce combat s’est accentué à travers des idéologies qui veulent affranchir totalement l’homme de Dieu et créer une humanité nouvelle. La famille est le grand obstacle au projet révolutionnaire, car elle est le lieu de l’apprentissage de la liberté, du respect de la nature humaine créée par Dieu, du véritable amour.

La famille est le rempart contre le totalitarisme et le mensonge. Elle est nécessaire au développement de l’homme, condition de sa vraie liberté.
D’où le cri de la Révolution : « Familles, je vous hais ! » (André Gide). « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l’Etat », disait récemment une élue socialiste (Laurence Rossignol, sur France 2).
Contre ce totalitarisme jacobin, le pape Léon XIII affirmait : « il est dans l’ordre que ni l’individu ni la famille ne soient absorbés par l’Etat. » (Rerum novarum).
« Familles, je vous aime ! », disent au contraire Dieu et l’Eglise. Dieu lui-même a voulu naître, grandir au sein d’une famille, la Sainte Famille ! Le Fils de Dieu a vécu 30 ans de vie cachée, humble, priante et laborieuse. Trente ans, c’est l’âge de notre pèlerinage de chrétienté !

Nous avons à résister aux forces du mal : par une résistance spirituelle et par une veille active. Ne pactisons jamais avec le mensonge et le mal. Et n’oublions pas que, sans Dieu, nous ne pourrons rien faire. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que travaillent les bâtisseurs. » (Ps 126). Appuyons-nous donc en premier lieu sur les armes spirituelles : la prière (spécialement celle du chapelet, le Rosaire, que Notre-Dame nous a demandé avec tant d’insistance de réciter chaque jour), le jeûne, la pénitence. Je vous incite à participer à l’excellente initiative de l’association « tous en prière », qui organise une journée de jeûne et de prière, vendredi prochain, pour soutenir notre combat sur le plan politique et social.
Soyons remplis d’espérance, car nous serons certainement vainqueurs. Comme le dit Notre-Seigneur dans l’évangile de ce jour, « il vient le prince de ce monde, et contre moi, il ne peut rien. »

« Le monde contre nature est voué tôt ou tard à la ruine » (P. Calmel).
« Tout ce qui est né de Dieu, dit saint Jean, remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. » (1 Jn 5).

 

Fr. Dominique-Marie de Saint Laumer f.s.v.f.

Posté le 30 mai 2013 par R.P. de St Laumer, fsvf


Bulletin de la semaine

S. Exc. Mgr Jean-Yves Nahmias

Évêque de Meaux

 

Soyons les pasteurs d'un peuple docile à l'Esprit Saint
Homélie pour la journée fraternelle des prêtres le 16 avril 2013

            1ère lecture  : Ac 7, 51-60 ; 8, 1
           

            Évangile  : Jn 6, 30-35

            Étienne, devant le grand conseil, déclarait  : «  Hommes à la tête dure, votre cœur et vos oreilles ne veulent pas connaître l'Alliance  : depuis toujours vous résistez à l'Esprit Saint  ; vous êtes bien comme vos pères  ! Y a-t-il un prophète que vos pères n'aient pas persécuté  ? Ils ont même fait mourir ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, celui-là que vous venez de livrer et de mettre à mort. » [...] En écoutant cela, ils s'exaspéraient contre lui, et grinçaient des dents. Mais Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regardait vers le ciel  ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara  : «  Voici que je contemple les cieux ouverts  : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu.  » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris  ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. [...] Étienne, pendant qu'on le la-pidait, priait ainsi  : «  Seigneur Jésus, reçois mon esprit.  » Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte  : «  Seigneur, ne leur compte pas ce péché.  » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.

 

Notre diocèse étant confié au patronage d'Étienne, nous écoutons avec gravité le récit des Actes des Apôtres de ce matin. En effet, ce patronage nous engage, nous enseigne, nous aide dans notre disponibilité à l'action de Dieu, dans notre mobilisation à la suite du Christ, dans cette mobilisation intérieure.

Nous sommes stimulés aussi par le zèle apostolique d'Étienne. On perçoit bien comment celui-ci est motivé par un dynamisme interne - je dirais même intime -, fruit de sa contemplation. Témoigner du Christ n'est pas une " activité " d'Étienne, c'est le jaillissement de sa foi, le jaillissement de son intimité avec le Christ ressuscité, fruit de sa proximité, de son amitié avec lui.

Plusieurs expressions des Actes entendues ce matin éclairent bien le temps particulier que vit l'Église en ce moment  : ravivés dans la foi au Christ ressuscité, nous attendons le don de la Pentecôte. On nous dit qu'Étienne est rempli de l'Esprit. Lui-même adresse cette expression très éclairante au grand conseil  : " Depuis toujours vous résistez à l'Esprit Saint ". En contrepoint, il indique ainsi qui il est : celui qui, depuis longtemps, est docile à l'Esprit. Il en accueille les conseils et la force. Il en saisit les orientations pour sa vie et sa foi. De là jaillit son zèle pour être témoin du Christ.

Mercredi saint, à la messe chrismale, je soulignais que notre conversion personnelle, à nous prêtres, était un des visages de notre fraternité sacerdotale, de notre stimulation mutuelle à être toujours plus disciples du Christ, joyeux dans notre offrande. Vivons cette fraternité qui nous lie dans une vraie docilité à l'Esprit Saint. Que chacun d'entre nous soit attentif à sa présence dans les frères prêtres que nous côtoyons  ! Soyons aussi attentifs à ce qu'il veut nous dire dans le cœur et le dynamisme de la foi de nos frères baptisés.

Mes amis, que notre propre ouverture à son action suscite un peuple rempli de l'Esprit Saint. Soyons les pasteurs d'un peuple qui lui soit docile, docile à sa puissance et à son action. C'est tout l'enjeu de " Mission en actes ", la démarche synodale qui va stimuler notre diocèse pour les trois ans à venir. Dans " Mission en actes ", nous serons invités à développer cette fructueuse docilité à l'Esprit Saint. Elle nous aidera à faire grandir notre intimité avec le Christ, source d'une vraie attention à l'autre, aux autres. L'Esprit Saint nous appelle chaque jour à découvrir sa présence au cœur de ceux que nous croisons sur notre chemin. En s'appuyant sur cette réalité, nos communautés de proximité pourront découvrir ce formidable cadeau de Dieu qu'est la présence de l'Esprit Saint. À nous, personnellement et en communauté de proximité, à la faire vivre avec ceux qui l'ignorent encore, en bâtissant un monde où l'on puisse découvrir et dire : que ta volonté soit faite ! Amen.

 

Mgr Jean-Yves Nahmias

Évêque de Meaux

 

VEILLEE DE PRIERE POUR LA VIE MARDI 21 MAI

 

EN LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE PARIS 20h30 - 22h

en présence de S. Em le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris

et de S. Exc. Mgr Jean-Yves Nahmias, Evêque de Meaux

 et des évêques des huit diocèses d'Ile-de-France.


« Savons-nous accompagner la vie ? » 
S.S. François

 

Avec Marie, prions pour le respect de la vie.

Chapelet - Méditation - Prière

 

LE PAPE CELEBRERA UNE MESSE POUR LA VIE

A ROME LE 16 JUIN

 

Le pape François célébrera une messe « pour la vie » le dimanche 16 juin sur la place Saint-Pierre, à Rome, point d'orgue de la célébration annuelle de Evangelium Vitae qui aura cette année une envergure  exceptionnelle par la volonté du Conseil pour la Nouvelle Evangélisation, nous apprend le Friday Fax d'Austin Ruse.

C'est Benoît XVI qui avait lancé cette initiative d'une célébration annuelle proposant notamment une messe pour les figures du mouvement pro-vie.

Cette année il y aura trois jours d'activités diverses, comprenant une conférence du cardinal Burke et d'autres interventions confiées notamment à des organisations pro-vie américaines comme l'Alliance Defending Freedom, le Secrétariat Pro-vie de la conférence des évêques des Etats-Unis et Priests for Life.

Le samedi verra les pèlerins se rendre sur le tombeau de saint Pierre et une adoration eucharistique sera proposée dans plusieurs églises environnantes pendant l'après-midi ; le soir, procession aux flambeaux conduite par Mgr Augustine di Noia, préfet de la Congrégation pour le Culte divin. Comme elle s'achèvera près du Vatican d'aucuns espèrent déjà que le pape viendra la saluer comme il l'a fait le 12 mai pour la Marche pour la vie, en sortant de son circuit habituel sur la place Saint-Pierre pour rejoindre la tête du cortège dans sa papamobile 

Le message d'Austin Ruse annonce la participation de nombreuses associations pro-vie européennes, sans donner de nom.

 

Le pape François tweetait hier 15 mai : 

 

C'est Dieu qui donne la vie. Respectons et aimons la vie humaine, particulièrement celle qui est sans défense dans le sein maternel.

Jeanne Smits

Posté le 22 mai 2013 par FSSP


POURQUOI LE PAPE NE DONNE PAS LA COMMUNION

Parce que, dit-il, des pécheurs publics non repentis pourraient se glisser parmi les fidèles et qu'il ne veut pas favoriser leur hypocrisie comme c’est le cas des politiciens catholiques partisans de l’avortement


            ROME, le 9 mai 2013 – Il y a, dans les messes célébrées par le pape François, une particularité qui suscite des questions restées jusqu’à présent sans réponse.

Lorsque vient le moment de la communion, le pape Jorge Mario Bergoglio ne la distribue pas lui-même mais il laisse à d’autres le soin de donner aux fidèles l'hostie consacrée. Il s’assied et attend que la distribution du sacrement soit achevée.

Les exceptions sont rarissimes. Aux messes solennelles, le pape, avant de s’asseoir, donne la communion à ceux qui l’assistent à l'autel. Et dernièrement, lors de la messe du Jeudi Saint, célébrée à la prison pour mineurs de Casal del Marmo, il a voulu donner lui-même la communion aux jeunes détenus qui se sont approchés pour la recevoir.

Bergoglio n’a donné, depuis qu’il est pape, aucune explication explicite à ce comportement.

Mais il y a, dans un de ses livres publié en 2010, une page qui fait pressentir les motifs qui sont à l'origine de cette attitude.

Ce livre est un recueil d’entretiens qu’il a eus avec le rabbin Abraham Skorka de Buenos Aires.

Celui qui était alors l’archevêque Bergoglio déclare, à la fin du chapitre consacré à la prière :

"David avait commis l’adultère et il avait commandé un homicide ; nous le vénérons quand même comme un saint parce qu’il a eu le courage de dire : 'J’ai péché'. Il s’est humilié devant Dieu. On peut commettre des fautes énormes, mais on peut aussi le reconnaître, changer de vie et réparer le mal que l’on a fait. Il est vrai que, parmi les paroissiens, il y a des gens qui ont tué non seulement intellectuellement ou physiquement mais aussi de manière indirecte, par une mauvaise gestion des capitaux, en payant des salaires injustes. Ils sont membres d’organisations de bienfaisance, mais ils ne paient pas à leur personnel ce qui lui revient, ou ils le font travailler au noir. […] Nous connaissons parfaitement le curriculum de certains d’entre eux, nous savons qu’ils prétendent être catholiques mais qu’ils ont des comportements indécents dont ils ne se repentent pas. C’est pour cette raison que, dans certaines occasions, je ne donne pas la communion, que je reste en arrière et que je laisse ceux qui m’assistent dans la célébration de la messe le faire, parce que je ne veux pas que ces gens s’approchent de moi pour la photo. On pourrait également refuser la communion à un pécheur notoire qui ne s’est pas repenti, mais il est très difficile de prouver ces choses-là. Recevoir la communion, cela signifie recevoir le corps du Seigneur, avec la conscience de former une communauté. Mais si un homme, plutôt que d’unir le peuple de Dieu, a fauché la vie d’un très grand nombre de personnes, il ne peut pas recevoir la communion, ce serait totalement contradictoire. On trouve ce genre de cas d’hypocrisie spirituelle chez un grand nombre de gens qui trouvent refuge dans l’Église mais qui ne vivent pas selon la justice demandée par Dieu. Et ils ne donnent aucun signe de repentir. C’est ce que l’on appelle communément mener une double vie".

Comme on peut le constater, Bergoglio expliquait en 2010 son refus de donner personnellement la communion par un raisonnement très pratique : "Je ne veux pas que ces gens s’approchent de moi pour la photo".

En pasteur expérimenté et en bon jésuite qu’il est, il savait que, parmi ceux qui s’approchaient pour recevoir la communion, il pouvait y avoir des pécheurs publics non repentis qui se prétendaient par ailleurs catholiques. Il savait que, dans cette situation, il serait difficile de leur refuser le sacrement. Et il savait quels effets publics cette communion pourrait avoir, si elle était reçue des mains de l'archevêque de la capitale de l’Argentine.

On peut en déduire que Bergoglio perçoit le même danger depuis qu’il est pape, et même encore davantage. Et que, pour cette raison, il adopte le même comportement prudent : "Je ne donne pas la communion, je reste en arrière et je laisse faire ceux qui m’assistent".

Les péchés publics que Bergoglio a donnés comme exemples, dans son entretien avec le rabbin, sont l'oppression des pauvres et le refus de donner un juste salaire à l’ouvrier. Deux péchés qui figurent traditionnellement parmi les quatre qui "crient vengeance au Ciel".

Mais, au cours de ces dernières années, un raisonnement semblable a été appliqué par d’autres évêques à un autre péché : le soutien public apporté aux lois favorables à l’avortement par des politiciens qui se proclament catholiques.

Cette controverse-là a eu son épicentre aux États-Unis.En 2004, celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, fit parvenir à la conférence des évêques des États-Unis une note dans laquelle étaient formulés les "principes généraux" relatifs à cette question.

La conférence des évêques décida d’"appliquer" au cas par cas les principes rappelés par Ratzinger en confiant à "chaque évêque le soin de formuler des jugements pastoraux prudents en fonction des circonstances spécifiques auxquelles il serait confronté".

Depuis Rome, le cardinal Ratzinger accepta cette solution et déclara qu’elle était "en harmonie" avec les principes généraux de sa note.

En réalité, les évêques des États-Unis ne sont pas unanimes. Certains, même parmi les conservateurs, comme les cardinaux Francis George et Patrick O'Malley, sont peu enclins à "faire de l'eucharistie un champ de bataille politique". D’autres sont plus intransigeants. Lorsque le catholique Joe Biden fut choisi comme vice-président par Barack Obama, Charles J. Chaput, qui était alors évêque de Denver et qui est aujourd’hui archevêque de Philadelphie, déclara que le soutien apporté par Biden au "droit" à l’avortement constituait une grave faute publique et que "pour cette raison, celui-ci devrait, par souci de cohérence, s’abstenir de se présenter pour recevoir la communion".

Ce qui est certain, c’est que lors de la messe d'inauguration du pontificat de François, le 19 mars dernier, le vice-président Biden et la présidente du parti démocrate Nancy Pelosi, qui est également une catholique pro-avortement, faisaient partie de la délégation officielle des États-Unis.

Et ils ont l’un et l’autre reçu la communion. Mais pas des mains du pape François, qui était resté assis derrière l’autel.

Posté le 13 mai 2013 par Annonces


PELERINAGE DE CHARTRES

Chers amis pèlerins,
Les inscriptions en ligne pour notre 31e pèlerinage de Pentecôte les 18, 19 et 20 mai 2013 sont ouvertes. Nous vous invitons à vous inscrire dès maintenant.
Après avoir médité sur la Famille et le respect de la Vie, nous achevons cette année notre cycle de trois ans sur les points non négociables avec l'Education.
Le pèlerinage aura pour thème :
Education, chemin de sainteté.
Notez qu’à partir de la quatrième personne d’une même famille, une réduction de 50% sera effective.
Nous vous invitons, dans un esprit missionnaire auquel nous appelle le pape François, à convaincre vos amis de venir prier et marcher cette année sur la route de Chartres, en particulier ceux qui n’ont jamais fait le pèlerinage.
Ne tardez pas à vous inscrire !
Par ailleurs, nous recherchons des bonnes volontés pour renforcer les équipes des services (équipes mobiles, chauffeurs avec ou sans véhicules pour le transport des pèlerins, service d'ordre, équipes installations…).

N’oubliez pas d’indiquer le service que vous souhaitez rejoindre lors de votre inscription en ligne.
Nous avons également besoin de cheftaines (jeunes filles âgées d’au moins 15 ans) pour encadrer les chapitres enfants, et de jeunes adultes pour encadrer les chapitres pastoureaux.

 

Responsable pour les chapitres de Fontainebleau :

 

Chapitre St Jean-Marie Vianney – St Jean de Matha (adulte) :

M. Bernard PAYA (06 20 11 95 80  et bernard.paya@sfr.fr)
Chapitre St Maximilien Kolb (Famille) :

Mme Odile LAGRANGE (odile.deturmeny@laposte.net)

 

Merci d’avance pour votre contribution à la réussite de ce 31e pèlerinage !

Posté le 13 mai 2013 par Notre-Dame de Chrétienté


REFUSER LA TIÉDEUR

Rome, 3 mai 2013

                « L’Eglise doit être courageuse », dans « la prière », mais aussi dans « le témoignage » : c’est l’exhortation du pape François, lors de la messe qu’il a célébrée en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le 3 mai 2013.

 

                Dans l’assemblée, les gardes suisses, accompagnés de leur commandant Daniel Rudolf Anrig, avaient été invités, rapporte Radio Vatican.

                Le pape a exhorté les chrétiens au « courage » et à ne pas être « tièdes » dans leur vie de foi : « l’Eglise doit être courageuse ! »

 

                Le courage de prier

                Le courage du chrétien, c’est d’abord celui de sa relation avec le Christ, a estimé le pape : « Jésus – pour le dire un peu fortement – nous défie à la prière et nous dit : ‘Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai’ » (Jn 14,6-14)

                Pour le pape, cette affirmation est « très forte » : il s’agit d’avoir « le courage de la prière », « le courage d’aller à Jésus et de lui demander : ‘Tu as dit ceci, fais-le ! Fais que la foi progresse, que l’évangélisation se répande, fais que ce problème que j’ai soit résolu…’ ».

Le pape a invité à un examen de conscience : « Avons-nous ce courage dans la prière ? Ou bien prions-nous un petit peu, en dépensant [juste] un peu de temps dans la prière ? ».

 

                Le courage de témoigner

                Le courage du chrétien, c’est aussi celui de « transmettre la foi » : « Nous tous, chrétiens qui avons reçu la foi, devons la transmettre », la « proclamer par notre vie, par notre parole », a poursuivi le pape.

                Qu’est-ce que cette foi à transmettre ? C’est la « foi en Jésus ressuscité, en Jésus qui a pardonné nos péchés par sa mort et nous a réconciliés avec le Père », a expliqué le pape, critiquant ceux qui « dans l’histoire de l’Eglise, ont voulu estomper cette certitude forte en parlant d’une résurrection spirituelle. Non, Christ est vivant ! ».

                Le pape a donc exhorté les chrétiens à « avoir le courage d’annoncer sa résurrection, la Bonne Nouvelle » : « Christ est vivant » et il est « aussi vivant parmi nous ! »

                Ce courage du témoignage est parfois « simple », a fait observer le pape en s’inspirant de l’exemple de sa grand-mère : « Lorsque j’étais enfant, ma grand-mère nous emmenait à la Procession aux flambeaux, chaque Vendredi Saint. A la fin de la procession, arrivait le Christ étendu et ma grand-mère nous faisait nous agenouiller et nous disait : ‘Regardez, il est mort, mais demain il sera ressuscité !’. [Ma] foi est entrée ainsi : la foi dans le Christ mort et ressuscité ».

                Lors du dimanche des Rameaux déjà, le pape avait cité sa grand-mère, au cours de la messe, sur la place Saint-Pierre.

               

                En faveur des autres

                Ce « courage » du chrétien a un enjeu « en faveur des autres, en faveur de l’Eglise » : c’est l’attitude d’Abraham et de Moïse, qui ont eu « le courage de “négocier avec le Seigneur” », a rappelé le pape.

                Au contraire, « quand l’Eglise perd le courage, une atmosphère de tiédeur entre dans l’Eglise », a ajouté le pape, pour qui « les tièdes, les chrétiens tièdes, sans courage » représentent « ce qui fait tant de mal à l’Eglise ».

                En effet, « la tiédeur replie sur [soi-même] et les vrais problèmes commencent ; nous n’avons plus d’horizons, plus de courage, ni le courage de la prière vers le ciel, ni le courage d’annoncer l’Evangile ».

                Dans cette tiédeur, un autre courage, qui n’en a que le nom, vient prendre place : « le courage de nous mêler des petites choses, de nos jalousies, de nos envies, du carriérisme, d’avancer égoïstement… mais ceci ne fait pas du bien à l’Eglise ».

                « L’Eglise doit être courageuse ! », a insisté le pape, souhaitant « que le Seigneur nous donne à tous la grâce du courage » et de la « persévérance » dans la prière.

                Au terme de la célébration, le pape a salué les gardes suisses présents, les remerciant pour leur « beau témoignage de fidélité à l’Eglise » et « d’amour pour le pape ».

Posté le 04 mai 2013 par Annonces


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